‹ Fonctionnement d'une Consultation de Stérilité: Travail de la Consultation de l'École de PuéricultureChapitre 62 sur 84 · Dosages chimiques · texte numérisé non relu

Dosages chimiques

a) Folliculine.

On utilise le dosage colorimétrique de la folliculine urinaire à l’électrophotomètre de MEUNIER, mis au point par JAYLE, Crepy et Jupas (pour détails de techniques se rapporter à l’article de Jayze, Crepy et Jupas, publié dans le . Bulletin de la Société de Chimie biologique, tome xxv, juillet-septembre 1943, n° 79, p. 301-308).

Cette méthode n’est valable que pour les urines renfermant plus de 500 grammes de folliculine par litre. Audessous de cette quantité, elle ne fournit qu’un ordre de grandeur. Celui-ci permet seulement de différencier les hyperfolliculinuries de la folliculinurie normale qui ne . dépasse pas 200 gammas en vingt-quatre heures. Il sem- . . ble bien qu’au cours du cycle d’une femme normale, il se produïse aux environs du quatorzième jour, un clocher de la courbe de la folliculinurie, mais ce clocher est très fugace, et il faudrait répéter les dosages tous les deux jours au cours du cycle, pour être sûr de ne pas passer à côté. Ce dosage, bien que dix fois plus sensible que tout autre connu à ce jour, est donc inutilisable en pratique courante.

b) Progestérone.

Bien plus intéressant est le dosage de la progestérone urinaire par la méthode de JAvLe.

Il s’agit plus exactement de l’évaluation colorimétrique du prægnandiol glycuronate urinaire (article de JAyLe, Crery et Wozr dans le Bulletin de la Société de Chimie Biologique, tome xxv, juillet-septembre 1943, n° 79, p. 309-317). Grâce à cette méthode, beaucoup plus sensible et plus précise que la méthode VENNING, on pourrait évaluer le fonctionnement du corps jaune au moyen de deux dosages comparatifs pratiqués, l’un au cours de la phase folliculinique, l’autre au cours de la phase lutéïnique du - cycle.

En conclusion, actuellement, l’on peut dire que le seul élément d’utilité appréciable qu’apporte le laboratoire de chimie biologique au diagnostic et au traitement de la stérilité, est le dosage du prœgnandiol urinaire qui renseigne sur le fonctionnement du corps jaune. Si l’on dispose d’animaux en nombre suffisant, le dosage biologique de la folliculine urinaire permettra de déceler une hyper ou hypofolliculinie.

Or, ces renseignements nous sont donnés à bien moins de frais par l’examen au microscope des biopsies d’endomètre.

Avant d’entrer dans la pratique courante, les dosages chimiques ou biologiques ont besoin, d’une part, d’être simplifiés, et d’autre part, d’être rendus plus précis.

Un jour viendra peut-être où l’on pourra doser la folliculine et la progestérone urinaires aussi facilement que l’on dose la glycosurie.

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