‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 120 sur 231 · PRE ) HAE HE · texte numérisé non relu

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à longue échéance, etc. Quand ils du.

rent se quitter, tous deux pleurèrent Le fils recouvra toutes les sommes in:

diquées. — Dix ans plus tard, redeven un homme fait dans sa nouvelle famili l'ex-Tch'énn fit un voyage au ia nan, pour le commerce de son nouves pére. Il visita son ancien domicile. Sal fils était mort, laissant un petit garçon La veuve du Tch'enn vivait encor dans la pauvreté, chargée de ce petit fils. Le Tch'enn dit de bonnes parok à son ancienne épouse, et lui donn trois cents taëls. Il fit aussi des libation devant la tombe où reposait son ancia corps.

Réincarnation, sans jugement ni purgatoire. —U jeune cavalier, un satellite infernal. 一 Souliers et à ments, ceux qu’on prépare pour les morts. 一 Réino® nation dans le fœtus à terme, au moment de l'accoucbe ment, pas avant. Comparez numéro 6. — Enfants 4 malheur, âmes réincarnées pour exercer ane vengeance. - Mémoire conservée, parce que l'âme ne passa pas pra enfers, où la mémoire est détruite, avant la sortie, par bouillon spécial, que l'âme doit avaler de gré ou de fur Voyez Morale et Usages, seconde édition, page 351.

Un soir, un certain Kôéu demand l'hospitalité pour la nuit, dans u vieille pagode du faubourg occid de Tch'ang-tcheou (Kiäng-sou). - Soit, lui dit le bonze, si vous vouk bien garder la pagode, car je devn sortir cette nuit, avec mes disciple pour la mise en bière d’un défunt. - Bien volontiers, dit le Kôéu. 一 Quan le bouze fut sorti avec ses disciples, | Kôu ferma la porte à l’intérieur, “

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la lampe, et se coucha pour dormir.

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miouit, quelqu'un frappa violemment à la porte, demandant à grands cris qu'on lui ouvrit — Qui êtes-vous?

demanda le Kôu. — Je suis ton ami Chënn-tinglan, répondit le visiteur nocturne. — Le Kôu eut peur, car son ami Chënn-tinglan était mort dix ans auparavant. — Ne crains rien, dit la voix.

Je viens te confier quelque chose. Si je te voulais du mal, j'entrerais sans que tu m'ouvres, étant un koëi. Je t'ai prié d'ouvrir, pour ne pas t'effrayer par mon entrée soudaine. — Le Kôu ouvrit donc la porte. Quelqu'un entra, fit quelques pas, et tomba dans le vestibule. 一 Epouvanté, le Kôu allait chercher une lampe. Attends un instant, lui dit l’individu étendu à terre. Je ne suis pas ton ami Chénn-tinglan. Je me suis fait passer pour lui, pour te décider à m'ouvrir. Je suis le défunt qu'on met en bière celte nuit. J’ai été empoisonné par mon épouse adultère. Je suis venu pour te confier le soin de me venger. 一 Je ne suis pas mandarin, dit le Kôu; comment te vengerais-je? — Avertis seulement le mandarin de venir inspecter mon cadavre. Les traces du crime sont visibles. — Et où est ton cadavre? demanda le Kôu. — Ici, dit la voix. Cherche la lampe maintenant.

Dés que tu m'éclaireras, je perdrai l'usage de la parole. Mais, aussi. bien, je n'ai plus rien à te dire; tu sais tout. — À ce moment, on frappa de nouveau à la porte. Le bonze et ses disciples rentraient, très émus de ce qui venait de leur arriver. Tandis qu'ils récitaient les prières de la mise en bière, le cadavre était soudain devenu

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