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de malheur. S'il regarde encore une fois comme cela, il faudra le tuer. — L’ex-Tch'énn se le tint pour dit, et n'ouvrit plus les yeux. Il exhala, en vagissements inarticulés, le chagrin qui remplissait son cœur. On le porta, on l'allaita, et le reste. Ce régime abrutissant fit son œuvre. Peu à peu ses souvenirs perdirent de leur vivacité, et il se résigna, mais sans arriver à oublier tout à fait. — Son nouveau pére était marchand de soieries, qu'il allait acheter au Kiäng-sou. Un jour il donna à sa femme un coupon de soie, en lui disant qu'il avait une grande valeur. La femme le serra dans la malle des objets précieux, au chevet de son lit. L'enfant, âgé alors de six ans, le dénicha. Prends garde de le gâter, lui dit la mére; ton père a dit que cela coûte cher. — (Ça, dit l’enfant, c'est du tissu de P'du-yuan, dernière qualité. — La femme dit la chose à son mari. C'était vrai. — Très surpris, le mari questionna l'enfant, qui raconta toute son histoire. Je suis venu ici, de tel endroit, dit-il. Voici les noms de mes parents. J'ai laissé un fils qui doit avoir maintenant vingt et quelques années. Quand vous retournerez au Kiäng-nan, il vous sera facile de vérifier mes paroles. — L'année suivante le marchand de soie trouva en effet à Yäng-tcheou le fils indiqué, qui revint avec lui à Hién-yang pour voir son père. Ce fut un curieux spectacle de voir en présence le fils barbu et son père bébé. Mais, pas de doute possible.
L'eufant indiqua à son ancien fils, les débiteurs qui lui devaient encore, un placement de trois cents taëls fait jadis
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