‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 28 sur 231 · OX SAR NE E 2 XI UR SHARE EE M ET ON I EF RAM EUROS TEE · texte numérisé non relu

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qui ne laissérent aucun doute sut l'identité de son âme. 一 La famille au fils de laquelle la demoiselle Waäng avait élé fiancée, accourut aussi. A leut vue, la ressuscitée rougit. — Alors le Li, et la famille du fiancé, se disputérent cette persoune. Le cas fut porté au maudarin. Wang-yent'ing l'adjugea au Li. L'affaire arriva en l'an 1756.

Voyez Introduction IX, XIV. — Ame supérieure d'une défunte ( non suicidée), entrée dans le corps encore frais d'une autre. — Une fille ne dait connaitre,

ni son flancé, ni aucun membre de sa famille, avant son mariage. De là la honte de la ressuscitée..

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Alors que Sù-cheulinn était préfet de Nan-k'ing (Nän-hoei), un soir comme il montait à son tribunal, il vit, au clair de la lune, une femme agenouillée devant le portail d'honneur, en position de suppliante. Un voile noir cachait son visage. Le préfet Sû se douta que c'était une âme qui venait lui demander justice. Quand il eut pris place sur son siège, il envoya un huissier muni d’une fiche d'appel, lequel cria à la porte, que, si quelque âme en peine voulait obtenir justice, elle pouvait entrer et porter plainte. Aussitôt la femme entra modestement, et s'agenouilla devant le tribunal. Seul le préfet la vit. Les satellites entendirent seulement sa voix, faible comme la voix d'un enfant. Je m'appelle T'ién, dit-elle. Mon mari étant mort, je résolus de rester veuve. Mais le frère aîné de mon mari, qui contoitait ses biens, me fit tant de misères, que je me pendis de désespoir. — Le préfet Sa fit quérir cet homme. D'abord il ne voulut rien avouer. Mais soudain, ayant vu l’âme de sa belle-sæur, au comble de l’effroi il confessa tout, et fut puni selon la loi. — Le peuple admira son préfet, et éleva un monument à la veuve, pour perpétuer la mémoire de ce fait extraordinaire. |

Voyez Introduction VIT, 一 La plupart des mandarins siègent la nuit. — Dans l'exercice de leurs fonctions, les huissiers tiepnent en main une fiche, ou un carré de

bois muni d'un manche, portant un ou plusieurs caractères, signe de leur mission,

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Le troisième jour du huitième mois de l'an 1751, des objets antiques ayant été mis au jour à Pékin par suite d’un nivellement, les terrassiers furent soupconnés d'eh avoir détourné une partie, et le conseil des affaires domestiques ordonna une enquête. Au moment où une bande de policiers examinaienf les prévetus, l'un d'entre eux s’agenouilla soudain, et débita ce qui suit:

«Je suis Tch'äng-keue de la bannière jiune. J'ai douze ans. Etant allé au marché pour acheter quelque chose, le portefaix Tchäo-eull me fit des propositions déshonnêètes. Je refüsai. ll me tua d'un coup de sabre, et enterra mon cadavre hors la porte Heéu-tsai, dans un terrain qui sert d'entrepôl pour la bouille. Mes parents ignorent encore que je suis mort. Veuillez exhumer mon cadavre, el punir le crime dont j'ai été victime». Cela dit. il se prosterna le visage contre terre. Puis soudain, se relevant d’un bond; il cria: « C’est moi Tchâo-eull, le meurtrier de Tch'ängkeuer. — Compreñant qu'ils avaient affaire à un cas de vengeance d'’outretombe, les officiers du conseil des affaires domestiques livrérent le terrassier au tribunal des crimes. On creusa à l'endroit indiqué, et l'on trouva le cadavre d’un jeune garçon, égorgé avec on sabre. — Puis on alla interroger les parents de Tch'ang-keue. Voilà un mois que notre fils a disparu, direntils; nous ne savons pas ce qu'il est devenu, — Alors on examina

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juridiquement Tchâo-eull, lequel fit les aveux les plus complets. 一 Le tribunal des crimes adressa au trône le placet suivant: « Tchäo-eull ayant avoué luimême son meurtre, d’après les statuts, sa peine devrait être abaissée d'un degré. Mais comme il n'a avoué, qu'y étant contraint par l'âme de sa victime, pous pensons qu'il n’y a pas lieu de lui accorder cette faveur, et qu’il doit être décapité sans sursis ». — La sentence impériale fut: «Qu'il -soit fait aiusi ».

Voyez Introduction VI. — Les Mandchoux sont divisés par bannières. +— Quand elles dénoncent leurs meurtriers, les âmes des victimes apparaissent sous leur ancienne forme, comme dans l'histoire précédente ; ou bien elles possèdent momentanément leur meurtrier, et l'obligent à parler, comme dans l’histoire présente; ou elles possèdent une sorcière, comme däns l'histoire sui-

vante; ou une personne quelconque. Le médium ne sait ce qu'il dit, ni pendant, ni après.

