‹ Fonctionnement d'une Consultation de Stérilité: Travail de la Consultation de l'École de PuéricultureChapitre 61 sur 84 · Dosages biologiques · texte numérisé non relu

Dosages biologiques

On dose par cette méthode :

a) Les gonadotropes urinaires.

D’après Becrere, dont l’opinion a été confirmée par les travaux d’ Amour, le dosage des gonadotropes urinaires au quatorzième jour du cycle aurait une signification au sujet du fonctionnement de l’hypophyse. On pourrait porter ainsi un diagnostic d’hyper ou d’hypofonctionnement hypophysaire.

D'après le Professeur JAYLE, ce dosage, entaché d’erreur, n’aurait aucune valeur et on ne pourrait en tirer aucune conclusion utile.

Nous n’entrerons donc pas dans le détail d’une méthode que l’on ne pratique pas dans le service.

b) La folliculine.

Son dosage dans le sang aurait un intérêt bien plus grand que son dosage dans l’urine, mais le taux trop faible de l’hormone sanguine ne permet malheureusement pas des mesures précises. On dose donc la folliculine urinaire. C’est actuellement le dosage le plus intéressant pour la clinique, mais on ne peut en tirer des renseigne-" ments qui aient quelque valeur qu’à la condition de le répéter en série. Son inconvénient est de nécessiter une animalerie importante et un personnel entraîné.

Il existe plusieurs techniques de dosages biologiques de la folliculine, qui diffèrent par le test d’action de l’hormone. Les deux plus employées sont les suivantes :

— Méthode basée sur la kératinisation des cellules vaginales de la rate castrée.

Avantages : ne nécessite qu’un nombre d’animaux assez restreint ; technique facile.

Inconvénients : les résultats ne sont connus qu’au bout de trois ou quatre jours. Les chiffres obtenus sont moins précis qu'avec la méthode suivante. C’est la technique employée au laboratoire du service. Entre les mains de personnes exercées, elle donne des résultats intéressants et permet d’affirmer l’hyper ou l’hypofolliculinie urinaire.

— Méthode basée sur l’augmentation du poids de l’utérus de souris impubères.

Avantages : chiffres précis au bout de quelques heures seulement.

Inconvénients : nécessite une animalerie très importante. Le laboratoire doit pouvoir disposer à tout moment d’un lot d’au moins dix souris impubères, c’est-à-dire de dix-neuf jours environ. Cela Vip un élevage de 3.000. à 6.000 animaux.

Pour détails d’ élevage et de technique, se rapporter au Journal de Pharmacie et de Chimie, 10 janvier 1933, art. d’André GIRARD.

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