‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 67 sur 231 · ES RS A · texte numérisé non relu

ES RS A

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La mére du général. Wäng-han de

. T'âi-yuan (Chän-si), étaît d'extraction tongouse. C'était une virago famée. A cheval, l'arc au poing, le carquots en travers des reins, elle côurait les forêts et les halliers, abattant ours, cerfs, renards et lièvres. — Quand elle eut atteint l'âge de 70 ans, ses forces diminuérent. Alors elle se confina dans un appartement, et défendit qu'on l’approchât. 11 lui prenait parfois des accès de fureur, durant lesquels elle maltraitait les gens de la maïson. 一 Une nuit que tout le monde étail déjà couché, les domestiques entendirent que la porte de la viéille s'ouvrait. Ils épièrent, et virent une louve sortir de la chambre et quilter la maison. Avant lFaube, la louve revint, entra dans la chambre et ferma la porte. — Epouvantés, les domestiques dirent à Wâng-han ee qu'ils avaient vu. Quand la nuit fut venue, il se mit en embuscade, et vit exactement le même manège. La con- Stalation que sa mère était une louve, le consterna. — Il en eut bientôt d’autres preuves. La vieille lui demanda de lui faire servir un cerf. Wâng-han en fit acheter un, et le lui fit servir bien apprèlé. Je le veux cru, dit-elle.

On lui servit un cerf cru, qu’elle dévora en une séance. 一 Wang-han ne savait

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