LES FORMULETTES
Un\ deux, trois,
La culotte en bas ;
Quat', cinq, six,
Levez la chemise;
Sept, huit, neuf,
Tapez su Tgros bœuf;
Dix, onz\ douze,
La fesse en est rouge ;
Treiz', quatorz', quinze,
Mettez-y un linge ;
Seiz\ dix-sept, dix-huit,
Mettez-le tout d'suite ;
Dix-neuf, vingt, vingt et un.
Il n*y parait plus rien.
Un, deux, trois.
J'irai dans les bois; Quat\ cinq, six, Cueillir la cerise; Sept, huit, neuf, Dans mon panier neuf ; Dix, onz', douze.
Elles sont tout's rouges.
Colimaçon borgne,
Montre-moi tes cornes ; Mon grand-père est à Técole, Il m'a dit que si tu n'me montrais pas
[tes cornes ,
Il te couperait la gorge Avec le couteau de saint Georges.
J'ai vu, dans la lune,
Trois petits lapins.
Qui mangeaient des prunes,
Comm' trois p'tits coquins,
La pipe à la bouche,
Le verre à la main,
En disant : Madame, Versez-moi du vin.
— Jean, ton enfant crie, Jean, fais-lui d*la bouillie; Jean, tu ne la fais pas bien, Jean, tu n'es propre à rien !
— Jean, ta femme est malade, Jean, fais-lui d'ia salade ; Jean, tu n'ia fais pas bien, Jean, tu n'es propre à rien.
— Jean, Jean, ta femme est-elle belle?
— > Oui, oui, elle est demoiselle.
— Veux-tu m'ia prêter > Je te la rendrai.
— Prêté-la^moi, je t'en prie.
Je te la rendrai dimanche ; Préte-la^moi, je t'en prie^ Je te la rendrai lundi.
Fanchette, panquette, Grand^ jambe de bcm, Immè» t*a^^pelle, Tu ne réponds pas ; Eir trempe la soupe.
Tu manges les choux, Eir tire les vaches, Tu bois le lait doux.
— Turlututu, chapeau pointu, N'as-tu pas vu carême ?
— II est là-bas, dans un pertu (trou) A fair* chaufiFer d'ia crème.
Frêchi, prêcha, Ma chemise entre mes bras ; Mon chapeau sur ma tête.
Je suis entré dans un p'tit cabinet.
J'ai vu la mort qui rôtissait un p'tk poulet. Je lui en ai demandé un petit morceau, Ellle m'a donné cent coups de bâton .
— Est-ce bien fait? mon maître^ — Oui, grosse bête I
Un p*tit chien pendu au bout d'un crochet.
Tirez-lui la queue, il vous mordra.
Son grand-père est à la chasse
Avec son bonnet de nuit, Bon soir, bonne nuit.
S'il vient un prêtre, OfiFrez-lui une chaise ; S'il vient un enfant de choeur, Donnez-lui du pain, du beurre ; S'il vient un porteur d'eau.
Mettez-lui la tête dans un seau d'eau.
Je suis fruitière.
Bon éventaire.
Ma mère, en mourant, M'a laissé cent francs.
C'est à la halle.
Que je m'installe.
C'est à Paris, Que j'vends mes fruits.
Pommes de rainette.
Et pommes d'apis.
D'apis, d'apis rouges, Pommes de rainette
Et pommes d^apis, D'apis, d'apis gris !
— Il est midi.
— Qui l'a dit }
— La petit' souris ;
— Où est-elle?
— Dans sa chapelle ;
— Que fait-elle ?
— Eir dit la messe ;
— Qui la répond ?
— Trois petits chatons ;
— Qu'allument les cierges ?
— Trois p'tit's bonn's vierges ;
— Qui les éteint ?
— Trois p'tits lutins ;
— Qui sonn'nt les cloches ?
— Trois p'tit's mailloches.
Margot la pie A fait son nid Dans la cour à David.
Si David l'attrape,
40 rOLK-LORE DE l'iLLE-ET- VIL AINE
Il lui crnsseni la patte,
Nett\ nett', comm*
— Qu'est-ce que Tordre ?
C'est un petit bonhomme Qui danse sur la corde.
— Qu'est-ce que le mariage ?
C'est un' petit' bonn' femme Qui fait son ménage.
Formulettes d* élimination C'est Madame de Paris.
Prêtez-moi vos souliers gris, Pour aller au Paradis.