PA 4° L'ÉGLISE
Les fabriciens sont chargés de l’administration temporelle de l'église. [ls ont dans
celle-ci un banc spécial appelé banc des fabrictens.
En outre, ils ont l'honneur de porter aux fêtes-Dieu les flambeaux allumés qui entourent le Saint-Sacrement.
Aux grandes fêtes de l’année, ou au moins une fois l'an, il est d'usage, après la grand-messe, de réunir dans un diner au presbytère, les membres du Conseil de fabrique.
Les marguilliers sont les fabriciens désignés pour établir le budget de la fabrique et s’occuper des recettes et des dépenses.
Les trésoriers sont au nombre de deux dans les petites communes, et de quatre dans les communes plus importantes.
Leurs fonctions consistent à faire les quêtes. pour l’entretien de l’église et les fidèles défunts, et à distribuer le pain bénit. Dans certaines paroisses et, notamment à Saint-Sulpice-des- Landes, ce sont les personnes qui font don du pain bénit à l'église, qui le distribuent ellesmêmes à la grand’messe. :
[1 y a le grand et le petit trésorier ; le premier porte la croix et le petit la bannière.
Le bedeau, lui, est chargé de la propreté de l’église et de sonner l'angelus.
Dans les bourgs où les jeunes filles sont instruites par des religieuses, ce sont celles-ci qui s'occupent de l’ornement des autels, qui les parent de fleurs chaque dimanche, et qui confectionnent la crèche de Noël. A défaut de religieuses, ce sont des dames, ou des demoiselles pieuses qui se chargent de ce soin.
Les sonneurs de cloches ne sont employés que le dimanche et les jours de fêtes et sont, par conséquent, peu rétribués ; aussi, après avoir sonné presque sans cesser tout le dimanche de la Toussaint, et le lendemain jour des morts, vont-ils à domicile, faire une quête à leur profit chez tous les habitants.
La Quenouillée
Dans un certain nombre d'églises de communes rurales, on présente encore aux étran-
gères qui assistent pour la première fois à la messe la quenoutllée.
Elles la touchent et donnent une pièce de monnaie comme offrande.
À Bruz, la quenouillée est présentée le premier dimanche de l’année à toutes les femmes de la paroisse, parce qu'elle est l'emblème du travail. Jadis on faisait toucher aux hommes une petite charrue.
Dans le principe la quenouillée se composait tout uniment d’un roseau recouvert de filasse attachée avec un filet. Aujourd'hui, ce n’est plus qu'un bâton enrubanné.
À Bréal-sous-Montfort, au commencement de chaque année, on fabrique avec un roseau et de la filasse une quenouillée monstrueuse. Elle est l’objet d’une fête et on va la voir par curiosité.
Les fermières, lorsqu'une de leurs génis-
ses doit faire son premier veau, s’en vont à
l’église promettre à la Vierge une moche de beurre du lait de la mère vache.
Après les récoltes, on porte aussi sur l'autel de la Vierge des gerbes de blé, de chanvre, de lin, et lorsqu'on tue un cochon, un morceau de lard.
Ainsi qu'il a été dit,ces provisions sont vendues aux enchères à la porte de l'église, à l'issue de la grand’messe.
On appelle Pèle-oenouarlles', celui ou celle qui fréquente assidûment les églises et qui reste longtemps à débiter ses péchés dans le. confessionnal.