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" moi trois mille pièces de papier-mon-
dans la famille s'était habitué 4 Cèt ét
de choses étrange. — Un jour l'âme di
à son mari: Je veux partir d'ici. En passant et repassant, vous ébranlez el heurtez mon cercueil. Cela me fait mi aux os. Dépéchez-vous de m'ensevelir, pour que mon âme ait la paix. 一 Je n'ai pas encore trouvé de terrain convenable, dit le mari. — Ton. voisin de l'ouest, le marchand de pétards, en a
. un qui me conviendrait beaucoup, dit
l'âme. Il est situé dans une vallée. J l'ai visité. 11 y a des cyprès et des bam bous. Le site est tout à fait à mon goût.
Le Marchand te demandera soixant
taëls, mais il vendra pour trente-six.
Dépêche-toi de faire l'achat. 一 Informations prises, tout ce que le koëi avait dit, se troûva parfaitement exact, Le Keûe acheta le terrain. — A quand les funérailles? demanda l'âme. 一 Donnez-moi le temps d'avertir tous nos parents, dit le Keûe. Et puis, remarquez bienqu'il manquera quelque chose à 70 funérailles. Je n'ai pas encore de fil
que je puisse vous imputer. Alors qui conduira votre deuil? — C'est vrai, dil le koëi. Altendons encore. Votre nouvelle. femme est enceinte, mats son enfant n'a pas encore de sexe. Donuez-
naie. Grâce à cette somme, j'obtiendrai que ‘ce soit un fils, que vous m'attri:
buerez. 一 Le-Keùe paya. 一 En tempt voulu, la dame Li accoucha d’un fils, qui fut depuis le bachelier Keûe-wennlinn. — Trois jours après, l'âme s’empara encore de la nouvelle accouchée. — Vous êtes vraiment dépourvue de cœur, lui dit la vieille dame Tch'énn, mêré
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de son ancien mari, — Pas du tout, dit l'âme. C'est moi qui vous ai procuré cet enfant, qui-doit m'être attribué, et qui me fera les offrandes rituelles. Je tiens donc beaucoup à sa conservation.
Or sa mère étant fort jeune, dort d'un sommeil de plomb. Je crains qu'elle n'étouffe l'enfant, si elle le garde dans son lif. Je vous prie, belle-mère, de ne le lui donner, que quand il devra téter.
Le reste du temps, et surtout la nuit, gardez-le vous-même s'il vous plait.
Ainsi serai-je tranquille. — La bellemére le lui ayant promis, elle se retira. — Un mois après, on fit les funérailles.. Le nouveau-né dut revêlir l'habit de grand deuil en chanvre grossier.
Monsieur Keûe trouvant cela trop dur pour ‘un nourrisson délicat, cherchait des accommodements avec les rits. 一 L'âme accourut, fort en colère. Pas d'accommodements, dit-elle, avec accompagnement d'injures. J'ai été l'épouse en litre, Jé veux que .tout se passe-comme les rits le prescrivent. 一 Il fallut en passer par là. 一 Quand le jour fut venu, l'âme s'empara une dernière fois de la dame Li. Adieu, dit-elle en pleurant. Mon cadavre ét mon âme inférieure vont reposer en paix. Je ne reviendrai donc jamais plus. — De fait, après les funérailles, le koei ne reparut jamais. 一 Jadis, quand elle était encore fille, cette demoiselle Tcheüu avait conclu un pacte, à la vie, à la mort, avec deux amies d'enfance. Ces deux personnes moururent très jeunes. Mademoiselle Tcheôu épousa Monsieur Keüûe.
Une nuit, ses deux amies lui apparu- . rent, dans la ruelle de son lit. Elle le
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dit à Son mari. Celui-ci prit son sab
et fit des passes dans la direction indi quée. Tu les as blessées, dit Madame Mieux eût valu les prier. Elles vont 9 venger sur moi. 一 Elle mourat de fa peu aprés, sans enfants, à l'age 出 vingt-trois ans.
L'épouse en titre première, est enterrée à côté ds l'époux. Si elle n'a pas eu de fils, un garçon de l'éposst qui lui a succédé, ou d’une concubine, ou un adopté, Id est attribué. Vivant, il lui fera les offrandes, comme is vraie mère. Mort, il sera enseveli à ses pieds.
Au Tchée-kiang le policier M# kisien, attaché au département des sx:
lines, avait amassé une somme d'argent I] acheta une petite charge pour soi fils Mà-hoantchang. Celui-ci n'eu bientôt plus besoin d'être aidé. Trë habile, il devint bientôt très riche. - Sur le tard, Mà-kisien épousa une jeunt concubine, qu'il aima beaucoüp. Il ré solut de lui laisser son héritage, al lieu de le transmettre à son file. Il l'& vertit de sa résolution, en ces er Si tu me sers fidèlement jusqu'au bo de mes années, je te léguerai m bien. — Six ans plus tard, Mà-kisi étant tombé malade, appela son fils & lui dit: Cette femme m'a servi avec plus grand dévouement. Mon désir g que tu lui donnes le bien que je laisse:
rai à ma mort. Tu n’en as pas besoin. - À peine Mä-kisien eut-il expiré, qu son fils conçut le mauvais dessein d spolier la concubine. Le mari de sl
tante, monsieur Oû, alors préfet kh Ts'uâpn-tcheou, était un homme capalk