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pas, sortit de l'appartement, et alla . droit à l'écurie. Un instant après les palefreniers venaient annoncer, qu'une jument venait de donner le jour à un beau poulain blanc. — Où-tsoungseu ft prendre des informalions au logis du valet. I] venait de mourir. — Le poulain devint un cheval. Où-tsoungser le vendit, et en relira juste le montanl de la dette.
Tiré d’un recueil du dixième siècle.
Un homme du district de Sông-yan (Tchée-kiang) élant allé couper d bois dans la montagne, s'altarda outr mesure. Deux tigres l’atlaquérent. ] grimpa sur un arbre. L'arbre n'étail pas trés élevé. Cependant, malgré leur bonds, les deux iigres n’arrivérent pa à le happer. — Si Tchôu-toucheu ue ici, dit l’un des deux tigres, cet homm serait vite décroché. — Va le cherche dit l’autre; je monterai la garde, attendant. 一 Bientôt le premier tig revint, en amenant un troisième, plu long et plus svelte. La nuit était vt nue, et la lune brillait. Le troisièm tigre bondit, et frola les vèlements di bûcheron. Celui-ci prépara sa hachette Quand le tigre bondil de nouveau, d'ui coup il lui trancha une patte de devan Les trois tigres s’enfuirent, en pou sant des rugissements formidables. - Le bûcheron se garda bien de descen dre de son arbre, avant qu'il fit gran jeur. Il raconta dans son village ce qi
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lui était arrivé. 一 Tchônu-toucheu, dit un villageois; mais c’est le Doom d'un homme de ce district, à l'Est; allons voir! — Les villageois y allérent en nombre. Quand ils demandérent à parler à Tchôu-toucheu, on leur" dit: il est alité; étaat sorli la nuit dernière, il s'est blessé à la maMin, — Pas de doute, cet homme pousail à volonté se transformer en tigre. — Les villagevis avertireat le maadanin. Celw-ci arma ses satelKtes, cerna le logés de Tchôutoucheu, et y fit mettre le feu. Soudain un Hgre se préoipila hors de la maison en flammes, forea le cordon des satelles, et gagna le large. On ne revit jamais Tchôn-toucheu.
Vayez Introduction ‘XX. 一 Extrait d'un retueil dy dixiswe siècle.
À Sûnn-yang (Koäng-si) vivait un Chasseur de tigres trés célèbre. Voioi comment il s'y prenait. Quand il avait déeouvert une piste, il y disposait une arbaléte bandée. Le tigre, <en passant, faisait partir le trait, qui le perçail. 一 Un jour il disposa son arbalète sur une piste fréquentée. Le lendemain ik constata que l2 tigre avait passé à côté.
Cela arriva plusieurs fois de suite. — Ce tigre serait-il accompagné d'une âme qui lui indque moa piège? se demanda le chasseur. On dit cela. Tirons la chose au clair. 一 La nuit suivante, il était embusqué sur un arbre, prés de son àrbalète. Vers minuit, il vit ua
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一 03, 67. 一 64 petit koëi, un enfant vêtu de noir, qui s'avançait avec précaution en examinant a piste. L'enfant découvrit l’arbalète, enleva le trait, lâcha la détente, et continua son chemin. Bientôt le tigre arriva à son tour, s'avançant en toute sécurilé, Il marcha sur l'arbalète dé-| Bandée, et passa. — Le chasseur descen dit de son arbre, et remit son piege en état. Au retour, l'enfant enleva encor le trait, iacba la détente, et continua sa route. — Attends! dil le chasseur... el sautant de l'arbre, il rajusta son piège, et se remit vite en sûreté. — £e tigr s'était mis en retard. -1l arriva enfin, marcha sur l'arbalète, recut le trait e plein flanc, et tomba mort. — Asse longtemps après, l'enfant revint suf ses pas, trouva le tigre tué, gesticula et disparut. | |
Voyez Introduction XX. — Très rarement les âmes asservies par les tigres, âmes de ceux qu’ils ont dévorés, se vengent'd’eax en les faisant tuer par les hommes. Je connais une histoire de ce genre, rapportée à l’an 755.— Ordinairement elles les guident à la recherche des hommes, avec zèle et dévougment; car, quand le tigrea dévoré une nouvelle proie humaine, le nouveau koëi de-, vient son guide, landis que t'ancien est réincarné. Mè théorie que pour les pendus et les noyés. 一 Ordinai ment, quand Île tigre est lué, son guide gesticule douleur ; car, le tigre ne le nourrissant plus désormai et l'espoir d’aveir yn successeur élant perdu, celle à devient un prela sans ressources.