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celle de Li-ts'oeilien à la place. — Tout le harem fut en grand 'émoi, cela s'entend de soi. On s'empressa autour de la princesse, on courut à l’impératrice, on avertit l’empereur. Celui-ci murmura: On m'a dit, aux enfers, que le destin ne lui veut pas de bien. — Mais voilà que soudain la princesse recommença à respirer. Ne pleurez plus, dit l’empereur aux femmes; elle revient à la vie; ne l'effrayez pas. — Et s'approchant de la princesse, il lui prit la main, et cria: Reviens, sœur, reviens! 一 Liôu-ts'uan, cria la princesse, ne cours pas si vite, je ne puis pas te suivre. — Elle délire, dit l'empereur; sœur, regarde donc, c'est nous. — La princesse ouvrit les yeux: Qui êtes-vous ? dit-elle tout effarée. Lâchez-moi, s'il vous plait! — Je suis votre frère l'empereur, dit T'âi-tsoung; calmez-vous! — Elle est bonne, dit la princesse. Je m'appelle Li-ts'oeilien. Mon mari s'appelle Liôu-ts'uan. J'ai deux pelits enfants. fl y a trois mois, je me suis pendue, après une dispute avec mon mari. Désespéré par les pleurs des deux petits orphelins, mon mari a porté aux enfers les melons de l’empereur. Yén-wang nous a renvoyés sur la terre. Mon mari marchait devant. Je n'ai pas pu le suivre. En courant après lui, je suis tombée. Voulez-vous bien lâcher ma main, malotru! — Est-elle devenue folle? se demanda T'äi-tsoung; et il fit appeler les médecins du harem. — À ce moment, on vint lui annoncer que Liôu-ts'uan qu'il avait envoyé aux enfers avec des melons, élait revenu, et demandait à rendre compte de sa