I. Irez-vous encore, a. Sortirent de Teau
vèrent chez ellea, corrigées pour longteiBi d'aller ainsi courir la nuit.
(Conté par Fine Daniel, de la ferme des Hp; en Bruz).
:, qui habita^
Le Lutin des
Le nommé Jean Delan village de la Giraudais, Bruz, exerçait autrefois le métier de i entre Bruz et Guignen.
M possédait trois chevaux pour faire c viceet.aelon l'uaageétabli dans nos campagnes, il couchait dans son écurie. Son lit, composé de planches l1 peine équarnea, ëtaitaccrochsà uti mur à plusieurs mètres au-dessus du sol, de sorte qu'il fallait une échelle pour y monter.
Comme ses chevaux composaient tout son avoir et le faisaient vivre honnêtement, Jean les soignait de son mieuxelsansaucune préférence. Aussi, qu'on juge de sa surprise et de son inquiétude quand il s'aperçut que deux d'entre eux maigrissaient, tandis que le troisième était rond et gras comme une pomme.
11 n'en dormit pas la nuit suivante et enten-
dit un bruit inexplicable. Il lui semblait qu^on étrillait une de ses bêtes, qu'on ouvrait et fermait lecofiFre à avoine, et enfin qu'un cheval mangeait le grain qu'on lui donnait.
Le matin, il remarqua que le cheval gras avait le poil lisse et les crins de la crinière tressés.
Plus de doute, c'était le lutin dont Jean Delamarre avait souvent entendu parler.
Que faire ? Ma foi, le roulier coupa la crinière du cheval, ce qui devait, selon lui, empêcher le lutin de le monter et de l'aller promener dans les prés, comme il le faisait sans doute pendant le sommeil du maître.
Delamarre ne tarda pas à se repentir de .ce qu'il avait fait. Quand le lutin fut pour tresser la crinière de son cheval favori, et qu'il ne la trouva plus, il devint furieux. Il gravit les échelons de l'échelle conduisant au lit du roulier et se mit à le pigaler^ de telle façon que le lendemain le pauvre diable eut le corps brisé, moulu, et qu'il fut dans l'impossibilité de se livrer au travail.
La nuit suivante, il en fut de même.