‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 18 sur 231 · DAT · texte numérisé non relu

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en pleurant l'ameublement de son ancienne chambre, puis, s'étant approché de l'alcôve, il entr’ouvrit les rideaux.

Sa femme tout en larmes le saisit-à bras le corps. Il était froid comme glace.

Vile elle le roula dans une couverture, pour le cacher au diable roux. Celui-ci ayant fini de inanger et de boire, se mit en devoir de chercher son caplif.

La femme appela à grands cris ses enfants, qui accoururent dans la chambre. Le diable roux s'éloigna tout décontenancé, oubliant même sa fourche. Alors la femme, aidée de ses enfants, introduisit dans le cercueil la couverture dans laquelle elle avait roulé l'âme de son mari. Bientôt le cadavre commença à respirer. Alors la femme el les enfants le lirérent du cercueil, le déposérent sur le lit, lui ingurgitérent de l’eau de riz. Quand l'aube blauchil, le défunt revint à Ia vie et reprit ses sens. — On examina la fourche oubliée par le diable roux. C'était une

de ces fourchettes, sur lesquelles on

brûle le papier-monnaie offert aux morts. — Mari el femme vécurent encore ensemble durant plus de vingt ans.

La femme avait près de soixante ans, quand elle alla un jour faire sa prière au temple du génie de la ville. Soudain elle vil deux archers, qui amenaient un diable chargé d'une cangue. C'était son diable roux. Il la reconnut et lui dit: Ma gourmandise a fait que tu as pu jadis Le jouer de moi. Voilà vingt ans que je porte la cangue pour cette faute. Maïs aujourd’hui le jour est venu pour moi de compler avec toi. — La femme retourna à son logis.

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