‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 198 sur 231 · LA C · texte numérisé non relu

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excellent homme, qu'il n'avait d'inimitié contre personne, qu'il traitait ‘très bien leurs enfants, qu’on ne l'avait jamais vu ni exalté ni fou. Ils conclurent que ce drame ne pouvait être que le solde d'une dette de sang contractée au cours dexistences antérieures. Ils prièrent le mandarin de faire panser le maitre, et de remettre toule procédure jusqu'après Sa guérison. — Ce fait arriva au cinquième mois de l’an 1756. Le sous-préfet de Ts'ing-yang le porta à la connaissance du vice-roi Yinn. Le maitre Kiäng-ya étant mort en prison quinze jours plus tard, des suites de sa blessure, on n'en apprit jamais plus long.

Manie hallucinatoire avec impulsions homicides. — C'est par les dettes préexistantes, que s'expliquent toutes les fatalilés. | :

L'histoire suivante est arrivée en 1741, à Joëèi-tch'eng-hien (Chän-si). Il y avait là un temple, dédié aux trois héros Koän-u, Tchäng-fei et Liôu-pei.

Toute l’année, il était fermé à clef, parce que, disait-on, il s’y passait des choses extraordinaires. On n’ouvrait la porte, qu'une fois au printemps, et une fois en automne, pour les sacrifices.

Même le bonze chargé du temple, n'aurait pas osé y passer la nuit, — Un soir un homme du Ghàn-si passa par là, avec un troupeau de près de mille moutons. Il demanda qu'on lui permit de passer la nuit dans le temple. — Il est. dangereusement hanté, lui disent

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les gens. — Je n'ai pas peur, dit le marchand. — On lui donna la clef, 一 Il abrita ses moutons sous les vérandas.

puis se coucha dans le temple, un peu inquiet tout de même, aussi garda-t-il son graud fouet, et laïissa-t-il sa chandelle allumée. Vers minuit, il entendil du bruit, sous le socle des statues.

Soudain un grand gaillard, haut de huit pieds, parut sortir de terre à cel endroit. Ses yeux noirs caves lançaient des éclairs. Son corps élait couvert, non d'habits, mais d'une sorte de toison

verdätre. Il regarda d'abord le mar-

chaud d'un air féroce, puis souffla vers lui, puis chercha à le saisir avec ses griffes acérées. — Le marchand le cingla à grauds coups de fouet. — Le monstre parut ne rien senlir, et coupa la lanière d'un coup de dent. 一 Epouvanté, le marchand se précipita dehors, et grimpa au plus haut d'un grand

- arbre, qui se dressait dans la cour. Le

monstre lui dardait des regards terribles, mais il ne put pas grimper à l'arbre. — Au pelil jour, des gens pas sérent. Le monstre disparut. Le marchand, plus mort que vif, descendit el raconta son histoire. — On examina le socle des statues. Certains crurent remarquer qu'une vapeur noirâtre s'échappait des joinLures des pierres. 一 Le sous-préfet de Joëèi-tch'eng-hien averti, ordonna de démolir le socle.

On creusa ensuite l'emplacement. À uue toise de profondeur, on trouva ul cercueil, contenant un grand corps mouifié. Les vêtements avaient disparu, et la momie étail couverte d'une couche de moisissure verte simulant une

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