‹ Folklore bourbonnaisChapitre 8 sur 11 · K5G»4>OC**K'^*K'3<*«S»0<**K · texte numérisé non relu

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Sobriquets. Dans le tome VII, de l’histoire de l’Académie royale (i), se trouve une intéressante étude ayant pour titre : De l'autorité que les sobriquets ou surnoms burlesques peuvent avoir dans l'histoire. L’auteur, dit en effet : Rien n’est à négliger dans l’étude de l’histoire, les termes les plus bas, les plus grossiers, les plus injurieux, et qui semblent avoir été le partage d’une vile populace, ne sont pas pour cela indignes de l’attention des savants.

En effet, parmi ces termes, dans ces appréciations qualificatives, jaillit souvent l’esprit d’un peuple. Tout le monde sait que le peuple juge brutalement, mais avec vérité, lin reste d’histoire demeure souvent attaché à ces qualificatifs de personnes ou de lieux dits. Les

(i) Edition Panckoucke, p. 3o5.

pauvres métairies de Brame-faim, celles de Tout-y-faut à Charnelle, à Liernolles, à Loriges, étaient de malheureux domaines privés de chemins, et étendus sur de bien ingrats terrains, mais aujourd’hui, par suite des améliorations survenues dans l'industrie agricole, deux de ces domaines, en changeant de face et d’aspect, n’ont point voulu rester sous leurs anciens noms, ils s’appellent actuellement : Rien n'y manque.

Les grands personnages n’ont point été à l’abri des critiques populaires. L’Empereur Barberousse comme le Pape Sergius IV, étaient appelés : Groin de cochon. Conrad de Pologne était désigné sous le nom de Pied de tortue; n’a-t-on pas assez chargé de ridicule Chabannes La Palice, l’un des héros de son temps?

Il est vrai de dire aussi que la trivialité a beaucoup diminué l’intérêt que présentaient les sobriquets.

Le Bourbonnais, par sa position au centre de la France, adossé aux monts d’Auvergne et du Forez, resserré entre la Loire, l’Ailier et le Cher, a conservé en partie ses qualificatifs typiques .

Aucune province n’a échappé à la malice populaire :

Bourguignon salé,

L’épée au côté,

La barbe au menton Saute-Bourguignon.

Le Berrv, l’Auvergne, la Bretagne, l’Orléanais n’ont-ils point reçu les coups de griffe de tous. Par charité, oublions ce qui se dit des Normands.

Leroux de Lincy disait :

Pitié de Lombard,

Labourt de Picard,

Humilité de Normand,

Patience d’Allemand,

Orghèse de François Loyauté d’Anglois,

Devocion de Bergognon.

Ces huit choses ne valant pas un bouchon.

Et du Bourbonnais que n’a-t-on point dit :

Ncvers le riche.

Saint-Pierre le Pauvre.

Moulins l’orgueilleux.

Bourbonnichons habit de velours, Ventre de son.

Beaucoup de noms sont dus à la nationalité, à la conformation du corps, d’autres à des causes naturelles, anormales, au terrain, à la contrée, aux productions particulières du territoire.

Les Pays : L’Anglais; Polonais; Le Suisse; Vallée; Montagne; Forêt; Dubois; Bois; Lavoine ; Pays, etc., sont assez communs en Bourbonnais.

Les qualités : Lebon; Lenoble; Esprit; Conscience, etc.

La nature : Bossu ; Le Bossu, Lelong, Grand ; Petit; Gras; Court; Lecourt; Lelarge; Bancal; Legroing ; Lebègue ; Leblond; Roux; Leroux; Rousseau; Lemuet; Lesourd; Blanc; Leblanc, etc.

Position : Roy ; Leroy ; Reine ; Marquis ; Prince; Leprince; Duc; Leduc; Comte; Baron; Prieur; Labbé; Chanoine; Vicaire; Riche; Bourgeois, etc.

Métiers : Chantre; Chantemesse; Leprêtre ; [.artilleur; Couvreur; Mercier; Letourneur; Tonnelier ; Tuilier; Fournier; Boulanger ; Carrier; Masson ; Huilier; Boitier, etc.

L’état militaire a laissé beaucoup de sobriquets devenus noms propres : Généraux; Cuirassier; Dragon; Lecolonnier (de canonnier);

Tambour; L’Artilleur; Musicien; Capitaine; Major; puis les noms des campagnes faites par les soldats : L’Algérien ; Mazagran ; Marengo.

On rencontre fréquemment : Donadieu ; Chapelet ; L’Archevêque, etc.

