AINE^^^^I
^^M coret qui c
n aitué dans le Morbihan, mais sur |
^^B confins
de rille-et-Villaine,
e demandai ■
^H mon gu
ide Auguste Provost,
cloutierà la 1
^H VillB-Dane
t, en Pflimpont, pourquoi lorsqu'on |
^^1 parlait àe
Concoret on ajoutait
toujours le
^M pays des s
□rcicrs.
^H — Parce
que, me dit-il, il y en
avait beaa-
^^B coup autr
fois qui demeuraient
Concoret,
^^M se r
unissaient la nuit dan
les Crezéoa
^^H {clairiëreB} des bois, ou dana l'air
à battre le
^H grain des
Lrillages environnants-
^V ' Un dim
nche matin, avant le
jour, Jean
^M Ruelland,
dit de la Bouvray, se
rendait à U
^^ première n
esae lorsqu'il aperçut
les sorciers
^^M qui dansai
cnt une rondedans l'ai
e du village
^H du
du Fan. Il approcha
d'eux sans
^^1 Ctre aperçu
et mit en croix le bala
et le four-
^^M gon du Tou
r. Les danses cessèrent
comme par
^^1 eachantement et tous restèrent
telB qu'ils
^^M fiaient en
lansant.
^^M lia aperçurent de la Bouvray
auquel ils
[ean de la Bouvray,
^^^k Défait c'que tu as fait, u
— Vous attendrez ben que je sois revenu de la messe.
Et en effet, comme on était en hiver et que la première messe est dite avant le jour, il repassa de bonne heure au Pertuis du Fau et put les déh'vrer.
Parmi eux il avait reconnu le vicaire de Concoret.
Dans beaucoup d'histoires de sorciers, il est mention de prêtres se mêlant à leurs exercices nocturnes.
Une femme de la ferme de Cicé, dans la communede Bruz, alla un soir de Toussaint à confesse à son curé. Elle était enceinte de sept mois.
Sa confession terminée le prêtre lui dit : — Vous vous exposez bien ma fille, dans votre position, à vous en aller seule ainsi la nuit par les bas chemins.
— Ohl je ne sais pas peurouse, réponditelle.
Mais c'est égal quand elle fut sortie de
l'église il faisait nui
chez un boucher lui c teau pour se défendre
□ire, aussi alla-t-dle ritnter un grand ceu' elle faisait de mau-
Dans un sentier du boia de Cicé, elle rencontra un homme masqué, qui voulut la gaiair par les épaules, mais de son couperet, elle lui abattit le poignet.
L'homme se sauva en poussant un cri douleur et la femme ramassa la main tombée par terre, et continua sa route.
Le lendemain matin, elle se dit : Personne que mon confesseur ne savait que je devais revenir chez moi à pareille heure, il faut que je m'assure si c'est lui que j'ai rencontré hier
Elle se rendit la servante, qui elle pouvait parli
presbytère et demanda à nt lui ouvrir la porte» si
— Il n'est pas là, répondit la domestique,
— On m'a cependant dit qu'il était malade.
— Non non, il n'est pas là.
— Je suis certaine qu'il est malade et j*
— Vous ne le pouvez pas.
— Si, je suis sûre qu'il est dans sa chambre, et elle y monta malgré la servante.
Le curé était en efifet au lit. La femme lui dit : — Vous êtes donc malade, monsieur le curé?
— J*ai seulement un peu de fièvre, répondit-il.
— Ce n'est pas vrai ; montrez-moi votre bras, que j'y ajoute la main que voici.
— Ne me perdez pas, lui dit-il.
— Vous vouliez donc vous procurer Tenfant que je porte.
— J'ai été puni comme je le mérite, s'écriat-il, et il perdit connaissance.
(Conté par Julien Cruel, jardinier à Bruz.)