L'académicien Hioûng-titéhai m'a raconté ce qui suit. Dans sa jeunesse, vers l’an 1700, étant venu à Pékin, il alla se divertir au Pào-kouo-seu, avec deux de ses amis aussi légers que lui.

Egayés par le vin, ils envoyérent quérir une chanteuse, qui les excitât à boire.

Leur envoyé amena une espèce de sorcière. Celle-ci chanta, puis, prise d’un besoin pressant, elle sortit et alla se soulager au pied d'au mur. Peu après eile rentra, les yeux hagards, se prosterna devant les trois buveurs, et dit:

Je suis Wäng-eull, le Chantonais qui a été tué, volé, et enterré au pied du

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mur, ici-mêéme, par l’aubergiste Tchaosap, tel jour, de {el mois, de telle année. de vous prie, Messieurs, de me faire justice. — Les trois buveurs se regardèrent en silence. Enfin Hioûngtitchai répondit: Cette affaire regarde la police. Nous ne pouvons pas nous en charger. 一 de sais, dit Wäng-eull, que Monsieur U, le chef actuel de la police, est au mieux avec vous Monsieur Hioûng. Veuillez lui demand de ma part, de faire creuser ici, au pivd du mur. Le reste s'ensuivra. 一 C'est là une grosse affaire, répondit Hioëng-titchai. Si Monsieur U ne veut pas me croire, quelle preuve lui donnerai-je? — Dites-lui seulement que, mon corps élant réduit à l'état de squelette, je ne puis pas aller le trouver moi-même. Je le prie de venir ici, où je lui parlerai par un médium. — Cela dit, la sorcière s'affaissa sur je sol.

Quand elle eut repris ses sens, elle iguorait absolument tout ce qui venait de se passer. — Les trois buveurs se dirent ; Ce n'est pas à nous de prendre en main la cause de cetle âme en peine.

Mais nous pourrions inviter Monsieur U à venir demain boire ici avec nous.

Le médium pourra lui parler, et nous verrous la suite. — Le lendemain ils invilérent donc Monsieur 了 T à venir boire au Pào-kouo-seu, lui dirent ce qui était arrivé, puis firent appeler la sorcière. Intimidée, celle-ci refusa d’abord de venir. Monsieur U la fit amener de force, par ses satellites. Dès qu'elle fut arrivée en sa présence, la scène du jour précédent se renouvela de point en point. 一 Le chef de la

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police prévint aussitôt le directeur des enquêtes dans la capitale. Ou creusa au pied du mur. Bientôt ou découvrit un squelette, dont les vertèbres cervicales élaient brisées. On interrogea ensuite les habitants du liéu, qui dirent: Jadis ce mur faisait partie d’une auberge, où le Chantonais Tchâo-san de Tsf-nan-fou logeait pour la nuit des marchands de passage. Il a fermé son auberge en telle année, et est retourné au Chän-tong. 一 La police de Pékin enYoya aussitôt à celle de Tsf-nan-fou l'ordre d'arrêter Tchäo-san. | fut bientôt découvert. Au moment où on l'arrêta, il poussa un cri et expira.

Voyez la nole du numéro précédent. — Les âmes en peine sort l’âme supérieure non encore réjncarnée.

Fân-wenntcheng avait un fils afné nommé Kiénpou. Tout jeune, cet enfant se montra singulièrement éveillé et extraordinairement pénétrant. Il devinait tous les projets de son père. Il pouvait aussi envoyer son esprit au loin. Durant la campagne que son père fit sur la frontière de l'Ouest, contre Lôu-ts'ing, il était toujours parfaitement renseigné sur les moindres affaires de ce chef, par son fils, qui envoyait son espril prendre ces renseignements au quartier général même du chef.

C'est à son fils que Fân dut tous ses succés. Un jour que l'esprit de Kiënpou fanait au dehors, quelqu'un lui causa une grande frayeur. De ce jour,

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il perdit beaucoup de son don de seconde vue, et mourut peu après, encore fort jeune.

Voyez Introduction X. — Ame supérieure sortant du corps à volonté.

Liôu-paiwenn nous a transmis ( souvenir, du temps où il était jeune étudiant. Dans une cellule d'un couvent bouddhique, vivait un homme extraordinaire, lequel fermait parfois sa porte durant quinze jours ou un mois, son corps restant dans sa cellule, son esprit flânant au dehors. Un jour que son esprit était ainsi absent, un courrier officiel venant du Nord, passa par là.

Ne trouvant pas où se loger pour là puit, il avisa la cellule fermée, l’ouvrit, vit le corps gisant, et dit: Enlevez ce cadavre et brülez-le; je réquisitionne cette cellule... Les bonzes durent obéir.

Ils brûlèrent le corps... Cette nuit-làmême, l'esprit revint. Son corps étant détruit, il n’y put pas rentrer. Depuis lors, chaque nuit, il criait dans le couvent: Où me reposerai-je ?.. Les autres bonzes, ouvrant leur fenêtre, répondaient à l'envi: Chez moi! Aussitôl l'esprit s’attachait pour la nuit à l’un d’entre eux, doublant son intelligence durant le temps qu'il restait attaché à Jui. |

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