Beaucoup de sobriquets ont été donnés aux enfants d’une même famille, portant les mêmes prénoms; dans notre voisinage, il y a cinq garçons, tous s’appellent Gilbert, de là, forcément des sobriquets sont donnés, empruntés à la nature, au caractère de l’enfant ; et c’est précisément ce surnom qui remplacera le prénom, ils sont d’ordinaire malveillants, accusent plus un défaut qu’une qualité; ces noms dérisoires disparaissent un peu. Nous avons connu des : Martin-Sec; Martin-Hoppe : Mal-en-Pieds; Guillot-la-Chique ; Quat’ Gobilles ; Jean-du- Riage; Jean-du-Coin ; Foucaud-de-l’Orme ; Foucaud du Petit-Ris; Francois-du-Creux ; Gilbert-de-la-Croix, etc.

D’une petite fille espiègle : Quelle Gazille.

Le quartier Chavaux, aujourd’hui rue de Decize, était essentiellement habitée par une population d’honnêtes jardiniers, dont le métier était rude, il fallait chaque jour aller au champ éloigné parfois d’une lieue de leur demeure, et par tous les temps, on les appelait des Peine-à-

vivre; et des Sac-à-rots, ce terme méprisant est loin d’avoir disparu.

Nous donnons quelques sobriquets donnés à l’ensemble d’une population de Paroisse.

Agonges. Les fouetteux d’bonne viarge.

Aubignv. Mangeux d’sanciaux.

Bagneux. Qu'à fesant la pompe (i) sans beurre ni œuf.

Billy-en-Billezois. [.es honnêtes femmes. . . . n’y portent que sept mois.

Chantelle. Les culs tarroux (désigne que les gens sont riches, ont des terres à eux).

Commentry. L’auberge de Trousse-Cotte.

Cressanges. Les Musards.

Moulins. Les cornards de Moulins, cette sa' tire se voit sur une ancienne bouteille en faïence de Nevers, au musée départemental de Moulins (2).

La Ferté-Hauterine. Les Bedrins et les Baragots (voy. ces mots).

Huriel. Les toqués d’Huriel, ce nom leur a été donné à cause du nom de Toque que porte le donjon de cette localité.

Coquatier, nom qui se donne aux maris qui

(1) Galette.

(2) Vitrine M. N° 36q du catal, 11e partie.

s’occupent des affaires du ménage ; il a aussi des synonymes dans Brelaud, Jargeaud (voir Joubert, Glossaire du centre.

Soleil. Dans une prière à Saint-Hubert, contre la rage, on trouve ces mots : « Le soleil et la lune ont perdu leur clarté » cette évocation du soleil se retrouve dans une autre formule pour charmer le chancre :

« Chancre, chancre, par le soleil et par la lune, sors d'ici ».

« Quand le rameau est à la croix par le beau temps, c’est quarante jours de soleil luisant ».

« Il n’est pas de samedis en France, où le soleil n’y fasse sa révérence ».

Quand cet astre perce de ses rayons une nuée orageuse, et la divise, on dit alors que le soleil tire aux cordes.

Il est à remarquer que le soleil pénètre beaucoup moins dans les traditions populaires que la lune.

Songes. Dans notre province, les songes sont peu interprétés, et l’esprit populaire est très sceptique à leur sujet, on n'y croit plus, et depuis longtemps.

Sorciers. Nous en avons déjà parlé beaucoup, c'est un sujet intarissable et des plus complexes. Il est un personnage trop important dans le Folk- Lorisme pour ne pas avoir sa biographie ici.

Notre ami E. Gilbert a depuis longtemps esquissé leur silhouette ; il était bien placé dans son officine de pharmacien pour les apprécier, en contact avec eux presque chaque jour, il a pu scruter leur âme, les comprendre mieux que tout autre ; ils étaient incompréhensibles, quand ils lui présentaient une ordonnance à préparer; et il a vu sur plusieurs d’elles: grou coiime inenoix de surface d’équilibre ! . . . c’était du sulfate de quinine. . . .

Ils sont très nombreux encore dans le Bourbonnais, dans les villes comme dans les montagnes, il y en a partout, et en assez grand nombre, ce qui permet de choisir. Seulement, ils sont spécialisés chacun dans leur art, et il n’est pas rare de voir deux sorciers en consulte au chevet d'un malade.

Cet homme qui a des secrets avec Satan est ordinairement redouté ; il profite de cette haute situation pour se faire craindre ; c’est la raison' majeure de son existence; et il s’impose alors comme un homme nécessaire,

Il est devenu conséquemment très autoritaire, et fier de ses connaissances, il fait lui-même sa réputation dès que le hasard l'a fait réussir dans certains cas pour lesquels il avait opéré, aussi, un bon sorcier gagne de l’argent.

Le bon sens n’est pas près de retrouver ses droits, et il aura encore longtemps à lutter contre les préjugés. Le sorcier n’est pas près de disparaître, et trop intéressé à la conservation des idées naïves du populaire, il vivra longtemps de son petit métier. De plus, il survivra aux efforts du progrès et de l’instruction pour cette raison, qu’un sorcier ne doit mourir avant d’avoir livré tous ses secrets à un autre afin que rien ne soit perdu de ce que lui-même avait reçu le plus souvent de son père. Le sorcilage est un héritage qui doit se transmettre de père en fils; les anciens ajoutent que tout ce qu’ils savent leur vient de leurs vieux parents, auxquels Dieu lui-même avait communiqué tous les secrets qu'ils possédaient, et les avait initiés directement à la grande kabbale.

