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suit. — Ce matin, élant sorti pour me promener, je rencontrai un homme velu de noir, qui me salua et me dit, rentrons chez vous pour y prendre le nécessaire, puis je vous conduirai chez les ondins et les ondines. — Je rentrai avec lui, fis mon paquet, pris la clef de mes meubles, et le suivis. Il me conduisit, par la porte Kinn-menn, au bord du lac Si-hou. Je vis au loin, sur les eaux, des palais azurés, et de belles filles qui chantaient et dansaient. — Te réjouir avec elles, me dit l'homme noir, ne sera-ce pas plus gai, que de patronner des candidats au baccalau-
réat? — Assurément, répondis-je. — Alors jette-toi à l’eau, me dit l’homme noir. 一 Comme j'allais le faire, une
voix me cria: Prends garde! C’est un méchant démon qui te tente ! Nen fais rien ! N’en fais rien! Je regardai qui me parlait de la sorte, et reconnus un vicillard, feu mon pére. L'homme noir se jeta sur lui, le frappa et le chassa.
Je ne sais pas trop ce qui arriva ensuite.
dJ’eus froid, puis sentis comme un souf-
fle tiède, et ne vis plus l’homme noir. — Alors le tonnelier raconta ce qui suit :
Ce matin, comme j'allais chez les Yang de la porte Kinn-menn, qui m'avaient demandé pour quelque ouvrage à faire,
‘ je passai au bord du lac Si-hou. Je vis
un parasol gisant sur la berge. Comme je me baissais pour le ramasser, j’entendis un clapolis dans l’eau, et constatai qu’un homme plongeait, la tête en bas, s’efforçcant d'aller au fond. J'eus beaucoup de mal à le retirer. C'élait votre Monsieur. Je le ramenai ici. — Inutile de dire que la famille remercia
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