‹ Folk-lore de l'Ille-et-VilaineChapitre 12 sur 51 · Paul · texte numérisé non relu

Paul

NI

M. le guérissou' par la main et mène-le dans le courtil.

Le guérissou se laisse faire et revient près de la malade.

— Vous mangez bien malgré votre maladie.

— Peuh ! je mange, je n mange pas, j mange tout de même.

C'matin, Pelo m'a cuet? un poulet, j'ai mangé les dou zailes, les dou quesses et la corporaïlle*, Pelo a mangé le reste.

Un jour, la malade tombe de son lit, se fait des meurtrissures et le guérissou dit à Pelo que des sangsues sont nécessaires. Le gars achète des sangsues, les fricasse et les fait manger à sa mère.

La bonne femme n'’allant pas mieux, le guérissou ordonne des bains.

— Tu mettras le doigt dans l’eau, dit-il à Pelo, et comme cela tu verras si elle n'est pas trop chaude.

— Oui, monsieur le guérissou.

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