‹ Folk-lore de l'Ille-et-Vilaine: De la vie à la mortChapitre 38 sur 46 · LES MALADES · texte numérisé non relu

LES MALADES

Lorsque Tétat d'une personne dangereusement malade reste stationnaire, on invoque saint Guinfort. On fait brûler un cierge en son honneur et, s'il est possible, devant son image, pour qu'il amène un changement, soit en mieux, soit en mal. On dit en allumant le cierge :

Saint Guinfort, Pour la vie ou la mort.

Lorsqu'un malade est en danger de mort pendant la nuit, comme la visite d'un mé-

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— Je vais vous faire une ordonnance, et vous irez au bourg chercher des remèdes chez le pharmacien.

Le médecin qui n'ordonne pas de prendre des boutet liées est un mauvais guértssoUf on ne va pas le chercher deux fois.

Notre paysan effrayé tout de même de Tétat de sa bonne femme, qu'il aimait à sa manière, s'empressa d'aller quérir les médicaments, qui, supposait-il, devaient la guérir.

Malheureusement il rencontra dans le bourg des amis auxquels il fit part de ses peines et qui, pour le consoler, l'emmenèrent au cabaret.

Comme le chagrin était réel et que le bonhomme pleurait toutes les larmes de son corps, on le fit boire tant et tant que la journée s'écoula sans qu'il songeât à rentrer chez lui.

Le soir venu, il partit cependant pour son village, et lorsqu'il arriva, on lui apprit que sa femme était morte.

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