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que, par amilié pour imoi, il trouvera moyen de vous renvoyer sur la terre, — T'âi-tsoung prit la lettre, la glissa dans sa manche, et expira.
U lui sembla qu'il sortait du palais, dans l'appareil des grandes chasses.
Puis, en pleine Campagne, Son train
* s'évanouil soudain, Il crrail seul, à
pied, dans les hautes herbes, et commençait à s'inquiéter, quand uue voix lui cria: Venez par ici! — T'äi-tsoung approcha. Un homme agenouillé au bord du chemiu, lui demauda pardon de l'avoir fail attendre. 一 Qui 6lesvous? demauda l’empereur. — Je suis envoyé par le juge du premier tribunal, dit l'inconnu, pour vous citer, à cause du dragon auquel vous aviez bromis la vie sauve, el qui a été exécuté. — Comment vous appelez-vous? demanda T'âi-tsoung. 一 Je fus sur la terre, dit l’autre, Ts’oëi-kue, servileur de votre père. Maintenant je suis altaché aux tribunaux inferuaux. 一 J'ai une lettre pour vous, dit T’âi-tsoung tout rassuré ; une lettre de votre ami Wéi-tcheng.… et il tira la lettre de sa manche. 一 Ts'oëi-kue l'ouvrit et la lut. Après les formules et les compliments convenables, Wéi-tcheng priait Ts'oëi-kue, au non de leur ancienne amilié, de vouloir bien faire son possible en faveur de son maîlre l’empereur T'âi-tsoung, et de le renvoyer sur la terre, après explications données. — Soyez tranquille, dit Ts'oëi-kue, très sympathique. Je sais que c'est Wéi-tcheng qui a occis ce dragon, et pour cause. Je crois pouvoir vous promellre dès maintenant, que vous relourncrez sur la
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terre. — 人 ce moment, parut une troupé'de jeunes gens, vêlus de noir, avec des bannières. Ils dirent à T'âitsoung: Venez voir Yén-wang, qui vous invite. — On arriva à une grande ville, ville des morts, d'après-les sept lettres dorées écrites en travers au haut de la porte. T'âi-tsoung fut introduit, ban-
‘nières déployées. Dans la rue, il fut
arrêté par son père Li-yuan (délrôné par lui), et ses deux frères Kién-tch'eng et Yuân-ki ( assassinés par lui). Il fallut que Ts'oëi-kue appelât à l'aide un Koëi noir aux longues dents, pour leur faire lâcher prise. — Enfin on arriva à un grand palais, composé de dix prétoires.
Les dix juges infernaux sorlirent à sa rencontre, et lui cédérent le pas à l'entrée de la grande salle. T'âi-tsoung s'excusa.
J'ai élé cité pour rendre compte ; comment prendrais-je Île pas sur mes juges? dit-il... Mais les juges firent tant d'instances, qu'il dut passer devant, et s'asseoir à la place d'honneur. Puis le juge du premier tribunal s'étant levé, le salua et lui dit: C’est le dragon de la rivière King, qui a porté plainte contre vous. [1 prétend que vous l'avez fait tuer, contre la parole donnée. — Voici ce qui en est, répondit T'âi-tsoung.
Quand je lui ai promis la vie sauve,
j'ignorais que le Ciel l'avait condamné.
De plus, mon ministre Wèi-tcheng l'a décapité, sans que j'en susse rien. Je ne puis donc pas, en justice, êlre tenu pour responsable de sa mort. — Nous nous en doutions bien, dirent les dix juges; aussi avons-nous déjà fourré le dragon. dans la roue de la métempsycose. Cependant, à cause du bruit qu'il
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a fait ici, nous avons dû vous citer, pour en avoir le cœur net. Veuillez nous excuser de vous avoir causé ce dérangement. Nous allons voir maintenant ce qui est écrit de vous. Ts'oëikue, apportez le grand livre. 一 Ts'oëikue alla chercher le livre, et l’ouvrit àla page. Quelle ne fut pas sa surprise, quand il constata que 13 années de Tegne seulement, étaient données à T'âitsoung. Îl saisit vile un pinceau, changeale 一 un en — trois (33), puis porta le livre aux juges. — Depuis combien d'années régnez-vous? demandérent ceux-ci à T'âi-tsoung. — Depuis treize ans. — Alors, dirent les juges, vous avez encore vingt années à vivre sur la terre; nous allons vous y renvoyer. — T'âi-tsoung remercia. — Les juges Chargèrent le Ts'oëi, et un certain Tchôu, de le reconduire. Avant de prendre congé, T'âi-tsoung demanda si le deslin voulait aussi du bien aux membres de sa famille. Oui, dirent les juges, à tous, excepté à votre sœur cadetle. — Que pourrais-je bien vous offrir, pour vous prouver ma reconnaissance? demanda T'ai-tsoung. — Nous :
manquons de mélons, dirent les juges. — Je vous en enverrai, dit l’empereur. — Puis on se salua, et T'äitsoung sortit, le Tchôüu guidant sa marche avec le pelit drapeau qui sert à guider les âmes, et le Ts’oëi marchant derrière pour le préserver de toute agression. — Ce n'est pas par ce chemin que je suis venu, remarqua T'âitsoung. — Sans doute, dit son guide; aux enfers, on entre et on sort par deux voies différentes. — Bienlôt T'âi-tsoung
406 T'âng T'ai-tsoung assailli par les prêtas.
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