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un fils atleint d’une folie que personne ne pouvait guérir. 11 s’adressa au Tch'ênn, qui alla visiter le malade.
Celui-ci le frappa et l'injuria. Le Tch'énn dit au pére: le siège de cette maladie est dans le cœur; donnez-moi une chambre, et que personne ne vienne observer ee que je ferai. — Quaud la nuit fut venue, le magicien prit le malade, lui ouvrit la poitrine, et le suspeudit au mur de l’est, tandis qu'il aérail son cœur sous la véranda du nord. Îl seolra un instant dans la chambre, pour réciter ses incantalions.
Ua chien profita de eelte absence, pour dévorer Je cœur. Quand le Tch'enn constata sa disparition, il fut très ému, prit un sabre, le brandit et sortit de la maison. — Le père du malade pensa que celle sortie faisait partie des passes magiques. 1 n'entra pas dans la chambre où le corps de son fils était suspendu. — Au bout du temps qu'il faut pour prendre un repas, le magicien revint, tenant en main un cœur. Il entra dans la chambre, l'introduisit dans Ja poitrine ouverte, souffla, et l'ouverture se referma. Peu après le fils de Sôu-mong revint à lui, et se mit à crier «passez au relais! passez au relais!».. Personne, daus la famille, ne comprit ce qu'il voulait dire... Peu à leu il se calma, et se trouva complètement guéri. — Voici ce qui était arrivé.
En ce temps-là, sur la route impériale du midi, les relais se succédaient de vingt en vingt stades. Eutre deux relais, .
un courrier officiel tomba et se blessa mortellement. Le dernier souci de son cœur, fut de faire parvenir ses
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dépêches. Il Lira le paquet et cria «passez au relais! passez. au relais!».. Ceci se passait à dix stades environ de T'ântcheou. Tch'énn-tchai qui cherchait un cœur, pour remplacer celui dévoré par le chien, prit le cœur du courrier, et le plaça dans la poitrine de son client. De là vint que les premiers cris de celui-ci, furent l'expression des dernières préoccupalions du courrier.
Voyez Introduction XIV. — Texte du dixième siècle. — Le cœur est le siège de l'âme, disent les Chinois. Is attribuent au cœur, toul ce que nous attribuons au cerveau.
En l'an 765, dans le district Tchéngp'ing du Kiäng-tcheou ( Chän-si), un vieux paysan fut atteint d'une maladie qui dura plusieurs mois. Après sa guérison, il resta près de dix jours sans manger, puis disparut une nuit, sans qu'on sût où il était allé. Un soir, un villageois qui était allé couper des broussailles dans la montagne, fut assailli par un grand loup. Il grimpa en toute hâle sur un arbre. L'arbre n'était pas assez élevé. Le loup se dressa et alleignit le pantalon de l’homme. Celuici lui donna un coup de sa bachette en plein front. Le loup se coucha au pied de l'arbre, et ne se retira qu'au malin. Quand il fit grand jour, l'homme descendit de l'arbre. I! suivit la piste du loup Elle aboutissait à la porte du vieux paysan. Il appela ses fils, et leur raconta son aventure. Ceuxci inspectèrent le front de leur pére,
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et le trouvérent fendu d'un coup de hachelte. Ils le tuerent aussitôt, de peur qu'il n’attaquât d'autres hommes.
En mourant, le vieillard se changea en loup. Les fils allérent eux-mêmes au tribunal conter l'affaire au mandarin, lequel les renvoya absous.
Voyez Introduction XX. 一 Comparez numéro 62.
En l'an 765, dans un village du Kiäng-tcheou (Chän-si), un garcon d'une vinglaine d'années fit une grave maladie, dépérit beaucoup, et acquit la curieuse faculté de pouvoir extérioriser son âme sous la forme d’un loup.
Comme foup, il dévora nombre d'enfants du village. 一 Jadis, avant sa maladie, il travaillait comme journalier :
pour les villageois. Un jour qu'il passait devant la maison d'un paysan, dont l'enfant venait d'être croqué, le paysan l'interpella et lui dil: Viens chez nous demain; il y a de l’ouvrage; on te nourrira bieu. — Le garçou eclata de rire. Pourquoi travaillerais-je? fit-il.
N'y a-t-il plus d'enfants dodus? — Le paysan dressa l'oreile. Que dis-tu là ?
demanda-t-il. — Je dis, répondit le garçon, que le Ciel m'a fait pour manger des hommes. Hier encore, j'ai dévoré un garçon de cinq à six ans, qui élait excellent. + Le pauvre pére comprit qu'il s'agissait de son enfant, Il saisit le garçon, conslata que sa bouche était encore ensanglantée, et tomba sur fui à grands eoups de trique. En
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mourant, le gäreon se changea er un loup.
Voyez Introduction X et XX.