IL ÉTAIT PRÈS DE HUIT HEURES QUAND LE BATEAU ARRIVA EXFI.N A RUITZ
longtemps, mais cette fois, il me sembla qu'il partait trop tôt, tant je goûtais la tranquillité de cette halte exempte de périls.
Le nombre des passagers de la plateforme réservée ne s'était pas augmenté.
J'étais toujours seul, n'ayant comme compagnon que le peu loquace capitaine, qui, aux rares questions que j'essayais de lui poser, répondait, sans me regar-
terminus. Tepuis longtemps, des chantiers de bois, des usines annonçaient l'approche de la grande ville. Puis, ce fut la glissade lente, presque solennelle, entre deux quais anciens, bordés de parapets de pierre. Le bateau se mit à mugir. Une cloche lui répondit, sur la rive, pour appeler les déchargeurs. Notre petit vapeur prenait tout de suite une importance, et Sivait l'air de quelqu'un...