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aperçut les fameuses montagnes yinnchan, clôture des enfers. En passant près des dix-huit étages infernaux, il entendit le bruit des supplices et les cris des suppliciés. Puis une escorte de satelliles koëi, munis de bannières, se présenta, pour le conduire au pont.
I! vit le pont d'or, le pont d'argent, et le pont de misère, entrées des voies diverses de ce monde. Après avoir franchi le pont d'or, l'empereur passa devant la porte de la ville des prêlas, suicidés ou tués. Là il faillit lui arriver un malheur. Soudain des voix criérent: Licheuminn! Voici Li-cheuminn! (petit nom de l’empereur). Et une foule de prêtas, horriblement mutilés, lui barrérent le passage; âmes des soldats tués dans ses guerres; âmes des suppliciés mis à mort par son ordre. Tous criaient: Rends-moi ma vie! et cherchuient à le saisir. 一 Secourez-moi!
dit T'ai-tsoung à ses deux guides. 一 Pas moyen, dirent ceux-ci; il faut parlementer, et acheter le passage. — Je n'ai rien apporté, gémit l'empereur. — Qu'à cela ne tienne, dit Ts'oëi-kue.
Vous pouvez tirer d'ici une traite, sur le banquier infernal Siäng-leang de K'âi-fong-fou (Heûe-nan). — Bien volontiers, dit l’empereur; et il signa la traite. — Alors Ts'oëi-kue harangua les prêlas. Si vous laissez passer, leur ditil, il y aura des sapèques pour vous.
L'heure de la vengeance n'est pas encore venue. T'âi-tsoung. doit retourner sur la terre. Il vous fera de plus faire un grand service, pour hâter votre délivrance. — Les pretas salisfaits livrérent passage. 一 T'âi-tsoung bata le
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pas, cela se comprend. Enfin il arriva, avec ses deux compagnons, à la roue de la métempsycose. Adieu, lui dit Ts'oëi-kue; n'oubliez pas votre dette.
et il l’engagea dans le secteur des nobles personnages. — 1! parut à l’empereur, que son autre guide, le Tchôu, le faisait monter à cheval. D'une traite, le cheval le porta au bord de la rivière Wéi ( prés de la capitale). Comme l’empereur s'arrélait à contempler la rivière : C'est l'heure, vite! dit le Tchôu,.
et il le jeta à l’eau. — A ce moment, à la capitale Tch'âng-nan, tous les hauts dignitaires ‘civils et mililaires réunis, s’apprétaient à introniser le prince impérial. — Attendez encore, leur dit Wéi-tcheng; l'âme de notre maitre reviendra certainement. — A quoi hon, dirent les autres; le proverbe ne dit-il pas, que l'eau répandue ne se ramasse pas, et que l’âme dissipée ne revient pas. — La discussion s'échauffait, quand des cris sortirent du cercueil impérial. dJ'étouffe! j'étouffe! criait T'âi-tsoung. — Au premier moment, l'épouvante des officiers et des femmes fut grande. Beaucoup s'enfuirent. Le hun Utch'eu-kingtei, plus brave que les autres, cogna le cércueil en disant:
Restez tranquille! N'effrayez pas les gens ! Dites ce qui vous manque, et on vous le donnera. 一 J'élouffe! criait T'âi-tsoung. 一 Vous voyez bien qu'il est ressuscité, dit Wéi-tcheng.. et saisissant un instrument, il fit sauter le couvercle du cercueil. — Je respire!
dit T'âi-tsoung, en se mettant sur son séant. Qui m'a sauvé? — Nous tous.
s'empressérent de dire les courlisans,