D’autres, disent qu’ils tiennent leurs pouvoirs des saints et des saintes, et ils s’avouent franchement incapables de ne rien pouvoir faire sans leur intercession et leur secours.

M ais le peuple, malin, soutient que les sorciers ont pactisé avec le diable.

En 1227, une sorcière fut arrêtée à Saint- Pourçain en flagrant délit de maléfices; pour se justifier elle dénonça plusieurs personnes de qualité qui furent incarcérées dans les prisons épiscopales de Clermont. Hugues de la Tour était évêque de cette ville. Cette sorcière opérait dans une grotte en agitant beau d’un baquet; alors apparaissait un chat noir, les torches de résine s’éteignaient, une véritable débauche s’en suivait entre les couples qui assistaient pour recevoir l’aspersion de l’eau du baquet.

Etienne de Bourbon, dominicain, alors inquisiteur de la foi, fut chargé de cette cause ; il déclara que cette femme n’était qu’une vile sorcière, qui avait des rapports secrets avec Satan; elle fut condamnée au dernier des châtiments ( 1 ) .'

Chazaud, raconte l’histoire, arrivée en 1348, d’une sorcière de Gannat, condamnée; Pierre

(1) Lecoy de la Marche. Anecdotes historiques d'Estienne de Bourbon. Société d’histoire de France. Paris 1877. in-8° p. 022.

de Bourbon lui accorda rémission « rnehu de pittié » (i).

Le sorcier magicien est celui qui a lu beaucoup, il ne vit que de surnaturel et il se dit initié à la grande kabbale, il pratique avec les traditions des Arabes de l’Espagne. Il conjure par les Esprits, et il se place bien au-dessus du sorcier, du rebouteux, du rhabilleur, vivant d’expédients et dans sa responsabilité il y a du mytho-hermétique.

Il résulte une rivalité entre ces différents sorciers.

Il n’est pas rare de rencontrer, à la ville comme à la campagne, des personnes qui n’ont aucune prétention à être sorciers, et qui possèdent des formules pour arrêter instantanément une hémorragie naturelle ou accidentelle, pour guérir les ophtalmies, arrêter le flux de sang; un attouchement et quelques oraisons récitées devant le malade suffisent. Ces personnes sont très flattées quand on a besoin de recourir à elles. Elles n’opèrent que pour se rendre utiles, et avec le plus grand désintéressement.

(i) Bulletin de la Société d’Emulations de l’Ailier. Tome XIII.

Le cornemusier comme le meneur de loups sont sorciers d’office et d’origine.

Enfin les Gaulois avaient leurs Druides, les Romains possédaient les Augures et les Aruspices, et nous Français, nous avons leurs descendants, les sorciers.

Bâton de sorcier. La sorcière ne sort jamais sans son bâton, il est ordinairement en néflier, bois très lourd et résistant, le plus gros bout est en bas, et l’extrémité la plus mince est percée d’un trou dans lequel est passé un lien de cuir noué par sept noeuds, nombre fatidique ; ce cordon est passé dans le bras gauche afin que le sorcier puisse agir plus librement de sa main droite ; il ne doit jamais le quitter ; il est comme son auxiliaire.

Il faut bien se garder de toucher à un bâton de sorcier.

Il est facile de reconnaître dans ce bâton consacré, la survivance du bâton des augures, lequel, avec un sorcier du xxe siècle, ne pourraient se regarder sans rire.

Assistons un moment à l’initiation d’un sorcier, le fils du père V . . . de N . . .

Préparé par son père, il lui faut à 25 ans, pénétrer sous les arcanes du métier.

A minuit, un vendredi, il est seul au rondpoint des quatre chemins du bois; il s’étend à terre sur le dos, le corps tout couvert d'étoupe teinte en rouge appelée Bourrât ; il tient dans sa main gauche un énorme crapaud, puis il crie par trois fois : Diaul ! mot gallois-breton qui signifie : Diable. Après plusieurs invocations, le diable apparait, et c’est alors que se conclut le pacte infernal, l’échange de l’âme du postulant, contre la connaissance et les pouvoirs surnaturels que doit avoir un sorcier.

Les sorts. Ils sont nombreux, il y en a autant pour les gens que pour le bétail, nous avons vu déjà comment se jettent les sorts; voyons ce qui va se passer pour en enlever un et, cela tout récemment, aux portes de Moulins.

Le sorcier déclare que plus on sera généreux, plus il enlèvera le sort rapidement. Appelé au domaine de... à Yzeure, il examine l’étable dans laquelle sont les animaux ensorcelés ; il place sous le seuil une petite fiole d 'argent vive, déjeune très bien, il reviendra dans huit jours pour faire la levée du sort.

