‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 167 sur 231 · RE 2 48 PI CP ME SN · texte numérisé non relu

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qui s'ouvril quoiqu'elle fûl-verrouillée, et s’'approcha du lit Madame Tchôu dormait, couchée sur le côté, la tête appuyée sur un traversin. — Parfait, dit le juge au mari, veuillez fixer sa tête... Et, avec un couteau qu'il tira de sa botte, le juge trancha le cou de Mi:dame, comme on tranche le pédoncule d’une pastèque, Puis vite il lui mit la tèle qu'il avail apportée, à la place de la sienne. L'adhérence fut instantanée.

Ensevelissez la tête coupée, dans un endroit déceul, dit le juge au Tchôu; el il s’en alla. 一 Cependant Madanic Tchôu s'étant révei'lée, se sentit le cou comme eugourdi, et le visage couvert comme de croûles. Elle appela sa sérvante, qui apporta de la lumière. Madame avait le visage harbouillé de sang, et un filet rouge autour du cou. De plus, quand on lui eut présenté un miroir, elle ne reconuul pas sa tôle. Elle fit appeler son mari, qui lui expliqua le mystère. — Disons maintenant où le juge s'était procuré cette belle tête.

Le censeur Où avail une fille fort bien faite. Deux fois fiancée, ses deux fiaucés étaient morts avant le mariage.

Devenue difficile à marier, elle était encore dans la maison paleruelle à l’âge de 19 ans. Le premier de l’an, étant allée au temple des dix rois des enfers où il y avait foule, elle donna dans l'œil à quelques garnements, qui s'introduisirent dans sa chambre, par escalade, durant la nuit. Comme elle résistait, ils la décapilérent. Quand les Où, réveillés par le bruit, eurent constaté l'assassinat, ce fut chez eux, durant toute la nuit, un beau vacarme. Le

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