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dix stades dans une obscurité complète dit-il. — Un jour le disciple s’étan permis des familiarilés avec la concu:
bine du maître, celui-ci lui ordonn:
d'aller nourrir les porcs. Dès qu’il fu entré dans la porcherie, le disciple de vint lui-même un porc. Le maître fi aussitôt appeler un boucher, auquel i vendit le pore. Le boucher le tua, dépeça, et vendit la viande, sans qu personne s’aperçût de rien. |
Voyez Introduction XVIH.
A Î-choei (Chän-tong) un certain Ma vivait avec sa femme née Wang, Les deux époux s’aimaient tendrement.
Le Mà mourut jeune. Les parents dé la jeune veuve, la pressèrent de se re:
marier. Même sa belle-mère, la voyant encore si jeune, luï dit: Votre résolu:
tion de garder la viduité, est tré:
louable, il est vrai. Mais songez que n'ayant pas de fils, vous resterez un Bien d’autres, qui avaient commencé par des propos trè:
nobles, ont fini par des actes fort honteux. Mieux vaudrait vous remarier, el suivre la voie commune. — La jeune veuve jura qu'elle ne se remarierail pas. — On finit par la laisser tranquille. — Alors elle fit modeler en argile, uve image de feu son mari, qu'elle plaça dans sa chambre. A chaque repas.
elle servit cette image, comme elle servait jadis son mari, de son vivant. — Un soir, comme elle allait se mettre au
jour sans appui.
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lit, elle vit soudain l’image d'argile bâiller, s’élirer, descendre de son socle, et devenir en tout pareille à son défunt mari. — Epouvantée, la jeune femme allait appe'er sa belle-mère. Le koëi Parrkta et lui dit: Tais-toi ! Je l'aime tant! La vie aux enfers est si triste!
C'est pour une faute commise par mon père, que je suis mort sans postérité.
Ta fidélité conjugale a touché le juge des enfers. 11 m'a renvoyé, pour te donner un fils — La jeune veuve pleura de joie. — Ils s’aimèrent comme jadis.
Le mari partait au chant du coq, pour revenir la nuit suivante. — Au bout d’un mois, la jeune femme se trouva enceinte. Ma mission est terminée, dit alors le mari en pleurant. 1 faut nous séparer, et cette fois pour toujours. 一 Avec le temps, la grossesse de la jeune veuve devenant apparente, elle dut raconter son histoire à sa belle-mère.
Celle-ci n'y crut pas trop. Cependant, elle avait si bien gardé sa bru! Enfin, elle resta dans le doute. — Au terme de sa grossesse, la veuve accoucha d’un fils. Les villageois rirent. Un ancien qui avait des griefs contre les Mà, accusa la veuve d’inconduite. Le mandarin la cita. — Aucun témoin n'ayant pu affirmer rien de précis, le mandarin dit: Je vais trancher cette question d'après les règles. Les koëi ne projettent aucune ombre, leurs enfants ne projettent qu'une pénombre; qu'on expose l'enfant au soleil!.. Le corps de l'enfant n'’intercepta pas la lumière, pas plus que n'aurait fait une fumée légère. — Faisons une autre expérience, dit le mandarin. Les images des
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. parents boivent le sang de leurs enfants les autres images le repoussent. Qu'ol
. pique le doigt de l'enfant pour le fair saigner! Qu'on frotte de son san l'image d'argile, et une autre! La satelliles exécutérent cet ordre. L'imag d'argile bul le sang, l’autre ne l'absord pas. — Allez en paix, dit le juge àk veuve. — En grandissänt, le fils & koei devint de lout point tellemei semblable au feu Ma, que les plus ml lintenlionnés durent renoncer à leur soupçons.