Le jour arrivé, il déjeune copieusement, déterrant la petite fiole, il la regarde anxieusement, et se fait apporter un réchaud rempli de

charbons allumés, il y verse le reste de la bouteille de vin blanc, qui lui avait été servie à déjeûner (le vin rouge étant interdit), et le fait bouillir en y jetant de la cannelle, de la coriande, quelques clous de girofle, de la muscade, une pincée de thériaque et enfin de l'éther sulfurique. Après dix minutes il jette quelques globules de mercure dans la casserole en ébullition, et à ce moment, le liquide s’enflamme au contact du feu, en produisant une flamme bleuâtre; regardez bien, dit-il, via le sort que s'en va ! O l’are 7 ti ben vu ! Oui, oui, s’écrie ensemble toute la maisonnée, rassemblée autour du réchaud; alors il s’écrie radieux : Oué fini, séyé ben tranquilles tousses, le sort à dévallé !

Goût de l’opération, un louis et deux bons déjeûners, la femme y ajoute une paire de poulets.

Ce sont surtout le ier mai et le 24 juin qui sont les jours préférés pour bien faire réussir le sort que l’on veut jeter.

Avec de la bonne corde de pendu, on peut jeter un sort, c’est le rebouteur ordinairement qui tient cet article .

On emploie aussi l’herbe du Saint-Sacrement (Drosera rotundifolia), cueillie dans la nuit du

23 au 24 juin, au coup de minuit. La brenote (barbares stricta) , est également employée ainsi que la sauge, l’hysope, le thym, l’imule, la grande berce, la menthe, la valériane, le trèfle à quatre feuilles, cueillis le ier mai.

La plupart des sorts se conjurent avec un petas, qui est un sachet en étoile rouge, que préparent les sorciers Ce petas contient du sel, sur lequel plusieurs oraisons ont été dites, ainsi que des formules magiques, puis, il est attaché entre les cornes et sur le front des bœufs, avec une corde ayant servi à lier des sacs de farine.

Pour rendre malades tous les animaux d’un domaine, celui qui leur en veut pénètre nuitamment dans la principale étable en y déposant un petit pot de grès, contenant un mélange de sel gemme, de crapauds pilés, du datura strammonium, du vieux oint, et si le méchant n’a pu le porter à l’écurie, il le jette dans l’abreuvoir des animaux (Beaulon et campagnes de la rive gauche de la Loire).

Enfin pour se préserver des sorts pendant toute l’année, il suffit, le premier avril, à la nuit tombante, de tirer trois coups de fusil dans la cour de la ferme, et de faire tourner bruyamment la roue d’un char, afin que ce bruit inac-

coutume fasse avorter les maléfices ou les sorts qui auraient pu être jetés sur le domaine.

L’Ensorcelée de Neuvy. Une pauvre femme de cette commune, qui vient de passer de vie à trépas, se croyait ensorcelée par son voisin auquel elle avait refusé de se vendre en voyagé (viager). Chaque nuit, elle entendait du raffut (bruit continuel) dans son grenier; les pierres du jardin de ce voisin se trouvaient chaque matin dans le sien ; puis elle ressentait des crampes d’estomac, parfois des crises nerveuses lui faisaient pousser des cris aigüs, et cela pendant des heures entières (i).

Elle fit demander son curé, et le pria de la désensorceler, mais il lui répondit qu’il n’y pouvait absolument rien, cependant elle y mit une très grande insistance en lui disant que c’était de la mauvaise volonté, et qu’elle savait fort bien qu’il était assez puissant pour la délivrer du sort que son voisin lui avait jeté.

Lassée de son médecin, elle demande La

Margot, un journalier de la commune de T .

et sorcier par dessus tout.

(i) Nous avons eu l’occasion d’assister plusieurs fois à ces crises.

Celui-ci arrive, examine bien l’ensorcelée, et il déclare de bonne foi que le sort était trop fort pour qu’il puisse l'enlever, que son pouvoir était au-dessous de la force de ce sort; nouvelles insistances de l’ensorcelée auprès du sorcier, nouveau refus.

La Margot a essayé, mais en vain, de réciter quelques formules et d’adresser des évocations!!! mais après trois jours, ses prières étaient demeurées sans effet. Cependant, avant de quitter la malade, La Margot lui indiqua un sorcier près de Decize ; celui-là, dit-il, est audessus de moi, il sera assez fort pour enlever le sort d'un seul coup. Le sorcier Morvandeau arrive à son tour, accompagné de La Margot. Tous les deux regardent fixement l’ensorcelée, et trouvent son état des plus graves. Une consulte eut lieu ensuite au secret, et mis de nouveau devant la malade, tous les deux déclarent que de leur vie, ils n’avaient vu de sort donné aussi fortement que celui-là ; cependant, ils vont commencer un traitement énergique.

