‹ Folk-lore de l'Ille-et-Vilaine: De la vie à la mortChapitre 43 sur 46 · FOLK-LO · texte numérisé non relu

FOLK-LO

RE DE l'ilLE-8T-V1LAIP

un nouveau- né

dans ses bras, en se

nant autour de

cette table.

Elle voulut r

éveiller son mari cou

hé près 1

d'elle et n'y pa

vint pas, bien qu'elle

e pinçât ■

si lortement q

ue le lendemain il a

vait des ■

marques sur le

bras et au côté.

Son effroi n

eut plus de bornes, lorsqu'elle |

vit le fantôme.

berçant toujours son

enfant.

s'approcher du lit et s'accouder pie

s de son

oreiller. Elle

perdit connaissance,

et lors-

qu'elle revint

k elle, la vision avait

disparu

Et la chambre

était dans l'obscurité

la plua

coœpU-tE.

Le lendemai

1 matiD, le mari mis

au cou-

rant des événemenis de la nuit, dcc

lara nV

voir rien vu,

rien entendu, ni même senti |

les ongles de s

a femme.

Une certaine

tristesse, et même ce

mme un 1

pressentiment

de malheur s'empa

a de la 1

pauvre Gruel

qui, quelques temps

près, en I

traversant le c

metière de Bruz, afin

d'éviter ■

un détour pou

aller porter du linge

à sa re- 1

passeuse, fit u

ne chute grave.

^^^^^ Elle

un enfant sur le bras.

il avait 1

plu, ses sabots étaient usés, elle glissa et tomba lourdement sur le derrière.

Le résultat de cet accident fut qu'elle mit au monde un enfant mort.

La vision qu'elle avait eue devint, à ses yeux, Tavènement de son malheur.

Une dame de Vitré avait sa mère fort âgée qui habitait Paris. Elle n'avait pas eu de ses nouvelles depuis longtemps et ignorait qu'elle fût malade.

Une nuit, vers onze heures, la dame de Vitré fut subitement réveillée par un carillon interminable de sa pendule, qui ne cessa que lorsque le ressort fut complètement détendu, puis la pendule s'arrêta.

Le lendemain matin, elle apprenait, par dépêche, la mort subite de sa mère, et elle sut, par lettre, que celle-ci était décédée, eicactement à l'heure à laquelle la pendule s'était mise à sonner.

L'horloger appelé pour remettre la pendule

à marcher, déclara qu'elle n'avait absolument besoin que d'êlrc remontée.

Il y avait autrefois au château du Gué, dans la commune de Servon, une dame Courteille qui (:taic fort malade.

Un soir, l'un de ses voisins, le pire Rucber, ijui habitait le Pignon hroulu, entendit cKu lui, trois coups frappés sur un colTre, pui lui sembla que quelqu'un marchait autour de sa table et cependant il ne voyait persoi

Un autre soir qu'il sortait de l'église tendit les os de l'ossuaire s'entrechoquer et même sauter dans le cimetière. Le bedeau fut obligé de barricader le charnier et d'attacher la porte avec des cordes.

Madame Courteille avait ctii emmenée du château du Gué, mais l'on apprit sa mort quelques jours après.

Joseph Lancelot, Péan, ave

■ier à la mine de Pont la foret de Laillé pou

u Pigeon vcrt,oCiilhi

bitait avec sa mère malade depuis plus de sept ans.

Trois soirs de suite^ il vit dans un creux d'arbre, une vierge qui s'éloignait de lui au fur et à mesure qu'il en approchait, sans pouvoir la rejoindre.

Effrayé, il cessa de traverser la forêt n'hésitant pas à faire un long détour, et à passer par le bourg même de Laillé.

Il raconta à des camarades ce qu'il avait vu et la peur qu'il en avait éprouvée. Ceuxci se moquèrent de lui et proposèrent de l'accompagner. 11 accepta et deux autres ouvriers mineurs et lui, se rendirent le lendemain soir, qui était un dimanche, dans la forêt de Laillé, à l'endroit de l'apparition.

Tous les trois virent la vierge qui s'éloigna d'eux. Cependant Joseph Lancelot parvint à l'approcher et il entendit distinctement ces paroles : « Rentre chez toi au plus vite, si tu veux voir ta mère vivante. »

Le pauvre garçon courut au galop chez lui, où il trouva, en effet, sa mère à l'agonie.

!8o FOLK-LO

Une fille d',

Lin village de Bruz, qui (^^^^|

alltleunsoirai.

-:./;/o,'.àuncass.

grande^^^^H

tancE de chez c

iUe, rentra tardd:

En approcha

ml de la demeu

rentB elle vit i

Lin drap de lit f

«Tiens, dit-cil.

c, sont-ils étonnants de n's^^^^|

pas ramassé ce

; drap. 11

Elle le prit

et remarqua qu'

était b^^H

coup plus fin

que les leurs. «

Page 1