Orvet, petit serpent
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On ne doit pas enlever les cendres du foyer, ni changer de chemise le vendredi, parce que cela porte malheur.
Les paysannes qui viennent vendre leurs denrées (beurre, volailles, œufs, fruits, légumes, etc.), sur la place des Lices à Rennes, les jours de marchés, ont des préférences marquées pour certaines personnes se présentant les premières à leur étalage.
Si ces personnes leur ont porté chance une fois, elles les attendent patiemment, refuseront plutôt de vendre leurs marchandises, qu'elles laisseront à leurs préférées à meilleur marché qu'aux autres.
Elles ne manqueront jamais non plus, avant de mettre dans leur poche le premier argent.
qu'elles reçoivent, de faire le signe de la croix et de dire: Que le Bon Dieu bénisse la main qui m'étrenne.
Les bonnes gens de Bruz se figurent qu’ils font grossir leurs citrouilles en leurinoculant, chaque matin, du lait doux par la tige.
Lorsqu'on a des verrues, voici le moyen employé pour les faire disparaître.
On jette une poignée de petits pois dans un puits ou dans une fontaine, et au fur et à me-
sure que les pois germent les verrues s’en vont.
Longtemps à Lohéac un Jouou de violon fut guérissou de fièvres.
Quand un malade allait le consulter, il joignait les mains, levait les yeux au ciel et s'écriait :
« Notre-Seigneur Jésus- Christ qui n'avez pas tremblé quand on vous a crucifié entre.
deux larrons, souffrirez-vous que (nom de la personne malade) tremble la fièvre ! »
Après cette invocation le sorcier et le ma-
ladeallaient boireun coup, puis celui-ci rentrait chez lui convaincu que la fièvre allait le quitter.
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Il y avait autrefois à Tintémiac un vieux mendiant appelé le père Duhil, qui avait la réputation de passer les fièvres.
Ses remèdes étaient des plus étranges.
En voici un : Monter dans un tremble, entailler l'écorce avec un couteau, sucer la sève en disant: Tremble, tremble plus fort que je tremble. » Et le tremblement du malade devait passer dans l'arbre.
Pour passer les fièvres du mois de mars, fièvres intermittentes qui durent neuf mois, il faut, au dire des bonnes femmes de la commune de Saint-Symphorien dans le canton de Hédé, se procurer des œufs frais et les porter pendant trois jours consécutifs, à jeun, avant le lever du soleil, dans une fourmilière.
Il existait, il n'y a pas plus de dix ans, au village du Châtellier, dans la commune de Messac, un homme qui avait le Pere de guérir lés écrouelles.
Les guérissous d’écrouelles sont rares parce qu'il faut être le septième d’une famille de sept garçons consécutifs. S'il est né une fille entre l’un d'eux, le dernier n'est pas doué.
Le traitement se fait de la manière suivante : :
Un pansement a lieu pendant douze jours à l'époque des quatre-temps. Si pour une raison quelconque l'on n'a pu s’y rendre l’un des jours prescrits, l'opération peut être remise au vendredi saint.
Elle doit être faite le matin, avant Île lever du soleil, et ilest indispensable que le médecin et le malade soient tous les deux à jeun. Ce dernier ne doit même ni manger ni boire avant midi.
L'homme doué fait un ou plusieurs signes de croix, et de son doigt majeur, préalablement
trempé dans l’eau bénite et mouillé de sa salive, il décrit un cercle autour des plaies.
Il recommence l'opération autant de fois qu'il y a de clients.
Les charrettes qui amenaient les malades crédules de plus de dix lieues à la ronde encombraient le village.
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Un ancien marin est venu s'établir comme menuisier à Vitré.
Il a au haut de la cuisse gauche, près de la fesse, une fleur de lis très bien marquée, assez grande, ayant une teinte bleuâtre. On assure que c'est un don que Dieu lui a fait pour pouvoir, ainsi que les rois de France. guérir les écrouelles.
