‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 200 sur 231 · UE · texte numérisé non relu

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Ja ville? 一 Ces génies, dit Li-paini

. faites à domicile. Les offre qui ve

offrandes aux chénn, pour un malade.

Le lendemain, quand Wâng-tchour chan fut redescendu sur le plateau, Hoa lui demanda: Vous avez diné | chez Ts'ién-joulinn? — Oui, dit | prit, et j'ai été fort bien traité. — M dit le Hoa le Ts'ién n’a invité que chénn de l'espèce des génies locat comment un esprit aussi distingué vous, s'est-il mis à table avec de paré convives? 一 Acculé, l'esprit dit: ne suis pas le docteur Wäng-tchor chan. Je suis le Chantonais Li-paini jadis marchand de coton, mort ici dés une de mes tournées, durant la péri K'äng-hi. Mon âme n'ayant pas été , conduite au pays, je loge, depuis le dans le pagodin du pont d de ce vill Nous sommes là treize âmes aband nées. N’étant coupables d’aucun cri nous ne sommes pas liées, ni confiné Quand quelqu'un dans le village des offrandes, c'est nous qui les dég tons. 一 Mais, demanda le Ho, ment pouvez-vous vous approprier qui est offert aux Génies du lieu où

ne vont pas à domicile. js consomn ce qu'on leur offre dans leurs temp Ce qui est offert à domicile, nous vient à nous koëi abandonnés. — E Souverain du ciel permet cela ? dem da le Hoâ. — Le Souverain du ciel, Li-painien, ignore les offrandes pris

Ce qui est offert, revient aux k Pourvu que nous n'extorquions par force, le Souverain du ciel:

laisse faire. Vous avez pu const que, si j'ai bu le thé et le vin que

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m'avez offert, je ne vous ai jamais dérobé ni thé ni vin. — Mais pourquoi vous êtes-vous fait passer pour Wängtchoungchan? demanda le Hoa, 一 Quand vous fltes vos évocations, dit Li-painien, le petit génie protecteur de votre maison ne pouvant pas s'adresser plus haut, nous invita nous, les treize âmes du pont. Les douze autres étant absolument illettrées, n’osérent pas venir. Moï, sachant écrire quelques lettres, je me risquai. Pour me faire bien venir, je m'appelai Wingtchoungchan, nom que j'avais vu au bas de nombreuses inscriptions conservées dans les maisons de ce village. 一 Puisque vous n'êtes ni lié’ni confiné, pourquoi ne retournez-vous pas dans votre pays? demanda le Hoâ. — Parce que je n'ai pas de quoi payer le péage aux chenn des ponts, des bacs et des barrières, dit Li-painien. — Si je vous brûlais cent sapèques de: papier-monnaie, cela suffrait-il? demanda le Hoa. — Merci mile fois, dit Li-painien.

Il en faudrait encore autant pour le chénn du pont, dont j'ai été l'hôte si longtemps, afin que nous nous quittions bons amis. — Le Hoä brûla le papiermonnaie demandé, et co9gedia Lipainien. Instruit par celte mystification, il renonça aussi au spiritisme.

Texte intéressant, et qui se passe de commentaire.

A Hoëi-tcheou-fou ( Nän-hoei), les logements du sous-préfet et du capitaine de place étaient accolés l'un à

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l'autre. Entre deux se trouvait le te 时 pie du.Génie du lieu, dont le mur fond fermait la cour du capitaine, t# dis que la façade donnait dans la co du sous-préfet. Au printemps del 1775, .le mur de fond s'écroula, et temple se trouva en communicatk avec le logis du capitaine. La nüit s@ vante, une vieille femme de service capitaine, tomba soudain comme frag pée d’apoplexie. Quand elle fut rever à elle, on constata qu'elle était bless au pied gauche, et qu'elle parlait dialecte du nord. 一 J'ai faim, cria-telle; donnez-moi à manger. 一 On:

servit — Elle mangea juste le doul de ce qu'elle mangeait à l'ordinaire.

Puis elle dit: Je suis Ha-cheu (n tartare ) concubine du précédent s0% . préfet. La femme en tilre m'ayant m traitée, je me pendis à un pêcher. À moment de la mort, je souhaïitai devet un koëi très méchant, pour pouvoir venger. Hélas, quand je fus mor . j'appris du Génie ‘du lieu, que j'av mérité mon infortune par més. Id passés. ] me défendit toute vengea dans le prétoire, et me confina da son temple, où j'ai terriblement souffle de la faim. Aujourd'hui le mur, s'écroulant, m'a blessée au pied, m j'ai pu sortir de ma prison par derrië Je suis entrée dans ton corps p manger. Si tu me nourris, je ne ferai aucun mal. — Depuis lors, vieille dormit le jour, et mangea dou ration chaque nuit. Elle n'eut auca autre mal. Souvent elle révéla aux ges des secrets qu'elle ne pouvait pas savot naturellement. — Or le capitaine

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