2* LB8 LOUPS-OAROU8
Les loups-garous sont des sorciers métamorphosés en loups par le diable, et qui sont forcés de courir le long des nuits par les champs, les chemins et les villages. Ils cherchent, dans les ténèbres, les croix des carre-
foura, mais ne peuvent en approcher. Cepen- . dant, 81 quelqu'un, en les frappant, peut faire couler leur sang, ils som désensorcelés et alors il leur est possible d'approcher du calvaire, dt l'enlacer de leurs bras, de dire des prières, et de recouvrer leur forme d'bomtne.
De jeunes garçons se sont amusés ù courir les campagnes la nuit recouverts d'une peau de loup pour effrayer les gens. Des malfaiteur! ont employé ce travesiissement pour voler et piller les habitations isolées.
Od se soLivient encore à Rennes de l'aven-
Depuis un temps immémorial, la vieille église de Saint-F.tienae, située sur la place coatiguê à la rue d'Échange, sert de magasin de campement à l'armée.
Jusqu'en 1841, un vieux cimetière a existé autour de l'église et était entouré de mura tombant en ruines.
En 1825, tout le quartier de la paroisse de Saint-Etienne fut rais en émoi par l'apparilîon d'un loup-garou qui, couvert de peau» de bétes, venait à l'heure de minuit, effrayer la
malheureuse sentinelle du campement, qui montait la garde à Tune des brèches du champ du repos.
La nuit de Noël, le loup-garou vint comme à l'ordinaire, pour faire peur au soldat, mais cette fois il eut affaire à un vieux troupier qui cria : « Qui vive! »
Pas de réponse.
Le militaire s'élança la baïonnette en avant et au moment où il rejoignit le promeneur nocturne, celui-ci lui dit : «Arrêtez, ne frappez pas, je suis un homme comme vous. ))
— Je ne connais pas d'homme de ton espèce répondit le soldat, qui lui enfonça son arme dans le flanc»
Le pauvre diable put cependant s'en aller ; mais comme la neige recouvrait la terre^ le lendemain on découvrit sa demeure en suivant la trace de son sang.
C'était un jeune homme de seize ans appartenant à une honorable famille de Rennes. Il mourut au bout de quelques jours du coup de baïonnette qu'il avait reçu pour avoir voulu jouer au loup-garou.
Oa chercha à cacher ce malheur, et les parents déclarÈrent que, mordu par u leur fiU avait sucoombi à ses blessures.
Les garous ne sont pas toupurs changés :a loups par le diable. On les voit quelquefoii ious la forme de chats ou de levreites.
Un soir d'hiver, au village des Biais, dang a commune de Bain, de nombreux paysans itaientréuuiadana uneétableoù chacun d'eux , de loupB'
garous ou
Quand ce fut le tour du père Pichard, le bonhomme secoua la cendre de sa pipe éteinte en la frappant sur l'ongle de son po manda : o Quelle histoire voulez-v(
— Le conte de votre chatte, s'écria-t-on de tous cfitéa.
— Ce n'est point i des tourmenta. Enfin,
a conte, mes enfants, qui m'a causé ben
puisque vous y tcn i cachemileries et sans
j'allais faire la cour ft
àe ne plus trouver ma femme à c&té de moi.
J'appelai : « Naoon I Nation I » Point de réponse. J'allumai la chandelle, il a']r avait personne dans la maison ; je trouvai ça biea
Je me rendormis, et le matin, lorsque je me réveillai, ma femme était à mes cblés.
— Où donc es-tu allée cette nuit ï lui demandais-je.
— Moi, dit-elle en rougissant; mais elle ne répondit pas.
Je n'insistai pas davantage; mais la nuit suivante, je fis le guet :
A minuit, plus de femme; mais dans la chambre une grosse chatte blanche faisant force ronrons tout autour du lit.
Un matin que ma femme faisait le méaagD, une araignée lui tomba dans le cou. Elle se sauva dans un cabinet pour se déshabiller.
La curiosité me fît regarder par le trou de la aernire et je vis une chose bien surprenante: ma femme avait à la naissance du cou, pria
de lepaula gauche, une vaguement la forme d'u
marque rouge ayant le patte de chat.
J^avais entendu dire que les personnes qui couraient le garou portaient une marque sur le corps.
