‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 215 sur 231 · RIRES NS ANN | RER · texte numérisé non relu

RIRES NS ANN | RER

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durant une journée entière. Ensuile fut affiché avec solennilé le ban du Supérieur contre les esprits malins, et son invocation à tous les bons génies. 一 À ce moment, tous les habitants de l'hôtel, poussés par la curiosité, vinrent pour voir comment on prendrait les yäo-koai. — D'abord les plus jeunes parmi les tâo-cheu,. saisissant les drapeaux, occupèrent les cinq points eardinaux. Trois cérémoniaires se rangerent près du Supérieur. L'un brandissait l'épée magique, l'autre la verge en branches de pêcher, le troisième jétait l'eau lustrale, tandis que le Supérieur marmottait les formules de l'exorcisme.

Guidés par le maître de la maison, ces quatre officiants parcoururent tous les appartements, cabinets et recoins, chassant les yäo-koai dans la cour, où les porte-drapeaux, d'abord groupés, se défilaient en ligne, pour les cerner.

L'épée magique tournoyait, la verge foueltait l'espace, le cercle se rétrécissait. Apportez la bouteille, commanda le Supérieur. Après avoir fait le geste d'y introduire quelque chose, il la boucha, la scella, et ordonna aux taocheu de la porter au caveau, sous la tour de leur couvent. Puis il dit à Kiàchee: C'est fini. Ils sont pris. Désormais vous serez tranquille. 一 Kià-chee se prosterna, remercia et pava. 一 Cependant, parmi les spectateurs, les jeunes étaient plulôt portés à rire. On n’a rien vu, en somme, disaient-ils. Après une pareille mise en scène, ce dénouement est par trop insignifiant. Ont-ils vraimeut pris les yäo-koai ? — Taisez-vous, gamins, dit Kià-tchenn. Les yäo-koai | 50

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