Les scrofuleux de tout l'arrondissement vont le trouver et approchent de la fleur de lis la partie malade de leur corps.
Pour la circonstance le menuisier a fait faire un pantalon très large qu’il lui suffit de relever.
On lui fait des cadeaux en argent et en na- ‘ture qui lui rapportent beaucoup plus que son métier de menuisier.
Si le pain est tourné à l'envers sur la table, ou si la salière est renversée, ce sont des signes de malheur. Fe
Si au contraire on renverse poivre et sel en même temps sans qu'il y ait mélange, c'est signe de bonheur.
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Araignée du matin : chagrin; Araignée du midi : pluie.
Araignée du soir : espoir.
Si on casse un miroir ou une glace, signe de malheur.
Lorsqu'on entend le bois gémir en brülant, ou si l’on aperçoit à la mèche de la chandelle comme une étincelle tournée vers vous, c'est qu'une nouvelle importante va vous arriver. PA |
On ne doit jamais mettre le couteau et la fourchette en croix sur une table, c'est un présage de malheur.
Les femmes prennent bien garde, en faisant la lessive, de mettre en adent, c’est-à dire sens dessus dessous les chemises dans la cuve.
Celle qui commettrait cette faute mourrait dans l'année.
On croit également qu’une touffe de joubarbe, sur le toit d’une maison empêche les maléfices et les sortilèges.
Il- ne faut jamais offrir un couteau comme cadeau, parce que cela coupe l’amitié.
Au contraire, offrir des épingles, c’est le moyen de s'attacher l'amitié des gens. |
La jeune fille qui a le dernier verre d’une bouteille se marie dans l’année.
Quand un enfant vient au monde avec des.
cheveux, on dit qu'il est né coiffé, et qu’en conséquence il devra réussir dans tout ce qu'il entreprendra dans le cours de son existence.
L'enfant qui, dès son bas âge, est doué de beaucoup d'esprit naturel et semble devoir être un petit prodige, mourra jeune. Ïl a, dit-on, trop d'esprit pour vivre longtemps.
Toucher la bosse d’un bossu porte chance.
Toucher du fer évite un malheur.
Si l'oreille droite vous tinte, c'est qu'on parle favorablement de vous; sic'est la gauche, c'est qu'on en dit du mal. |
En buvant dans le même verre qu'une autre personne, on doit connaître sa pensée. C’est sans doute pour cette raison que les fiancés boivent dans le même verre.
D'une manière générale les rêves doivent être interprétés à l'inverse de ce qu'on a vu en dormant.
Si l’on rêve dans la mort, c'est qu'on doit aller aux noces.
Si l’on rêve aux noces, c'est qu'on doit aller à un enterrement.
Rêver naissance, c'est un décès dans sa famille.
Rêver décès, c’est, au contraire; une naissance que l’on doit apprendre.
Si l’on rêve d’une personne et que, le lendemain et les jours suivants, on vient à vous parler d'elle, le rêve est effacé.
Si un chasseur en partant fait la rencontre d'un prêtre, il est certain de rentrer bredouille. De même que si quelqu'un lui souhaite bonne chance, il ne verra pas de gibier, ou s'il en rencontre, il le manquera.
Dans les magasins de Rennes, on croit généralement que si la première personne qui se présente le matin pour faire une acquisition est un prêtre ou une religieuse, la vente sera mauvaise tout le jour ; et qu'elle sera bonne au contraire, si c'est une fille de joie qui étrenne.
Certaines personnes douées font disparaître les taches que l’on peut avoir sur la figure ou
sur le corps et que l’on nomme des envres.
Elles les frottent de leur salive avec le bai et cela doit suffire.
Lorsqu'on a le ventre tenduet gonflé, on va chez le guérissou se faire passer le carreau. Celui-ci fait des signes cabalistiques sur le ventre pour qu’il révienne à son état naturel.