LES FILLES DU SEIGNEUR DE MAYRAC
Las guerres son cridandes La baïg aii païs la mè,
La dondondaine, La baïg aii païs la mè,
La dondondè.
Ossau qu'a u gétilliomè, Très fillettes n'abè, La dondondaine, etc.
S'en ba t'a la purmére :
. . —Ma fille, bos-y allé?
La dondondaine, etc.
CBAXTS POPULAlfiES DE LA VALLÉE D*OSSAU 85>
— N^Qî. nauï, mou père, Ta la guerre nou irai.
La dondondaine^ etc.
S'en ba Jeanne la bère :
— Ma fille, bos-yallé?
La dondondaine, etc.
— Oui, certe, oui, mon père, Ta la guerre you irai,
La dondondaine, etc.
Dat me boste cabale, La qui sab bataillé, .
La dondondaine, etc.
Baillât me bostes armes,
Las que tienetz deii rei,
La dondondaine, etc.
BaillatTne u petit page Qui siè fldéou à moi,
La dondondaine.
Qui siè Ûdéou à moi
La dondondè.
Simon Lassousse m'a dit connaître cette chanson que j'ai transcrite comme les précédentes du cahier que m'a confié M. Lanusse. Cette chanson, dont il manque sans doute beaucoup de couplets, est une variante du romance portugais Donzellaque vai'àguerra et d'un chant du nord de lltalie publié dans les Canti monferrini (p. 54) et dont M. Nigra a donné plusieurs leçons ^ Ces vers de l'une d'elles rappellent bien le début de nos couplets béarnais :
Lo re rha scrit naletra,
Na letra sigila :
Bon vej de sesanf anni L'ha dandè e fe '1 solda.
< Voir sur cette donnée notre Romanceiro^ p. 1, et la note à Ufia du volume. Voir aussi une version publiée parMilà y Fonlanals, nu- Bi^ 225, de son RomanceriUo catalan.
96 CHANTS POPULAIRES DE LA VALLÉE d'OSSAU
— « Gosa piorejvo Padre,
Gosapiorejvo vojî
Dej-me'n caval morelo
Ch'a m' possa ben porté ;
E dej-med'un bon page
Gh e mi possa ûde. »
(Fascicolo III, p. 96.)