Deux jours après, la malade succombait aux cris mille fois répétés de : Ote\-me donc mon s . sort.

Sous rERcés. Ils sont ordinairement très

recherchés, ceux surtout que l’on trouve dans cet état, leurs vertus sont plus efficaces que ceux que l’on percerait soi-même.

Les soldats qui reviennent des colonies, rapportent toujours de la monnaie de ces pays lointains, et qu’ils ont percée sur place.

Le sou percé est un talisman et aussi un porte-bonheur.

Beaucoup de pièces antiques, grecques et romaines nous sont parvenues percées à l’époque de leur émission. Nous possédons un didrachme de Philippe de Macédoine portant un anneau plat, en argent soudé à cette pièce, à l’époque où elle était en circulation.

Superstitions. Nous en avons déjà reproduit un certain nombre dans le cours de cet ouvrage. C’est surtout dans la partie montagneuse quelles se sont perpétuées ; les montagnards croient à la puissance surnaturelle; suivant eux, leur curé est possesseur de cette puissance, qu’il tient directement de Dieu ; de plus, ils le considèrent comme étant une partie de la Divinité, donc ses pouvoirs sont illimités. Il peut faire la pluie comme le beau temps, il commande aux éléments, il empêche les orages de se produire sur leurs paroisses ; ils jugent

de la qualité de leur curé par le temps qu’il fait.

A Chantelle, on fait encore entrer à reculons dans l’étable une bête qui vient d’être achetée, afin qu’elle soit préservée des maladies contagieuses .

Le mauvais œil d’un voisin suffit pour enlever le lait des vaches d’un domaine .

Le bon œil (Jovin, Jucundus), est de bonne étrenne.

Peser la volaille en fait manquer la vente.

Dire le nombre de ses ruches leur porterait malheur.

Si dans une réunion, il se trouve un nombre impair, le dernier qui arrive peut devenir idiot.

Survivances. Nous avons énuméré un grand nombre de coutumes païennes qui se sont conservées, soit dans la pratique, soit dans l’esprit populaire, dans un travail publié dans le Politicon. Années 1901-1902 « Les traditions et les survivances de la Gaule centrale » (1).

Le soleil radieux, la roue se retrouve dans la grande rosace qui éclaire les pignons de nos cathédrales .

(1) Lyon. Jevain. In-40 de 25 p., tiré à 3o ex., fîg.

Nous l’avons retrouvé dans la roue que porte sur son épaule Hercule Og-mi, statuette façon née dans les officines de nos plasticiens gaulois de Toulon-sur-Allier (i). Cette forme solaire a formé le radical d’une multitude de mots français depuis ramage, jusqu’à rotonde.

Près du Montoncel est le Ré-de-Sol ; tout près de celui-ci est le Mont-Lune, ces trois montagnes partant d’un sol unique formaient comme un culte trinitaire primitif, puisque toutes les trois portent encore les traces d’un culte d’ordre supérieur.

La crosse de nos évêques est la survivance du bâton pastoral des textes sacrés.

Les Druides cueillaient le gui sacré sur les chênes à l’aide d’une faucille recourbée. Dans nos campagnes, la petite faucille à main, recourbée, s’appelle encore Gentillette, Gouyard, et le plus souvent, un Gwi.

Les deux grandes tours de nos basiliques chrétiennes, sont encore la tradition des pylônes qui précédaient les temples de l’Assyrie et de l’Égypte.

La tatouage a été pratiqué dès la plus haute antiquité et aussi par tous les peuples. Ne re-

( i) Nos collections.

monterait-il qu’à Ezéehiel, que déjà son antiquité serait recommandable « Tatoue p le Tau au front des hommes » (i). Et cependant Mo ïse avait défendu à son peuple de se faire des signes religieux sur le corps : « Et vous n’inciserez point votre chair, et ne ferez aucune marque d’écriture sur votre corps (2).

Le tatouage est une coutume qui se pratique encore dans toutes les provinces de France.

A Chantelle, on ne compte point par un jour, mais par nuits, comme au temps des Gaulois « Aneut -en-huit » ; de cette nuit en huit, c’est-àdire dans huit jours.

Presque tous les noms de nos fleuves et de nos rivières sont d’origine celtique.

Cher, de carus. Impétueux.

Sioule, de sicaula. Torrentueuse.

Les notes de musique sont celtiques.

Ut, racine du dieu suprême Theut.

RÉ, abrès. La guerre.

Mi, l’éloquence, à laquelle présidait Og-mi, le fondateur de Bi-Brax (Bibracte-Autun) .

PT, fax, flambeau. Planète de Vénus.

Sol, soleil, celt. Sol .

(1) Ezéehiel, au chap. vm, v. xxvm.

(2) Lévitique, ch. xix, v. xxvm.

