‹ Fonctionnement d'un sanatorium privé type aux États-Unis: Le "Trudeau Sanatorium"Chapitre 7 sur 22 · ES · texte numérisé non relu

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Ba 14 Le petite bibliothèque et du phonographe, meuble national.

Elle est chauffée à la vapeur, mais possède en outre une cheminée où l’on peut, aux jours trop froids, brûler des bûches. Naturellement, l'éclairage est électrique.

Sur cette salle s'ouvrent toutes les chambres, meublées d’une toilette, de chaises, d’un bahut à linge, mais dénuées de lits, car, l’on s'habille et se déshabille dans la chambre, mais on dort sur la véranda.

Les chambres donnent sur les deux vérandas symétriques,couvertes et protégées des vents,neiges, pluies et soleil, où se trouvent lit pour la nuit, chaise-longue pour le jour. Enfin des cabinets de toilette, des water-closets, une baignoire complètent le confort. La cave contient l'appareil de chauffage central.

Le bâtiment principal. — Au centre du Sanatorium s’élève le bâtiment principal,en belles pierres, entouré, lui aussi, de sa véranda, où les chaiseslongues attendent les amateurs de sieste. Les malades y trouvent leur salleà manger et leur salon au rez-de-chaussée. Au premier étage travaillent et habitent les membres du personnel administratif ; au second logent d'anciens malades, qui prolongent leur séjour en remplissant un léger emploi, en des chambres pourvues de vérandas-balcons individuelles. La salle à manger est immense, car tous les habitants du Sanatorium, médecins et infirmières

compris — excepté toutefois les membres du personnel médical qui ont un ménage, et le personnel infirmier de l’infirmerie — y doivent trouver place. De très hautes fenêtres ajourent deux de ses cloisons. Le soir, la lumière électrique lui est réfléchie du plafond blanc en lueur douce. Une température modérée y est ménagée aux heures de repas. Une quinzaine de tables y groupent les hôtes selon leurs affinités ; une gaîté constante y règne, prouvée par le ton haut des babils, les chants en sourdine el les rires sonores. Le service y estfait, de la cuisine attenante, en grande partie par des malades en état de santé suffisante.

Le salon attire par son piano, son phonographe, ses tables de jeu, ses divans les petites réunions électives au sortir des repas.

Le bâtiment médical et le pavillon de

réception. — Tout auprès se dresse un vaste bâtiment à deux fins. Son rez-de-chausée constitue le Pavilon de Réception, destiné aux malades tenus en observation pendant la semaine qui suit leur entrée.

Outre leshuit chambres de malades entourées d'une véranda commune, on y trouve une chambre d'infirmière, un salon, des salles de bain et cabineis de toilette, un bureau. Le premier étage est en grande partie occupé par les salles d'examen : examen général, laryngoscopie, etc., flanquées de vestiaires pour les deux sexes, une salle de traitement. On y rencontre ensuite, d’un côté : la pharmacie, la dentisterie où un dentiste à demeure donne ses soins aux

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malades, la bibliothèque médicale, les bureaux du médecin résident et de ses adjoints; de l’autre les deux salles du laboratoire.

Le sous-sol est réservé à l'installation des rayons X.

L'infirmerie. — C’est un grand bâtiment un peu isolé et autonome. Il se compose d’un corps pour la salle à manger et le salon des infirmières, la cuisine et sa dépense, la pelite pharmacie, la salle des rayons ultra-violets; et de deux grandes ailes contenant chacune huit chambres de malades avec une véranda commune, une chambre d’infirmière, une salle de bain, une lingerie, des water-closets, un cabinet de toilette.

Les infirmières y sont à demeure, même aux repas, qui leur sont préparés dans leur cuisine spéciale, en même temps que les régimes des malades.

Deux visites médicales y sont faites chaque jour : le matin par le médecin résident, le soir par l’un de ses assistants.

Un second bâtiment, relié à l'infirmerie par un passage couvert, est réservé aux membres du personnel alités. |

Le pavillon des infirmières. — Un peu éloigné de l’agglomération des cottages, c’est un beau pawvillon qui regarde la vallée de Saranac. Chaque chambre y possède sa véranda. Les chambres de la surintendante des infirmières occupent toute l'aile du Nord. Le rez-de-chaussée est constitué par une immense salle de réunion. C’est là que les médecins et spécialistes instructeurs viennent donner leurs cours

aux candidates au diplôme d’ « infirmière du sanatorium Trudeau ».

L'atelier. — Vaste construction, où les malades en état de santé suffisante trouvent une occupation manuelle. Dans la plus grande des deux salles sont aménagés des établis de menuiserie, le nécessaire pour les travaux de vannerie, etc. ; dans l’autre s'installent les joailliers et horlogers amateurs. Deux plus petites pièces, où l’on accède par un escalier, sont réservées aux ouvrages de dessin, gravure, enluminure, reliure, etc.

Le pavillon de récréation. — Des sièges nombreux y attendent les spectateurs des diverlissements donnés sur la petite scène théâtrale ménagée au fond. Les malades y trouvent encore des jeux : billards, cartes, etc.

Le bâtiment des employés. — Parmi lesquels on compte d'anciens malades qui, pour prolonger leur séjour, ont demandé un léger emploi rétribué ou non.

La bibliothèque. — Où des centaines de volumes et les principales revues sont à la disposition des malades. Dans le même bâtiment le personnel affecté à la « Statistique » a établi son bureau.

La chapelle. — Pittoresque construction de bois, où les divers cultes font alterner leurs offices.

Les logements particuliers du médecin résident, du surintendant, des spécialistes de la Radio-

logie et de la Bactériologie.

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Le bureau de poste. — Car depuis quelques années le Sanatorium a son bureau spécial.

La buanderie. — Où l’ingéniosité mécanique américaine s’est exercée à restreindre au minimum les manipulations du linge.

Les écuries et remises. — Car plusieurs chevaux sont nécessaires aux travaux intérieurs du sanatorium : transports de bois, voirie, etc.

Les étables à moutons, à lapins etc., pour les animaux d'expérience.

La chauffage à la vapeur est individuel pour chaque bâtiment ; le coût en est énorme.

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