‹ Fonctionnement d'un sanatorium privé type aux États-Unis: Le "Trudeau Sanatorium"Chapitre 20 sur 22 · TRAITEMENTS ACCESSOIRES · texte numérisé non relu

TRAITEMENTS ACCESSOIRES

À. Pneumothorax artificiel.— C'est une rareté à Trudeau, vu la catégorie des malades qui y est admise : cela explique l’extrême prudence avec laquelle on opère.

Il ne peut être effectué que sur ordre écrit du médecin résident et du directeur médical (D' Brown) ou du D" Baldwin, et avec l'approbation d’au moins deux autres médecins.

Une pression de plus de 4 ne peut être employée sans le consentement écrit d’au moins l’une de ces trois autorités.

La première opération est faite par le premier assistant, en présence d’un de ses collègues : les insufflations suivantes sont réparties entre les assistants. Le traitement impose le séjour à l’infirmerie. Il est réservé aux hémorragies graves et aux lésions unilatérales.

B. Rayons ultra-violets. — D'un effet plus constant sur les complications laryngées, ils ne sont employés que d’une façon très prudente dans la tuberculose pulmonaire ; où ils agissent, semble-t-il, comme stimulant tonique dans des cas favorables.

On n'y recourt jamais quand il y a pleurésie, crachats striés, etc.

Chaque cas est envisagé en lui-même, car de deux

cas pratiquement semblables l’un est amélioré et chez l’autre le traitement réveille des symptômes endormis : pouls, température, crachats striés, pleurésie.. Un tableau technique progressif a été dressé quant aux temps, distances, surfaces exposées, dont il est tenu compte plus ou moins rigoureusement selon les réactions du patient. Tous ces détails de procédure et les symptômes éprouvés sont inscrits par le malade sur sa feuille journalière, et par le médecin au dossier.

La progression achevée on interrompt pour deux ou trois semaines et l’on reprend par le début.

La lampe employée est du type ordinaire des lampes à quartz à vapeurs de mercure Copper Hewitt.

Le traitement est fait à l’infirmerie, dans une salle spéciale, par une infirmière, sur les indications du médecin.

Sans que les résultats soient bien probants, les lampes à quartz se sont multipliées dans la ville de Saranac-Lake d’une façon extraordinaire : l’on en compte actuellement environ 400.

Pour le traitement de la tuberculose laryngée, le Dr L. Adams (actuellement premier assistant de Trudeau) a imaginé un cornet métallique avec miroir à angle fixe à sa petile extrémité, que le malade maintient lui-même dans sa bouche. Il repère son épiglotte devant une glace et oriente les rayons de la lampe ; mais la position est difficile et pénible à conserver dans l’immobilité. Les expériences n'étant qu’à leur début, les résultats ne sont pas connus.

C. Tuberculine thérapeutique. — Elle est réservée aux cas restés stationnaires longtemps et n'est faite que sur la demande du malade. Au vrai, cette thérapeutique est exceptionnelle à Trudeau.

Elle semble agir comme tonique.

Le dosage est déterminé par les réactions du patient. Un tableau logarithmique en forme de colonnes indique la progression à suivre.

On suit en général une colonne dont la dose initiale est de 10 centigrammes de la solution A T au 1/100.000, et en 8 injections on atteint le centimètre cube.

A partir de là on recommence la même progression mais avec une solution dix fois plus forte, etc.

Technique, doses, variété de tuberculine, symptômes sont consignés sur un livret de tuberculine spécial, remis à la statistique, et sur les feuilles du malade.

Les réactions constitutionnelles sont rapportées au médecin résident.

D. Auto-vaccins.— Traitement exceptionnel à Trudeau.

L'injection est faite sous-cutanée.

La dose de début est de 10 à 50 millions de bacilles.

Les réponses de malade déterminent la progression à suivre.

Les injections se font à deux ou quatre jours d’in-

tervalle.

Procédure, symptômes inscrits sur les feuilles du

malade.

E. Lactate de calcium. — Dans les hémorragies.

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