La, luna, l’article La était article par excellence des Celtes.

Les Illuminés, qu’ils appartiennent à la secte des Rose-Croix, des Carbonari, des Francs- Maçons ou autres de cette espèce, ont une origine qui remonte aux Druides.

Le Barde inspiré a reçu le dépôt traditionnel des mystères bardiques, le Druide lui avait confié les secrètes doctrines du druidisme; les Druides ont disparu entraînant la dispersion des Bardes, mais quelque chose leur a survécu, ce sont les sorciers, et plus particulièrement ceux du Bourbonnais, car, trois collèges de Druides y avaient été établis, celui du Ré des-Ecoliers, celui de Chantelle édifié sur la place du Temple, et enfin celui' de Montphand, le Mons-fanis de l’antiquité.

àèàèÉèèèèààèàèèèêéààèèèàèè

Taupe. Une patte de taupe enveloppée dans un sachet, et suspendue au cou des entants, suffit pour les préserver du croup et autres maladies enfantiles.

Deux pattes de taupe portées en croix derrière le dos, procurent un bon numéro au conscrit .

Réduite en poussière par la dessication dans un four, la poudre de taupe rentre dans la composition des philtres et des charmes pour les maléfices; et mélangée dans certains breuvages, elle coupe les fièvres les plus invétérées.

Testament. Bien des personnes désireraient exprimer leurs dernières volontés avant leur mort. Mais elles craignent que la mort les surprenne après avoir fait leur testament.

Il ne faut point faite son testament ni même en concevoir le projet le jour des morts, car on mourrait dans la même semaine (Moulins, Yzeure, La Provence, l’He-de-hYance).

Le temps. Tonnerre, éclairs, etc. Si pendant que dure un éclair, on a le temps de baiser la terre, cet acte d’humilité a le pouvoir de délivrer une âme du purgatoire.

Beaucoup de maisons portent une croix au faîtage, à la cheminée, sur le toit, c’est une garantie contre la foudre.

A chaque éclair, beaucoup de personnes se signent ; d’autres allument le cierge bénit, aspergent leur maison avec de l’eau bénite, ailleurs se dit cette oraison :

« Christus rex gloria, vinit in pasé, Deus homo factus est, et verbum caro factus est. Christus régnât, Christus imperat ; ab omni malo nos deffendat amen » (i).

Saint-Abdon est invoqué dans tout le Bourbonnais pour être préservé de l’orage : « Saint-

(i) Histoire de Doyet. 2" éd. p. 104. F. Pérot. Observations atmosphériques observées en Bourbonnais depuis les temps anciens. Moulins, Auclaire, 1903. i n-8° de 90 p.

Abdon, souffre pour nous le tonnerre et que nous en soyons délivrés ».

Le vent qui souffle au moment de la messe des Rameaux sera celui qui dominera pendant toute l'année.

Terre de cimetière. Se dit de cette sorte de cancroïde qui se voit sur le visage des vieillards peu soucieux de la propreté ; ceux qui en sont affectés disent que ce sont la terre ou les fleurs de cimetière qui poussent sur leur figure.

Trésors. Découvrir un trésor porte toujours malheur; celui qui le découvre mourra dans l’année .

Au château de la Fin à Thiel est un tumulus au-dessus duquel croît un chêne très vigoureux; il ne devra jamais être arraché, car sous ses racines, couve un trésor composé de 25,ooo écus d’or; et celui qui tenterait de le prendre, mourra sur le champ.

Le souterrain de la Moutte à Lurcv-Lévy renferme un trésor. Un chevalier revenant des croisades ayant tenté de se le procurer, n’a jamais reparu de ce souterrain dans lequel il était entré.

Vendredi. Jour néfaste pour toutes les affaires que l’on délaisse ce jour-là.

Il ne faut jamais faire baptiser un enfant un vendredi, ni commencer les préliminaires d’un mariage, ni acheter une maison, ou une propriété ce jour.

Changer de chemise, ou bien étrenner un habillement le vendredi portent malheur.

Le souvenir du vendredi-saint est resté profondément gravé dans la mémoire des gens de campagne. Les bœufs ne sont jamais mis au joug surtout durant les offices. Ce jour est considéré comme étant un deuil gé- néral .

Toutes les grâces qui sont demandées le vendredi-saint à trois heures précises sont accordées .

Le Vent Foulet. Vent fou, qui dévaste les champs en éparpillant les gerbiers, les meules de paille, les javelles. Pour le conjurer, il faut réciter une certaine prière et couper un épi de blé au coup de trois heures du matin.

Verrues. Elles se traitent par l’herbe à la Claire (chélidoine) . D’autres font rougir une aiguille et la plongeant dans l’eau forte ils transpercent la verrue.

Mais, dans la campagne, celui qui a des verrues prend trois haricots rouges dans sa main gauche, puis il les jette dans un puits, allant à reculons et sans regarder en arrière. Le remède est infaillible...

