I. On appelle aninemtMs les proooitici de la
Au même instant, sa faucille vint à lui échapper des mains. Elle se baissa pour la prendre et lorsqu'elle se releva, il n'y avait plus rien, la vision avait disparu.
Un pressentiment la saisit, elle eut peur et retourna en toute hâte au village où elle apprit que son amie était morte, au moment même où elle Pavait aperçue sur la pierre.
(Conté par Marie Niobé elle-même.)
En 1896, une jeune fille de vingt ans, Marie Quinton, se mourait de la poitrine, à la Croix- Madame, dans la commune de Bruz.
L'une de ses amies, Marie Patard, allait la voir souvent, et un soir qu'elle revenait de lui porter un peu de ragoût, elle aperçut au-dessus d'un vivier, près duquel elle passait, un cierge qui s'allongeait d'une façon démesurée et qui montait vers le ciel.
— Ah ! s'écria Marie Patard, ma pauvre amie va mourir ! Et elle se sauva effrayée.
Ayant raconté sa vision à la mère de la malade, celle-ci fut assez imprudente pour dire à
ea fille : h Marie Patard avu ton avènemeni. i — Alors, c'est inutile de me soigner, dit la pauvre enfant, car je vais mourir. Et, ene&et, quelques iours après, son âme quittait la
(Conlé par
: Paiard, de Bruz, Agée de
Un lundi, de bon matin, une jeune fille de Bruz, nommée Victoire Bazilc, qui s'iitait gagée pour faire la métive du côté de Chava^ne, s'en allait à sa iournée.
e était
t elle I
dit:
a Si je pouvais traverser la rivière à gai, serais bien plus vite rendue, n Elle se trouvait à ce moment au bas du bois de Cicé, face le lieu de Fond, en Chavagne.
Elle entra dans l'eau sausécouter les conseil» d'une femme qui passait par là, et qui lui cria ; « Ne t'aventure pas dans la rii.-ièrc, elle est, à cet endroit, pleine de caves que cbent les nénuphars, tu vas te noyer. »
Rien ne put arrêter la jeune imprudente qui s'avança dans les herbes.
La femme, elle, continua son chemin pendant dix minutes environ, lorsque tout à coup elle entendit : « A moi, au secours, je me noie. )) Elle revint au galop sur ses pas, mais malgré toute sa diligence elle arriva trop tard : Elle aperçut au milieu des herbes une robe qui, hélas ! ne recouvrait plus qu*un cadavre.
Une amie de la morte, Joséphine Daniel, de Bruz, avait entendu son avènement dans la nuit.
D'abord elle perçut le bruit d'un pot qui tombe par terre. « C'est le chat, » dit-elle.
Un autre bruit plus fort la réveilla un instant après. Cette fois c'était comme un vase qui tombe et qui se casse.
« 11 va tout briser, » pensa-t-elle.
Puis enfin elle entendit comme la respiration d'une personne qui étouffe, et elle crut encore que c'était l'animal qui léchait des assiettes.
Quand elle se leva le matin il n'y avait ni pots renversés, ni brisés, ni chat dans l'appartement.
Elle apprit presque i petite amie, et ne douta plus que avènement qu'elle avait eutendu.
(Contf par
village du Hoi
n Brui.l
M. Hy, percepteur à Maure, reçut uni dans cette localité, une lettre lui que l'un de ses htres, habitaat Ucnncs, était mourant- Cette nouvelle l'impreasionna \ ment. Il partit aussitôt pour l'aller voir.
En patsant au milieu d'une lande, lo:
luute habitation, il cnivndit, mais très distinctement, sonner des ijlas cC le chant des prftrcs conduisant un mort au ctmetiire.
Lorsqu'il arriva à Kenneu, un amî qui était allé l'atlcndre sur la route de Uedon, lui apprit que «on frire Était mort, juste h l'heure où il avait eu l'hallucination qui précède.
I.U femme Ouugenrd, du village du Champ- G^on. en Bru^, muurut vers la Toussaint d« •8,1.
Au moment où elle expirait, son filleul qui demeurait au Calhoët dans la même commune, entendit de son lit un bruit effrayant qui lui fit supposer qu'on venait de briser un chaudron de fonte qui se trouvait sous la table.
(( Qu'est-ce qui a cassé le chaudron ? )) s'écria-t-il.
Le père du jeune homme se leva et ne trouva rien de brisé.
Le filleul seul avait perçu le bruit. Son père et sa mère qui n'étaient pas parents de la morte n'avaient rien entendu.
Au mois de février 1852, la femme Gruel, de Bruz, était enceinte de son quatrième enfant lorsqu'elle eut une vision étrange :
Une nuit elle se réveilla en sursaut et fut bien étonnée de voir sur sa table une chandelle allumée qui éclairait la pièce comme en plein jour.
Mais son étonnement se changea en frayeur, lorsqu'elle aperçut une jeune femme berçant