LES RELIGIEUSES
Les sœurs de Bon-Secours dont nous possédons une maison à Rennes ont pour mission de soigner les malades gratuitement, s'ils n'ont pas de fortune, et de ne pas taxer les familles à Taise ou riches. Elles acceptent ce qu'on leur donne.
Parmi leurs règles en voici quelques-unes qui méritent d'être citées :
La religieuse qui veille un malade couche
mode que cch n certain temp
dans sa chambre, sur un lît.aprùatil prendre unvttement plus c de la journce.
Elle ne peut rester plus < près de la mâme personne.
Lorsque celle-ci vient ù n relieicusc accompagne la première ù l'entei renient en tête du corièBC. Les funéraitlt terminées, elles doivent rentrer imtnëdiatemet à la communauté sans avoir de plus longu( relations avec la ramillcdu défunt.
Les religieuses de Bon-Secours ret leurs vœux ù une fête de vierge désignée pot tout l'Ordre, et cela partout où elles
Tous les deux ans, elles vont à u la maison mère, retraite quidurc huit jours pendant tout ce temps elles ne doivent parle ni même lire une leltit: avant la fin du chai du Te Deum qui termine la miss
Contrairement à ce qui se passe pour li prêtres, qui ont quelquefois de superbes ton
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beaux élevés par la reconnaissance publique, les religieuses n'ont qu'une simple croix de
bois sur laquelle, souvent, leur nom de famille n'est même pas écrit.
Autrefois certaines religieuses cloîtrées, notamment les Ursulines, étaient, aussitôt après leur mort, revêtues de leurs vêtements, puis attachées sur une planche et recouvertes d'un drap mortuaire.
Pendant la messe, le corps était déposé dans le chœur cloîtré de la chapelle. Après l'office, il était porté au cimetière dépendant de la communauté, où on le faisait glisser dans une fosse au fond de laquelle se trouvait un fagot pour tout cercueil.
La prise d'habit est la première cérémonie des religieuses.
Voici comment, ordinairement, elle se fait chez les religieuses cloîtrées.
Le prêtre dit à la prétendante :
— Ma fille, que demandez-vous ?
Elle répond :
e demande au Seignstt
Dieu tout le temps de
cierge
allui
entre les mainsa ain du célébra
Ce dernier enlève !e mouchoir qu'elle a cou, lui pose un voile sur la tète, l'informe qu'elle cessera de porter son nom, et eilfia lui donne sa bénédiction.
Après la messe, la nouvelle novice donne le baiser de pain à la supérieure et à chacune des
La supérieure et l'assistante la font marcher devant elles, tirent le rideau aX ferment la grille.
La pro
ession est une cérémonie vraiment
impressio
uanlc :
La nov
ce à gcnouK, au milieu du chœur.
ayant à se
dit ù haut
e voix :
-Je de
mande pour l'amour de Dieu d'ôtre
reçue ù la
ainte profession.
Le célébrant répond : Avez-vous fermement établi en votre cœur n'étant point contrainte? Vos habits vous sont conservés et voici le le voile de la Congrégation. Choisissez.
— Je me suis volontairement dépouillée des robes mondaines. Jamais, avec TaideDieu, je ne les reprendrai.
Le célébrant à la supérieure : — Vous avez entendu, ma mère, la demande de cette sœur.
A-t-elle le consentement de la Congrégation }
— Oui, par la grâce de Dieu.
La novice prononce alors les paroles de la profession.
Le célébrant lui met la croix au cou et lui donne le voile en disant • — Ce voile, sera sur vos yeux contre tous les regards des hommes, et une marque sacrée afin que voua ne receviez jamais aucun signe d'amour que celui de Jésus-Christ. Ma sœur, ajoute-t-il, vous êtes morte au monde et à vous-même, pour ne vivre plus qu'à Dieu.
Les deux assistantes la recouvrent d'un drap, et les sœurs disent alternativement le De profundis.
île, et dit :
Le eé\£i>raot iecte Ae I
vou« d'eatrt le* morts et Jéau»'Cb.
illuminera.
Lca deux aiaisl^ntet découvTcnt ^i reçMI le cîcrge que le prêtre loi <
I^ DiCMC est easuite célébrée.
Nou» devant i l'obligeance de deux dame»
4* Renne*, le* rÉciu tuivanta d'une prise d'Iubiu cl d'une profesninn.
I* U jt, février 188; prise d'habit de Mlle de S... BU Sacr^-Cxur de Rennes, ordre non cliAlrt.
» Dan* le ch<iur. l'archevii^ue préside as- ■iaWd'un vicaire ginirul.
n Un r'l:rc j^uite (le Sacré-Cceur étant d(Ç l'ordre d»Jé(uite*) fait le ecrmon d'usage.
» l.e pJ:re,la mire, la famille et les ami»
it Au milieu, davant l'autel, est un prie- Df«u pour la novice, et de chaque cAté ont été
placées des chaises pour la supérieure de Rennes et la supérieure de Conflans où se trouve la maison des novices.
» Viennent ensuite les élèves avec leurs voiles blancs, les religieuses dans leurs stalles et les invités.
)) La jeune fille fait son entrée en toilette de mariée, donnant la main à la supérieure de Conflans qui, après l'avoir conduite à la plaee qu'elle doit occuper, va se placer à sa droite à une certaine distance.
)) L'archevêque chante le Vent Creator,
» La supérieure de Conflans conduit la postulante à la balustrade de l'autel du côté où se trouve sa famille. La jeune fille s'agenouille et l'archevêque lui pose sur la tête le voile blanc et prononce quelques paroles élogieuses à l'adresse de la famille qui a un grand nom, rappelant des souvenirs historiques.