La vie. Définition de la vie chez nos montagnards : La via , oué ren de tout...

Pour savoir si on vivra longtemps, il faut prendre une pièce de six blancs de Louis XV, la jeter dans un seau d’eau, elle fera autant de sauts avant d’arriver au fond, que la personne qui l’aura jetée, aura d’années à vivre.

Vielles et musettes (i). Si leurs jours sont comptés, néammoins elles ont encore de longues années à vivre.

Huriel fait parler toute seule cette peau de bouc. D’après H Lapaire, cet instrument serait l’antique Utricularium, dont parle Suétone au Chap. LIV, Vie des dou^e premiers empereurs.

La musette est plus douce que la cornemuse, son bourdon moins bruyant, on l’appelle aussi chevrette et pythaule.

Ce sont bien deux instruments chers au Bourbonnais, c’est la musique d’cheu nous.

Claude Allaux, Aubouet de Domérat, Gilbert Bonneau, Duballais, Débordes, Chéry et Masseret sont des vielleurs et des cornemusiers de marque, pouvant affronter dans les concours les morceaux les plus difficiles ; citons encore Bousset, Pierre Allard, Condoux, Larivaux et d'autres encore, lesquels, enthousiasmés de leur art, exécutent sentimentalement les plus beaux morceaux de leur répertoire, ét avec talent.

(i) Vient de paraître: Nouvelle méthode de musette par F. Débordes, joueur et professeur. Montluçon, Maugenest imp. 1896.

Malochet est un vielleur inimitable, hors concours, il va de pair avec Pacouret, le fin joueur de musette ; uniques en leur genre, ces deux inséparables font la paire. Ces deux artistes de Montluçon et de Viplaix se sont fait applaudir chaleureusement à Paris, à Clermont ; ils ne manquent point de divertir à Lyon, les réunions des Gars du Bourbonnais ; du reste, comment pourrait-on, décemment, danser la bourrée sans la vielle et la musette ?

Le père Machabée de Bourbon est un grand artiste en son genre, il est si enjoué, qu’il est appelé à trente lieues à la ronde, pour y sarvir les noces.

Fin iqo3, avait lieu à Boussac un grand concours de vielles et de musettes, le premier prix (soliste) a été attribué à Chassagne de Domérat, pour solo de cornemuse. Le premier prix de vielles et de musettes a été attribué au précédent et à Perchérancier de Bord- Saint-Georges, pour un duo.

Nos artistes abordent allègrement sur leurs instruments champêtres : Faust, La Traviata Mignon ; si le décor n’y manquait pas, ma foi, pour nous Bourbonnichons, ce serait si beau qu'à l'Opéra.

Le père Matagot de Saint-Pont était aussi :

adret d’sa corn’muse qu’o lesso malina sourcia.

Les vielles se fabriquent à Jenzat et à Charroux, non loin de Gannat ; Jenzat s’est spécialisé dans la vielle expédiée en Bretagne, laquelle diffère sensiblement de l’ancienne vielle bourbonnaise ; Charroux fabrique pour le pays et pour l’Auvergne : la visite de ces ateliers est très intéressante. Nous y avons vu des vielles, valant depuis 20 jusqu’à 3oo francs.

Tant, que vivront les Bourbonnichons et les Auvergnats, les vielles, les musettes et les cornemuses vivront aussi. Comment danser une bourrée sans elles : Fi donc! une bourrée au violon, ça mérite pas d'vivre (entendu à Ebreuil).

Villes anciennes disparues. Peu de provinces ont conservé comme la nôtre le souvenir traditionnel de grandes cités disparues.

Braire. Près de Cérilly, est une petite bourgade au milieu de l’immense forêt deTronçais. La tradition y conserve le souvenir d”une grande et opulente ville, dont les débris se trouvent dans toute l’étendue de la paroisse. Le diable ne serait point étranger à sa destruction ( 1 ) .

(1) Lasnier, Autour de la forêt, p. i5.

Cée, à Chassenard, ville antique aujourd’hui disparue. On y voit deux grandes nécropoles, celle des pauvres et celle des riches. Un temple à quatre colonnes portant un dôme dominait la vallée de la Loire (r).

Chalin^at . Aujourd'hui Chalignat, hameau dépendant de Saint-Bonnet-de-Rochefort. Nicolas de Nicolay, disait en 1 566, qu’en ce lieu de Chalinzat, « existoit une ville importante ».

Cordes. Cité gauloise, dans l’ancienne paroisse de Chateloy, réunie à Hérisson.

Cette cité dont on voyait encore les rues, les places et les ruines des monuments au temps de Nicolay n’est plus qu'un amas de pierres brisées par la culture. Au centre de la cité existait la Tour de Babylone, reconnaissable encore par une immense butte, couverte de broussailles. Caylus en a donné le plan (2).

