‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 209 sur 231 · PA LU SEE SA KES + RTS DE RO MUR RS RS INR ER HIT · texte numérisé non relu

PA LU SEE SA KES + RTS DE RO MUR RS RS INR ER HIT

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fut affichée le jour qui lui avait été révélé en rêve. Le lendemain il recevait, à la préfecture Yâng-tcheou-fou, la nouvelle que sa femme venait de mourir subitement. Il ne put rentrer chez lui, qu'après les formalités de la réception officielle des bacheliers, le quatorzième jour après la mort de sa femme. Or le peuple de la sous-préfecture de T'oûng-tcheou, croit que la nuit qui termine la deuxième période de sept jours, est celle où l’âme revient (comparez page 33, ailleurs la septième puit). Kiäng-ilina veilla donc près du cercueil, dans l'espoir de revoir sa femme. Vers minuit, il entendit on léger bruissement dans un coin de l'appartement. Sa femme apparut, et souffla la lampe qui brûlait devant le cercueil. Ilinp ne bougea pas, de peur de l'effrayer. Elle approcha du lit, entr’ouvrit les rideaux, et demanda:

Es-tu revenu? Il l’embrassa en pleurant. Quand les deux époux se furent raconté ce qui leur était arrivé - depuis leur séparation, ils se mirent au lit, comme jadis. 一 Est-H vrai, demanda Ilinn, que les morts sont cités par un satellite infernal, puis gardés jusqu'au retour, et enfin emmenés par lui? — Cela est vrai des âmes coupables, dit sa femme: celles-là sont tenues captives. Comme j ai été trouvée sans faute, et les juges infernaux ayant constaté que le temps de notre union a élé écourté, j'ai reçu la permission de revenir seule. — Pour celte nuit seulement? demanda Ilinn. — Non, dit sa femme ; chaque nuit, jusqu'à solution de notre lien. De plus, je te suis repromise,

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pour une seconde existence. — ce moment, un coup de vent ébra la fenêtre. Tiens-moi! tiens-moi!

la femme effrayée. Les koëi sont légers,que le moindre souffle lesempo au loin, irrésisliblement. 一 Au cha du coq elle prit congé, puis revint c que nuit. Elle vaquait à sa toilette, faisait divers travaux pour son m comme de son vivant. — Cela du deux mois. Enfin, une nuit, elle dit gémissant : Maintenant notre union

à bout. Dans dix-sept ans, je te se de nouveau rendue. — Elle partit, ne revint plus. — Le bachelier Kiä étant un beau jeune homme, il manqua pas d’entremetteurs pour | proposer les meilleurs partis. 1] refu obstinément toutes les offres, bis résolu à n'épouser que sa Tepron 二 Je me remarierai, disait-il, quand vo m'aurez retrouvé mon ancienne femme Enfin tous les entremetteurs y reno cérent. — La dix-septième année puis son veuvage, une jonque revenaf du Chän-tong aborda à Lù-seu-tch'asg Elle portait un ménage chantonaïis, pim mère et fille. Le père était un bon maïs pauvre lettré. Son frère l'avait aidé& élever sa fille, puis avait voulu la mari à un bon parti. La fille avait ref obstinément, déclarant qu'elle étai deslinée à un certain Kiäng-ilinn d Kiäng-sou. Ses parents s'élaient don embarqués avec elle, pour chercher t futur. — Averti, Kiäng-ilion demand au père une entrevue avec sa fille, dant laquelle il reconnut aussitôt son ancietne épouse. Elle était renée dix-sep ans auparavant, deux mois, jour po#

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jour, après sa précédente mort, le jour où elle avait pris définitivement congé de son mari. Kiäng-ilinn l’épousa au plus tôt, comme bien on pense, et ils furent très heureux ensemble. Dix-sept ans plus tard, lui et elle tombérent malades, et moururent presque en même temps.

Destin, métempsycose, incohérences; voyez latroduction VI et VII.

