LE PRISONNIER DE MARMANDE
A la tour de Marmande, Très personniers y avaient: Are ne va le visiter Sinon très boenes filles, Boenes à marier.
La una porte le boire, Et l'aùte le manger, L^aiite chemise blanche, Pour le galant changer.
— Que si conte, ma mie.
Que si conte de mei ?
— Que si conte aiite cosa.
Galant mouri calé.
— Usque can y ou mouri, Alarge moi les pieds.
Quand le galant fut large
Dans Taygue s'arrouché,
A4a primera aurnada.
Dans Taygue s'enfonce ; A la segunda aurnada, Le galant retourné.
(Simon Lassousse.)
Cette chanson n'est pas inconnue dans Tancien département de la Moselle ; elle a été, par moi, recueillie à Coume, qui jadis dépendait de la Lorraine, seulement là Nantes remplace Marmande, et cette
version n'offre, bien entendu, aucun vestige du patois béarnais.