‹ Folk-lore de l'Ille-et-Vilaine (volume 2)Chapitre 10 sur 42 · X * 4° LES FORMULETTES · texte numérisé non relu

X * 4° LES FORMULETTES

Un’, deux, trois,

La culotte en bas; Quat”, cinq, six,

Levez la chemise;

Sept, huit, neuf,

Tapez su l’gros bœuf; Dix, onz’, douze,

La fesse en est rouge; Treiz’, quatorz’, quinze, Mettez-y un linge; Seiz’, dix-sept, dix-huit, Mettez-le tout d’suite ; Dix-neuf, vingt, vingt et un, I n'y paraît plus rien.

Un, deux, trois. J'irai dans les bois; Quat', cinq, six, Cueillir la cerise ; Sept, huit, neuf, Dans mon panier neuf ; Dix, onz’, douze, Elles sont tout’s rouges.

k + Colimaçon borgne, Montre-moi tes cornes; Mon grand-père est à l’école, Ïl m'a dit que si tun'me montrais pas [tes cornes,

Il te couperait la gorge Avec le couteau de saint Georges.

ar J'ai vu, dans la lune, Trois petits lapins, Qui mangeaient des prunes, Comm’ trois p'tits coquins, La pipe à la bouche, Le verre à la main,

En disant : Madame, Versez-moi du vin.

Pa” — Jean, ton enfant crie, Jean, fais-lui d'la bouillie; Jean, tu ne la fais pas bien, Jean, tu n’es propre à rien!

— Jean, ta femme est malade, Jean, fais-lui d'la salade ; Jean, tu n’la fais pas bien, Jean, tu n'es propre à rien.

x % — Jean, Jean, ta femme est-elle belle?

— Oui, oui, elle est demoiselle. — Veux-tu m'la prêter ?

Je te la rendrai.

— Prête-la-moi, je t'en prie.

Je te la rendrai dimanche ; Prête-la-moi, je t'en prie, Je te la rendrai lundi.

Fanchette, panquette, Grand’ jambe de bois, Ta mère t’appelle,

Tu ne réponds pas; EIl trempe la soupe, Tu manges les choux, EIl tire les vaches, Tu bois le lait doux.

— Turlututu, chapeau pointu, N’as-tu pas vu carême ?

— Il est là-bas, dans un pertu (trou) A fair’ chauffer d’la crème.

Prêchi, prêcha, Ma chemise entre mes bras ; Mon chapeau sur ma tête, Je suis entré dans un p’tit cabinet, J'ai vu la mort qui rôtissait un p'tit poulet, Je lui en ai demandé un petit morceau, Elle m’a donné cent coups de bâton.

— Est-ce bien fait? mon maître,

— Oui, grosse bête !

Un p'tit chien pendu au bout d’un crochet.

Tirez-lui la queue, il vous mordra.

Son grand-père est à la chasse Avec son bonnet de nuit, Bon soir, bonne nuit.

S'il vient un prêtre,

Offrez-lui une chaise ;

S'il vient un enfant de chœur,

Donnez-lui du pain, du beurre;

S'il vient un porteur d’eau,

Mettez-lui la tête dans un seau d'eau.

AUX Je suis fruitière, Bon éventaire, Ma mère, en mourant, M'a laissé cent francs.

C'est à la halle, Que je m'installe, C'est à Paris, Que j'vends mes fruits.

Pommes de rainette, Et pommes d'apis. D'apis, d’apis rouges, Pommes de rainette

Et pommes d’apis, D’apis, d’apis gris !

— Îl est midi.

— Qui l'a dit?

— La petit’ souris ; — Où est-elle?

— Dans sa chapelle ; — Que fait-elle ?

— EIl dit la messe ; — Qui la répond ?

-— Trois petits chatons ; — Qu'allument les cierges ?

— Trois p'tits bonn's vierges; — Qui les éteint ?

— Trois p'tits lutins ; — Qui sonn'nt les cloches ?

— Trois p'tits mailloches.

*kX % Margot la pie A fait son nid

Dans la cour à David.

Si David l'attrape,

J1 lui cassera la patte, Nett’, nett', comm’ torchette.

