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de tirer salve sur salve contre la colonne blanche. Bientôt celle-ci diminua de hauteur, tandis que la colonne noire s'élevait de plus en plus. La vapeur blanche finit par disparaitre. Alors la vapeur noire se retira dans la tour. 一 Avant cette lutle, le Fleuve Jaune, avançant toujours, était arrivé jusqu'au pied des remparts de la ville. A partir de ce jour, il recula de cinq à six stades.
Voyez Introduction Ill. —- La croyance aux génies dés monts et des fleuves, est aussi ancienne que la Chine. TH page #1. TP page 44 一 Maintenant le Fleuve Jaune passe assez loin de Hod-tcheou, qui n’est plus qu’une sous-préfecture.
Au Séu-tch'oan, un certain Tiénk'ienliou, gros richard, restail sans enfants. 11 lui en était né plusieurs, mais ils étaient tous morts en bas âge. Un astrologue lui dit: Durant deux générations, des constellations femelles régneront sur votre famille; vos descendants mâles mourront donc tous; à moins que vous ne les fassiez passer pour des filles; essayez! — Donc, un enfant mâle étant encore né à Ti6nk'ienliou, celui-ci lui fit aussitôt percer les lobes des oreilles, mettre un peigne, bander les pieds, et défendit de l'appeler autrement que la petite Septième. | Les constellations s’y laissérent prendre. L'enfant vécut. Quand le temps fut venu, Tién-k'ienliou maria son garçon-fille, avec une fille-garçon coiffée en homme et les pieds non bandés.
Ce couple travesti cut d’abord deux
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petits garçons. Oubliant la prédiction de l’astrologue, que la fatalité durerait deux générations, on leur donna des noms de garçon. [ls mourgurent tous deux en bas âge. Alors on fit pour les suivants, comme on avait fait pour leur père; on les travestit en fausses filles, qu'on maria à de faux garçons. Les constellations n’y virent derechef que du feu. Cette famille fut ainsi sauvée de l'extinction,
Voyez Introduction XV.
Un certain Séng-tao, bachelier émérite, tomba un jour matade et dut s'aliter. Un satellite lui apparut, tenant d'une main son mandat, et conduisant de l’autre un cheval blanc. Venez avec moi, pour être examiné, dit le satellite. — Mais ce n’est pas le temps des examens, dit Séng-tao. — Venez tout de même, dit le satellite. — Séng-tao se leva avec peine, monta à cheval, et suivit le satellite. La route par laquelle celui-ci le mena, lui était absolument inconnue. Enfin il arriva à Une ville grandiose comme une capitale, et, dans la ville, à un magnifique palais. Dans la grande salle, une dizaine de personnages siégeaient, parmi lesquels il ne reconnut que Koäân-ti qui présidait.
Devant ces juges étaient préparées deux tables et deux sièges, du papier, de l'encre et des pinceaux. A l’une des deux tables était déjà assis un autre bachelier. Des que Séng-tao eut pris
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place à sa table, le thème de la composition à faire fut donné. C'était un thème en huit caractères, ainsi conçu:
« l’un, l’autre, intentionnellement, indélibérément ». Quand les deux bacheliers eurent développé ce sujet, ils remirent leurs copies. Le développement de Séng-tao revenail à ceci: « La sanclion doit dépendre de l'intention d'un chacun. Le bien fait par intérêt ne mérite pas de récompense, le ma fait sans intention ne doit pas être puni». Le jury trouva que sa copie élait la meilleure, et Séng-tao fut appelé en présence des juges. L'un d’eux prit la parole, et lui dit: Dans la province du Heüe-nan, une place de tch'éng-hoang est vacante. Vous avez tout ce qu'il faut pour bien remplir ce poste, 一 Alors seulement Séng-tao comprit de quoi il S'agissait, Il inclina la têle en pleurant, et répondit: Je suis sans doute très honoré de la faveur que vous voulez me faire. Comment oserais-je me permettre de refuser?
Cependant j'ai encore ma vieille mére âgée de plus de 70 ans, qui n’a pas d'autre appui que moi. Si vous daigniez me permettre d'attendre qu'elle ait fini de vivre les années que le Ciel lui a accordées? — Qu'on cherche le décret du destin sur cette femme, dit le président Koän-ti. — Uu scribe à longue barbe prit un livre, le feuilleta, et dit :
Elle a encore neuf ans à vivre. — Le jury était perplexe. — Cela peut s’arranger, dit Koän-ti. Que le bachelier Tchäng, ici présent, tienne la place durant neuf ans comme intérimaire, puis le bacheliér Song l'occupera comme
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titulaire. Vu sa piété filiale louable, nous octroyons à Séng-tao un congé de neuf ans, au bout desquels il sera appelé... Puis Koän-ti adressa quelques paroles d'encouragement au bachelier Tchäng. — Les deux examinés saluérent et se retirérent. Ils sortirent ensemble de la ville, en se tenant par la main. Le bachelier; Tcbhäng dit à Séng-tao qu'il était de Tch'âäng-chan (Tchée-kiang). Enfin ils prirent congé l'un de l'autre, Séng-tao remonta à cheval, et reprit le chemin par lequel il était venu. Soudain il se réveilla comme d’un songe, à son domicile, ‘ dans un cercueil. Sa mère qui veillait dans la chambre, l’entendit gémir. On le retira vite du cercueil, et on lui donna des soins. Au bout de douze heures seulement, il recouvra l'usage de l’ouie et de la parole. On lui apprit qu'il était mort subitement trois jours auparavant. li fit alors prendre des informations à Tch'äng-chan. De fait un bachelier nomimé ‘Tchäng venail d'y mourir. — Neuf ans plus tard, la mère de Séng-tao irépassa, Dès que ses funérailles furent terminées, Séng-tao se lava, s’habilla, se retira dans sa chambre et expira. — Les parents de sa femme demeuraient en ville. Soudain un grand cortège s'arrêta à leur porte.
Séng-tao, en grand costume de mandarin, entra, les salua sans rien dire, et disparut avec son cortège. — Très intrigués, ils envoyérent prendre des nouvelles à son domicile. Il était mort.
Alors ils comprirent qu'étant devenu chénn, il leur avait fait ses adieux avant de partir.
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Voyez Introduction ILE, I}, V. — Monde inférieur analogue au monde supérieur, avec capitale, tribunaux, elc, 一 Chénn, âmes non réincarnées, nobles et puissantes, fonctionnaires du monde inférieur. |
Quand Waäng-yent'ing élait souspréfet de Ling-pi (Nän-boei), dans u village une femme Li âgée de 30 auf mourut. Son mari alla acheter un cercueil à la ville. Quand il fut revenu, au moment où on allait ja mettre eu bière. la femme ressuscita. Tout joyeut.
son mari s'approcha d'elle. Mais elle le repoussa, et dit en pleurant: Je suis Mademoiselle Wang de tel village. Mes parents ne m'ont pas encore mariée.
Comment suis-je venue ici? — Trés effrayé, le Li avertit les Wang du village indiqué. Ils venaicnt d'’enterrer leur demoiselle, morte de maladie. Ils accoururent. Dès qu'elle les vit, la femme ressuscitée les embrassa en pleu-
rant, et leur dit une foule de choses
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