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Voyez Introduction IX. — L'haleine st la bave des mofts tuent. — En Chine, loute veuve jeune encore et pauvre, cherche à se remarier. Si la veuve du défunt s'était remariée, ga Yieille mère rerait restée sans ressources. De là sa sollicitude, filiale plutôt que conjugale,
À Hoäi-nan (Kiäng:sou), un certain Li et sa femme vivaient dans la meil。 leure futelligence. Le mari n'avait pas quarante ans, quand il mourut. Aprés qu'on l’eut mis en bière, sa veuve in»
consolable be permit pas de clouer le cercucil Matin ct soir, quand elle avait tiuf de pleurer devant le cercueil selon l'usage, elle soulcvait le couvercle et contemplait le cadavre de son mari. 一 La croyance populaire à Hoëi-nan étant que, la septième nuit après la mort, le satellfle infernal ramène l'âme, person:
ne ne voulut rester dans la maison imortuaire cette nuit-là. La veuve mit ses enfants en sûreté dans une autre chambre, et veilla près du cercueil, assise derrière le rideau de l'alcôve.
Vers minuit, un souffle glacial remplit l'appartement, et la lumière des lampes devint blafarde. Bientôt entra, par la fenêtre, un grand diable haut de plus d'une toise, aux cheveux roux, aux yeux ronds. Il tenait d’une main une fourche en fer, et de l’autre une corde par laquelle il tratuait l'âme du mail défunt. Dès qu'il eut vu les mets disposés sur la crédencc devant le cercueil, il déposa sa fourche, lâcha la corde, Sassit et se mit à manger et à boire goulûment. Cependant le mari -palpait
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