Un certain Tchôu de Häng-tcheou (Tchée-kiang) vivait du pillage des sépultures. Avec six ou sept compagnons, il sortait par les nuits très noires. Les tombes étaient ouvertes à la pioche. — Comme elle ramassait plus d’os que d'or et d'argent, la bande recourut aux évocations spirites, pour se faire indiquer les bons endroits. Un joùr le génie Yäowang descendit sur leur autel et écrivit: Si vous continuez ce métier, pire que celui des brigands, vous aurez tous la tête coupée. — Trés effrayés, nos pillards restèrent tranquilles durant plus d'un an. Enfin, n'ayant plus de quoi vivre, ils recommencèrent à consulter les esprits. — Un esprit descendu sur leur plateau, se donna pour le chêna du lac Si-hou. Près de la stupa Pao-chou-t'a, écrivit-il, vous trouverez un puits en pierres de taille. 1 donne accès au tombeau d'un grand personnage. La tombe contient un grand trésor. — La nuit suivante, le Tchôu et ses compagnons reprirent leurs pioches.

D'abord ils ne trouvèrent pas le puits.

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Alors une voix se fit entendre, qui | dit: Sous les saules, à l’ouest de la gode. — A l'endroit indiqué, ils tr vérent de fait l’orifice d’un puits co blé, qu'ils se mirent à déblayer.

quatre pieds de profondeur envi is découvrirent une dalle énorme.

la débarrassérent, mais leurs forces unies ne suffirent pas pour la souk ver. — Ils se souvinrent alors qu'& bonze de la bonzerie Tsfng-seu po dait une formule, au moyen de laqu il pouvait soulever les poids les lourds. Ils le prièrent de venir les ak der, et lui promirent sa part du buli Le bonze, qui était un gredin, a ta. 一 1l récita sa formule, une centai de fois de suite, devant la dalle. So dain la tombe s’entr'ouvrit. Il en S0 un bras noir, long d'une toise, qui sai le bonze et le tira dans le tombeau.

le vampire le déchira en lambeau qu'il dévora, ne rejetant que les rongés. 一 Le Tchôu et ses compagn n'attendirent pas leur tour. Ils s’enfu rent dans toutes Les directions. 一 lendemain, la tombe était refermée. Un bonze de la pagode Tsing-seu manquait.

Comme il ne revenait pas, le mandarin fut averti de sa disparition. On sut qu le Tchôu l'avait invité. Celui-ci fut 六 rêté. Sa maison fut pillée par les satellites. H se pendit en prison, pour échapper au glaive.

Malfaiteurs envoyés à leur perle par les ché Voyez numéro 89.

On raconte qu'un préfet de Nas

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yang-fou (Heñe-nan) sous la dynastie Miag, étant mort en charge, son âme pe s'en aperçut pas. Elle resta dans je prétoire, et continua à monter au tribunal préfectoral chaque nuit, en grand costume, à l'heure où le préfet défunt avait accoutumé de siéger jadis. — Durant la période Yoùng-tcheng ( 1723- 1785) de la dynastie Ts'ing, un Monsieur K'iâo fut fait préfet de Nän-yangfou. Les employés du prétoire le mirent au courant. Est-il obstiné, ce vieux, dit-il en riant. C’est un. peu fort, tout de même, qu'il n'arrive pas à se persuader qu'il n’est plus. Je vais le lui démontrer. — La nuit suivante, avant l'heure ordinaire de Fapparition, Île préfet K'iâo monta au tribunal préfectoral, en grand costume de la dynastie nouvelle, et s’assit sur son siège. 一 A l'heure ordinaire, l’ancien préfet parut, en grand costume de la dynastie déchue. Comme il approchaît du siège, il s’aperçut qu'il était occupé. Il s'arrêta, hésita, poussa un profond soupir et disparut. On ne le revit jamais plus.

Voyez Introduction VI st XII.

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Durant: la période K'äng-hi (1662- 1722), un certain Yang-k'ioungfang de Kiû-joung-hien (Kiäng-sou), concourait pour la licence à Nankin. 11 avait composé, et pas trop bien réussi. Aussi était-il assez inquiet, et craignait-il un échec. — La nuit suivante, il réva qu'il entrait dans le temple du Génie de la

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