)) Ensuite la novice accompagnée des deux supérieures^ quitte la chapelle pendant quelques instants et revient avec le costume des religieuses. Elle assiste à la messe et communie.
Il Après ta cérémonie, elle reçoit ses parents amies au parloir et leur dit adieu, o
1' Profession d'une religieuse cloîtrée su couvent de la Visitation (ordre enseignant), juin 1883.
a Les grilles étaient ouvertes et on voyait dans la chapelle toutes les élèves habillées de blanc, puis les novices, et au fond les religieuses cachées sous leurs longs voiles noirs.
H La novice était une jeune fille de a9 an*,
s parents et amis
à la cérd-
H Le prêtre fit un sermon après lequel deul religieuses apportèrent, dans des paniers, des cierges qu'elles offrirent aux autres religieuses.
» La novice demanda à prononcer ses vœux de pureté, de pauvreté et d'obéissance.
n Le prctre demanda a la supérieures! cette jeune fille n'avait pas èti contrainte et si elle était digne d'entrer dans l'Ordre.
» La réponse fut affirmative.
» La supérieure et une autre religieuse vinrent alors s'agenouiller près de la novice qui avait encore à ce moment le voile blanc.
)) Elle prononça ses vœux d'une voix émue, puis on lui remit un cierge entre les mains.
)) Le prêtre lui passa autour du cou la croix qu'elle devait à l'avenir toujours porter avec amour et respect. Il lui mit ensuite sur la tête le voile noir qui devait la dérober aux regards des hommes. Ensuite le célébrant lui dit: « Vous êtes morte au monde et à vous-même. »
» Après ces paroles, elle se plaça sous le drap mortuaire et les religieuses chantèrent le De profundis.
)) On lui mit une couronne de roses blanches sur la tête, et une jeune fille, parente ou amie, offrit à tous les assistants les fleurs d'une corbeille qui avait été placée, pendant la cérémonie^ devant la jeune religieuse.
)) Celle-ci communia seule, à la messe dite à son intention.
)) Après l'office, eut lieu la bénédiction du Saint-Sacrement.
1) La nouvelle relïgl Elle
doDaa le baiser de : la communauté.
coastamment le voile i aux autres religieuses.
Les membi ques affiliés doivent
:s du tiers-ordre sont des laï- I un ordre religieux doot ils les usages. Ils sont astreints à prières chaque jour et à communier au moins quatre fois l'an. Ils participent ainsi auv avantages spirituels de l'Ordre. Comme ils ne peuvent en porter le costume, ils ont BÏmplement le scapulaire et, autour des reins, une corde nouie qu'ils conservent même après leur mort. Ils s'occupent de bonnes
celle-ci un banc spécial appelé banc des f abricieus.
En outre, ils ont l'honneur de porter aux fêtes-Dieu les flambeaux allumes qui entourent le Saint-Sacrement.
Aux grandes fêtes de l'année, ou au moins une fois l'an, il est d'usage, après la grand'messe, de réunir dans un dîner au presbytère, les membres du Conseil de fabrique.
Les marguilliers sont les fabriciens désignés pour établir le budget de la fabrique et s'occuper des recettes et des dépenses.
Les trésoriers sont au nombre de deux dans les petites communes, et de quatre dans les communes plus importantes.
Leurs fonctions consistent à faire les quêtes pour Tentretien de l'église et les fidèles défunts, et à distribuer le pain bénit. Dans certaines paroisses et, notamment à Saint-Sulpice-des- Landes, ce sont les personnes qui font don du pain bénit à l'église, qui le distribuent ellesmêmes à la grand'messe.
II y a le grand et le petit tréaorie
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Le bedeau, lui, est chargé de la propreld^^^^l
l'église et de sonner l'angelus.
Dans les bourgs où les jeunes
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instruites par des religieuses, ce son
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qui s'occupent de l'ornementdes autels, qui les |
parent de fleurs chaque dimanche, e
qui con- ■
fcctionnent la crèche de Noël. A àih
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ligieuses, ce SDnt des dames, ou d
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selles pieuses qui se chargent de ce
Les sonneurs de cloches ne sont
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que le dimanche et lus jours de fêtes et sont, |
par conséquent, peu rétribues; au
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avoir sonné presque sans cesser
outledi-
manche de la Toussaint, et Je lenden
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des morts, vont- ils ii domicile, faire
une quête
à leur profit chez tous les habitants
L<i Quenouillée
Dans un certain nombre d'église
s de com-
inunes rurales, on présente encore
ux étran-
gères qui assistent pour la première fois à la messe la quenoutllée.
Elles la touchent et donnent une pièce de monnaie comme offrande.
A Bruz, la quenouillée est présentée le premier dimanche de Tannée à toutes les femmes de la paroisse, parce qu'elle est Temblème du travail. Jadis on faisait toucher aux hommes une petite charrue.
Dans le principe la quenouillée se composait tout uniment d'un roseau recouvert de filasse attachée avec un filet. Aujourd'hui, ce n'est plus qu'un bâton enrubanné.
A Bréal-sous-Montfort^ au commencement de chaque année, on fabrique avec un roseau et de la filasse une quenouillée monstrueuse. Elle est l'objet d'une fête et on va la voir par curiosité.
Les fermières, lorsqu'une de leurs génisses doit faire son premier veau, s'en vont à l'église promettre à la Vierge une moche de beurre du lait de la mère vache.
Après les récohes, on parle aussi s de la Vierge des gerbes de blé, de ch.
lin, et lorsqu'on tue un cochon, un
Ainsi qu'il a été dit. ces provisioas sont dues aux enchtrea à la porte de l'égli
rii
le de la
Onappelle Pùle-geiiouailles\ celui ou celle qui fréquenta assidûment les églises et qui reste longtemps à débiter ses péchés dans le confessionnal.