DUNOIS
Près las tours de Marmande Y a u genlîou guerrier,
Landeridette, Lou charman Danois, Landeridè.
Las dames de Marmande Que li ban saludè,
Landeridette,
Que U ban saludé,
Landeridè.
« Nous qu'eb ofTrim de roses Couronnes de laiirè,
Landeridette,
Couronnes de laiirè,
Landeridè.
Marche à Dax et Bayonne, Tous angles bataUlè,
Landeridette, Adieu, charmant Dunois, Landeridè. »
Cette chanson, provenant du cahier de M. Sacaze, est aussi connue de Simon Lassousse. Cette épithète de charmant donnée à Dunois nous a d'abord fait craindre que ces couplets ne fussent qu'une réminiscence, de la romance si connue, dont sous l'Empire on avait voulu faire un air national. Ils paraissent pourtant bien réellement populaires et nous nous demandons si ce n'est pas plutôt cette chanson tout abrupte qui
Sii^MdonnerViàéedajeuneeûbeau Dunois^ dontrauteur était un Ossalois, le comte Â. de Laborde. Danois, cependant, n'était pas beau, au contraire; mais en 1450 il fut en effet envoyé en Guyenne pour y combattre les Anglais. Il les chassa de Mont-Guyon, de Blaye, de Fronsac et de Dax, et assiégea Bayonne qui se rendit.