La ville des Demandiers . C’est actuellement un amas de ruines informes au faîte d’une montagne de la commune de Laprugne ; tout près

(1) F. Pérot, Dissertation sur le nom primitif de la Loire, Autun, Dejussieu.

(2) Antiquités gauloises, etc. Tome III, p. 38o, 1 766.

est la Font-Reine, avec débris antiques, et le chemin des soldats.

École. Petite ville ruinée, réunie au IVIayetd’École. Saccagée et détruite par les Reitres,

après la sanglante bataille de Cognât, perdue

par les catholiques en i 56S. Ecole ne s’est jamais relevée.

Limoise. Simple bourg autour duquel se voient des remparts, des fossés et des voies antiques. Les habitants disent que leur bourg était une grande ville autrefois.

Néris. Célèbre station thermale. Néris, était après l’invasion romaine, l’une des grande cités de la Gaule, riche, opulente, avec des monuments ornés de statues, enrichis de marbres. Les anciens historiens disent qu’il fallait quatre heures à un bon marcheur pour en faire le tour (i).

Vichy. Le plan que nous possédons de Vichy antique, établi d’après les ruines des monuments découverts pour Rétablissement du Vichy moderne, fait supposer une ville de grande im-

(i) Caylus, op. cit., 1766. Tome IV, p. 367-370. Plan topographique. Moreau de Néris. Néris, capitale des Gaules. Paris, Leroux, 1902, grand in-8°, plans, figures, planches.

portance, et d’une étendue bien plus considérable que la ville actuelle.

Villefranche. Bourgade de 35o habitants. Son importance était très grande autrefois avec foires, franchises, courses de chevaux. Suivant l’abbé Boudant, la ville ancienne comptait de 12 a 1 5,ooo habitants (i).

Villejo. Ville d’Io, ou Io, en pleine forêt de T roncais. U ne très forte source alimentait la cité antique qui fut engloutie soudainement dans une vase boueuse qui en recouvre l’étendue.

Une autre tradition dit que la ville d'Io, aurait été anéantie et décimée à la suite d’une maladie pestilentielle qui aurait fait disparaître jusqu’au dernier habitant.

Sur ce territoire, gisent encore des débris antiques.

Les filles qui veulent se marier dans l’année vont planter des épingles sur les hautes herbes qui croissent autour de la fontaine de Villejo; si elles ne les retrouvent plus au bout d’un mois c'est qu’elles se marieront prochainement.

Le jour de Noël, on entend le son des cloches qui semblent sortir du lond du marais. Une semblable légende se rapporte à une ancienne

(i) Sainte-Thorette de Villefranche. Moulins, p. i5.

ville engloutie près de Villefranche (Rhône) (i).

Viplaix . Petite paroisse, laquelle se dit avoir survécu à la ville de Viplaix, elle fut donnée par Chilpéric Dr à l'abbaye de Saint-Denis.

Des courses de chevaux, s'y sont perpétuées depuis un temps immémorial.

Vitry. Ville gallo-romaine qui existait sur le territoire de Gontigny (2).

Des fûts de colonnes, des vases, des débris de toute nature se voyaient encore à la Révolution dans la plaine de Vitry, la voie romaine de Bourbon à Clermont, passait en cet endroit. Lieux dits : champ de la porte, champ de la famine, des quatre journées, de la bataille rue d’enfer, le fossé du mauvais pas, champ du roi, le pontperdu, la ville franche, l’égrigne, la côte de la justice.

Voie l actée. Cette lueur blanche serait suivant les habitants de la campagne, le lait de la Sainte-Vierge qui a coulé cie ses seins, dès que l’Enfant-Jésus n’a plus voulu téter et qui s’est répandu dans le ciel.

(1) Savoye. Le Beaujolais préhistorique .

(2) F. Pérot, Histoire de Contigny, Moulins, C. Leblond, in-S0, 1902, p. 14, 20.

Les yeux. Les empiriques de tout temps se sont emparés des diverses affections de ces organes ; dans beaucoup de fontaines sacrées, on y trouve des ex-voto, portant un ou deux yeux (musée de Dijon).

Certains guérisseurs de campagne se sont fait une spécialité pour les maux d'yeux, qu’ils guérissent par des prières, des attouchements, des insufflations et des compresses d’une eau composée par eux.

Pour guérir de l’orgelet, ils piquent neuf fois l’orgelet avec une glume de grain d’orge en disant : fuis, fuis, l’orge se passerait ». Les Gaulois ne faisaient pas autrement.

Le coup d’air disparaît en passant sur les yeux enflammés, un œuf chaud, venant d’être pondu.

Nous préparons un travail très important, sur : l 'oculistique depuis les temps les plus reculés jusqié à nos jours. Cette longue étude nous a fourni l’occasion de constater que les empiriques ont. tenu les affections des yeux dans leur plus grand domaine; il n’est pas de maladies qui aient eu autant de guérisseurs faux ou sincères.

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