Or, Tabsence de Nanon, la nuit, cette patte de chat sur le dos, ne me laissaient plus aucun doute : ma femme courait le garou !
Je n'en mangeai pas de la journée, et je restai plusieurs jours à errer dans les champs comme un fou.
Je m'enhardis cependant à lui demander ce que c'était que cette marque qu'elle avait dans le dos. Elle ne répondit rien et s^en alla; ses yeux verts et brillants semblaient furieux.
La chatte de la Croix-des-Haies qui venait dans notre chambre la nuit, était trop grosse pour passer par le trou au chat, et j'avais bien soin, chaque soir, avant de me coucher,
de fermer la porte au verrou ; alors, comment s'y prenait-elle pour pénétrer dans notre demeure ?
Une nuit, étant encore seul dans mon lit, j'allumai la chandelle et j'attendis la visite de l'animal.
Vers une heure du matin, j'entendis grat-
la
ter à la porte et bientât je tïs la patte passi par le trou, atteindre le verrou et ouvrir '
porte ; j'éteignis promptement la lumiire.
Le lendemain, j'aiguisai une hache et j'ai
tendis la nuit. Même r mais j'étais là près du tn et aussitôt que la patte s de toutes mes forces.
J'entendis un cri hor leur qui me fait encori ait plus de quarante ans
Nanon fut trois jours et quand elle y revint,
La pauvre femme ne
anège que la t u , la hache au poîiif fît voir, je frappt
ible, un cri de diH frémir, bien qu'il de cela.
ans rentrer au logii ille avait une mail
Il la chatte de la Cn
11 n'y a pas un village, un hameau ferme de l'Ille-et-Vilaioe, où l'on ne du lutin, joueur de tours, tantôt bon, tanifl
mauvais, toujours capricieux. Tout le monde Ta entrevu ou a été victime de ses farces.
Au milieu de la nuit, le lutin ouvre les écuries, sort les chevaux, les enfourche et va les promener au clair de lune. Il les rentre avant le jour, les panse, les étrille et le garçon d'écurie ne se douterait pas, le matin, de ce qui s'est passé si les crins des chevaux n'étaient tressés par le lutin comme la chevelure d'une jolie femme.
On lui donne dans chaque canton les noms les plus divers: Maît'Jean, Petit-Jean, Martine, l'Éclaireur, Payenne, Payel, le Pilou, le mouton Birette, le Chat noir, la Jument blanche, la Levrette, etc., etc.
M. Didier, ancien instituteur à Poligné, m*a dit, — très sérieusement, — que lorsqu'il habitait ce petit bourg, il avait vu Payenne. Mais laissons-le parler :
« La foire du Petit-Fougeray, en Chanteloup, avait lieu cette année-là un jeudi, jour de congé pour moi. J'avais envie d'y aller, et mon voisin le boulanger m'avait ofiFert une place dans sa charrette, seulement pour éviter
OLK-LORB
la chale
jr, il voulait partir à trois h
eures du
matin,
orce me
fut donc de me
ever de
bonne h
Eure, et co
mme je pouvais m
e rendra
chez le
voisin en
passant par mor
courtU,
j'ouvris
la porte
qui y conduisait.
Dieu de
Dieu! i
en ai encc
re la chair de pou
e; car je
yia com
me ie vol
s vois, une grande
levretto
blanche
couchée
en travers de la porte qui|
me regardait d'un
air goguenard.
»Je r
eu lai jusq
ue dans la maison
et m'en
allai pa
r le bourg
afin d'éviter la r
né chante
bête qui
r\'étalt au
tre que Payenne
changés
en lévrier. »
Pct,-t-Iea
nJeLvtinde Bruz
Les -v
ieui habitants de la comn
lime de
Bruz se
souvienne
nt encore du père
Richard,
de Cicé
qui fut s
longtemps le co
rou' da
pochées
du mouli
de Chancor.
Cela
t lui, qui,
monté sur son bid
et, allai!
chercher le grain
chez les pratiques
et leui