VU
Je l'cherchis tant que je l'trouvis :
Mon pauvr’ mari était rôti.
La gobi, berni, guernobi, Ama la don guerni, guerno, Guerno, pinozo!
Je pris un drap pour l’ensev'li ; L’drap était neuf, je l’décousis.
La gobi, berni, guernobi, Ama la don guerni, guerno,
Guerno, pinozo!
Dans le courtil je l’enterris ; De gros vers blancs l'ont fricotti.
La gobi, berni, guernobi, Ama la don guerni, guerno, Guerno, pinozo.
(Saint-Malo.)
L'Ente est dans la haie
Refrain :
L’ente est dans la haie, dans la haie, dans la L’ente est dans la haïe du jardin. [haie.
— Et dans cette ent’, vous ne savez ce qu'il [y a (bes) ?
— [Il y a plus bell branche, Comm’ jamais vous n’avez vu branche.
La branche est dans l’ente, L'ente est dans la haie, dans la haie, dans la L'ente est dans la haie du jardin. [haie.
— Et sur cett’ branch’ vous ne savez ce qu'il — Ïl y a un beau nid, [y a (bis)?
Comm’ jamais vous n'avez vu nid.
Le nid est sur la branche, La branche est dans l’ente, L’ente est dans la haïe, dans la haie, dans la L’ente est dans la haie du jardin. [haie.
— Et dans ce nid vous ne savez ce qu'il y a — [ly a plus bel œuf, (bzs) ?
Comm’ jamais vous n'avez vu œuf, L'œuf est dans le nid, Le nid est sur la branche,
La branche est dans l’ente, L'ente est dans la haie, dans la haie, dans la L'ente est dans la haie du jardin. f[haie.
IV T — Et sur cet œuf, vous ne savez ce qu'il ya — Îl y a plus bel oiseau, (bzs)?
Comm’ jamais vous n'avez vu oiseau.
L'oiseau est sur l'œuf, L'œuf est dans le nid, Le nid est sur la branche, La branche est dans l’ente, L'ente est dans la haie, dans la haie, dans la L’ente est dans la haie du jardin. fhaie.
— Et sur cet oiseau, vous ne savez ce qu'il — Ï y a plus bell’ plume, [y a (brs)? Comm’ jamais vous n'avez vu plume.
La plume est sur l'oiseau, L'oiseau est sur l'œuf, L’œuf est dans le nid,
Le nid est sur la branche, La branche est dans l'ente,
L’ente est dans la haie, dans la haie, dans la L'’ente est dans la haie du jardin. [haie.
— Et sur cett’ plum’ vous ne savez ce qu'il — Il y a plus bell’ nonne, [y a (bts)?
Comm’ jamais vous n'avez vu nonne.
La nonne est sur la plume, La plume est sur l'oiseau, L'oiseau est sur l'œuf, L'œuf est dans le nid, Le nid est sur la branche, La branche est dans l’ente, L'ente est dans la haie, dans la haie, dans la L'’ente est dans la haie du jardin. f[haie.
— Et sur cett’ nonne vous ne savez ce qu'il y — I] y a plus beau clocher, [a (bzs)?
Comm’ jamais vous n'avez vu clocher.
Le clocher est sur la nonne, La nonne est sur la plume, La plume est sur l'oiseau, L'oiseau est sur l'œuf,
L’œuf est dans le nid, Le nid est sur la branche, La branche est dans l’ente, L’ente est dans la haie, dans la haie, dans la L'’ente est dans la haie du jardin. Jhaie.
— Et sur ce clocher vous ne savez ce qu'il y — Il y a plus beau coq, [a (bis) ?
Comm’ jamais vous n'avez vu coq.
Le coq est sur le clocher, Le clocher est sur la nonne, La nonne est sur la plume, La plume est sur l'oiseau, L'oiseau est sur l'œuf, L’œuf est dans le nid, Le nid est sur la branche, La branche est dans l’ente, L’ente est dans la haie, dans la haie, dans la L’ente est dans la haie du jardin. [haie.
— Et sur ce coq vous ne savez ce qu'il y a Il y a plus beaux rubans, (bis) ?
Comm’ jamais vous n’avez vu rubans.
Les rubans sont sur le coq, Le coq est sur le clocher, Le clocher est sur la nonne, La nonne est sur la plume, La plume est sur l'oiseau, L'oiseau est sur l’œuf, L'œuf est dans le nid, Le nid est sur la branche, La branche est dans l’ente,
L'’ente est dans la haie, dans la haie, dans la
L'’ente est dans la haie du jardin. fhaie.
=" À défaut d’instrument, on chante ce qui suit
pour danser le quadrille. On appelle cela un quatre :
Lon lan la, feuille de vigne, Lon lan la, tu m'as trompé, Tu m'as trompé, tu n’me tromperas plus, Car de ton vin, je n’veux plus boire.
Lon lan la, feuille de vigne,
Lon lan la, tu m'as trompé.
Tu m'as trompé, tu n’me tromperas plus, Car de ton vin, je n'hoirai plus.
Et on recommence : Lon lan la, etc.
Autres chansons à danser :
— Bonjour, tantine Perrine, Comment vous portez-vous ?
Vous m'avez l'air chagrine, Dit's-moi donc, qu'avez-vous ?
— Mon bon ami est parti ce matin.
C'est celui-là qui me fait de la peine.
Mon bon ami est parti ce matin,
C’est celui-là qui me fait du chagrin.
Variante :
— Bonjour, tantine Perrine,
Comment s’porte votr’ pourciau ?
: Min
— Il n'est ni gras ni maigre,
Les os lt percent la prau.
* *X * — Perrine, ah ! venez çà, J'ai d'la galett’ dans mon bissa.
Quand Perrine elle fut venue, De la galett’ je n'avais plus.
Perrine ell' monte à haut, Comm’ j'amusais le bégaud, Perrine ell”’ prend du blé, Comm’ j'amusais le meunier.
— Perrine, ah ! venez çà, etc.
Le soir, après les danses, les tailleuses procèdent au déshabillé de la mariée. L'une d'elles chante :
— Monsieur le marié, On voudrait vous parler ; C'est votre mariée,
Qui est bien désolée.
Venez la consoler ; Apportez-lui à boire,
Du vin de la bouteille, Et venez l’embrasser.
— Madam la mariée,
Faut vous déshabiller ; Faut détacher vos hardes, Vos anneaux et vos bagues, Pour aller vous coucher.
— Je n'détach’ point mes hardes, Mes anneaux et mes bagues, Je veux encor danser.
— Madam’ la mariée, Faut vous déshabiller, Détachez vos épilles ‘, Pour donner à ces filles, Qui vous ont assistée.
La mariée se déshabille en pleurant, et donne une épingle, une seule, à chacune des filles présentes. Celles-ci les conservent précieusement et lorsqu'elles en ont neuf, elles sont certaines de trouver un mari à leur tour.
La tailleuse qui a la spécialité des chants continue :