DESCRIPTION DU SANATORIUM TRUDEAU
Le site. — Son altitude de 1.600 pieds et le climat froid des Adirondacks donnent au Sanatorium Trudeau l'avantage d'un air sec et stimulant. Sa position à mi-flanc de colline, dans un pays très accidenté, ouvre à ses vérandas et à mille points de la route privée qui le traverse et des sentiers qui le sillonnent, sur les montagnes environnantes et la sinueuse rivière de Saranac, qui coule à ses pieds, des perspectives attrayantes, favorables, sans nul doute, au baromètre moral de ses hôtes. !1 fait face au sud et à l’est. Il évite les brouillards par sa situation haute. Il est bien protégé, sans leur être complétement fermé, des vents dominants par les collines d’alentour et leurs arbres toujours feuillus. Il est éloigné de tout centre urbain (Saranac Lake en est distant d'un mille et, ville de cure elle-même, elle offre toute les qualités hygiéniques désirables). La
fumée des traine s'exhale au loin ; la route publique passe à distance ; l’eau potable y est abondante, et la végétation très riche du site prévient les poussières.
Les cottages. — Très espacés, les cottages, au nombre de 25, bordent sur un demi-mille environ sa route privée, ou s’échelonnent de chaque côté sur la pente du côteau. Ce système inauguré par Trudeau, de.petlits logements pour deux ou quatre personbes est, sans doute, le plus coûteux, mais incontestablement le meilleur. Leurs hôtes y vivent au calme, loin des réunions nombreuses et de leurs excitations, et trouvent, sur leurs vérandas particulières, un repos plus parfait. Nul doute non plus qu'il ne soit plus aisé d'assembler quatre malades qui sympathisent qu'un nombre plus considérable, et cela n’est pas sans importance dans une instilution qui, malgré la commune modicité de leur fortune, groupe des gens d'éducation très différente.
D'ailleurs, les infractions aux règles d'hygiène y sont plus facilement rapportées au vrai coupable, et l’exiguïté du local facilite sa ventilation.
Le cottage, d'apparence coquelle, très appropriée aux caractères du site, est sur cave et d’un seul élage, en général construit en bois, sauf la substructure qui est en pierre et très haute. Un escalier d’une dizaine de marches y donne accès.
On entre dans une vaste pièce, commune à tous les hôtes, munie de divans et fauteuils à bascule, d’une
CRAMBRE