SCENE XVII
(Entrant par le fond au moment oà ils sortent par la gauche ; il a les traits bouleversés et se jette tout essoufflé sur une chaise.)
Impossible de mettre la main dessus ; au moment où, croyant lui avoir vu francliir la porte du bal , Je m'élançais comme un cerf. . . volant sur ses traces... un monsieur me demande mon billet... C'est juste, réponds-Je ... je lui glisse une papillote, et je m'élance de nouveau. . . Mais le monsieur se défle. . . saisit sa canne et croise .... yette . . . sur moi .... La colère me transporte... Je me mets en défense... (Montrant son fer à papillottes.) Nous croisons le fer. . . il saisit le mien , le lâche ! le lâche aussitôt en criant : au feu. . . Les pompiers accourent, et je profite de cet incident pour lui brûler... la politesse... Voilà l'issue de ce combat... singulier... Le gaillard saura de quel bois , nous autres coiffeurs. . . (Riant d'un air de triomphe.) Ah '. ah ! malheureusement , ça n'empêche pas mon costume d'être flambé... (Regardant.) Et la camargo , partie avec son mari... Quelle luronne!... C'est heureux que ma femme n'ait pas vu ça. . . Non pas qu'elle se permettrait. . . d'imiter... Cher ange! Oh I Dieu ! . . . quelle candeur ! quelle ingénuité ! . . . Elle dort toujours. . . Peut-être, en ce moment, elle rêve de moi .