‹ Folk-lore de l'Ille-et-VilaineChapitre 18 sur 51 · Si l'eau venait à tomber cette nuit · texte numérisé non relu

Si l'eau venait à tomber cette nuit

de la promenade de la Motte, le feu est à la Préfecture.

Une vieille femme qui se trouvait près de lui le rassura, et lui dit que c'était toujours ainsi quand il y avait bal chez le préfet.

Comme il allait franchir la grille de l'Hôtel, un agent de police voulut l'empêcher de passer, mais il se rebiffa en criant : « Rangeous don‘, j'sais le maire de G***, et j'ai mon invitation dans ma poche. » i

Arrivé au bas de l'escalier où les équipages défilaient sans interruption, un huissier de service voulut le débarrasser de son parapluie, mais le bonhomme lui dit : & Jamarïs de la vie ! tu me le bézerais p’t'étre.»

A la porte du bal, pareille scène se renouvela, mais le maire se cramponna à son rifflard en s’écriant : & Pas pu à ta qu’à l’autre!»

Et il entra dans la salle des fêtes.

Le préfet qui recevait ses invités, lui tendit la main et le remercia d’être venu à sa soirée.

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