— Qu'est-ce que l'ordre ?

C’est un petit bonhomme Qui danse sur la corde.

— Qu'est-ce que le mariage ?

C’est un’ petit’ bonn’ femme Qui fait son ménage.

Formulettes d'élimination C'est Madame de Paris.

Prêtez-moi vos souliers gris, Pour aller au Paradis.

Le Paradis est si joli, Qu'on y voit des pigeons d’or.

Pigeon d’or est à la messe, Habillé comme une princesse, Paimpon d'or, La plus belle, la plus belle, Paimpon d'or, La plus belle dehors!

Une sardine, Sur un gril, Tournez-la, Virez-la.

P'tit bonhomme, Sauv'toi d'là!

Ter :

Un I, un L, Cadi, cadel, Super, jumeaux. Coco, Anglais, tu n’y es pas.

Ter :

Une pomme, Deux pommes, Trois pommes, Bouf !

C'est la petit’ Mathurine,

Qui moulait d'la farine,

Tout autour de son moulin.

— Tir’ ton doigt, mon petit cousin.

Un’ poule deum, Cahin, cahot,

Mes pieds bourbons, Joseph Simon, Cascarinette,

Griffon.

— J'mangerais bien La queu’d’un'poire Qui fleurirait ; J'mangerais bien

La poire entière.

— Prends ton seau, Gentill’ bergère,

Va tirer de l’eau!

Petit ciseau

D'or et d'argent, Ta mèr’ t'attend Au bas du champ, Pour te donner Du lait caillé

Que les souris

Ont baratté Pendant

Une heur’de temps, Va-t’en !

Celui (ou celle) sur lequel s'arrête le doigt aux mots de « Va-f’-en » se retire. On recommence jusqu'à ce qu'il n’en reste plus qu’un qui, lui, est le chat.

Les autres vontsecacheretcrient : &« Préts! » Alors le chat, c'est-à-dire l'isolé, cherche à les découvrir et à en attraper un qui prend sa place.

Il en est de même pour toutes les formulettes qui se terminent par ces mots : ( Dehors; Vat'en; T'en va ; Plongeons, etc. »

Par Un demi deux, Demi trois, Demi clou, Sine tenta, Monta Gibou, Germanie, Quatre citrons, Plongeons !

Formulettes à dire très vite

À Paris, il y a un ourleur, un brodeur, un [fanfarlaricoteur Qui ourle, qui brode, qui fanfarlaricote.

Si j'avais ses ourlements, ses brodements, ses | [fanfarlaricotements, J'ourlerais, je broderais, je fanfarlaricoterais Aussi bien que ce maître ourleur, brodeur, [fanfarlaricoteur, Qui ourle, qui brode, qui fanfarlaricote.

Le riz tenta le rat, Le rat tenté Tâta le riz.

* Gori Porc tui Sel n'y mit.

Porc gâti,

Ver s'y mit.

Pa

Variante :

Félix Porc tua.

Sel n’y mit, Ver s'y mit.

Lard gâta.

Si j'étais p'tit pot à beurre, Je me de p'tit pot à beurrerais bien.

Un p'titbaril, venu de Paris, Bien lié, bien bondé, bien magnificoté.

Si j'avais la liure, la bondure, la magnifico- | [ture, Je le lierais et le bonderais Aussi bien que celui qui l’a lié, bondé et ma-

[gnificoté.

Il y avait trois petits pots au feu Qui pouvaient s'entre-toucher ; Le petit pot dit au grand pot :

Tire le pot d’auprès du pot,

Car si le pot touchait au pot, Le pot casserait le pot.

* k *% Homme debout file, Femme debout, taille, Fille assise, coud, Enfant assis, joue.

* kU% Un cordier cordant, fait de la corde à corder. Pour accorder sa corde, trois cordons il ac- | [corde, Mais si l’un des cordons vient à se décorder, Le cordon décordant fait décorder la corde.

— Grand original, quand te désoriginaliseras- [tu ?

— Je me désoriginaliserai, au grand jour de la | [désoriginalisation, Quand tous les grands originaux se désori- [ginaliseront.

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