‹ Fonctionnement de la Clinique Tarnier en 1925Chapitre 35 sur 40 · TARNIER (PRÉSIDENTE : MADAME BRINDEAU · texte numérisé non relu

TARNIER (PRÉSIDENTE : MADAME BRINDEAU

Reconnu d'utilité publique par décret du 24 janvier 1926

L'Œuvre, dite l’Appui maternel auprès de la Clinique Tarnier, a été fondée en 1923, dans le but d’annexer à la Clinique une œuvre permanente d'assistance sociale et de lutter contre la mortalité infantile.

Cette œuvre, purement privée, fonctionne comme une

vaste organisation de solidarité sociale d'où se trouve bannie

toute étiquette de charité et de pitié. Les dames du monde qui.

consacrent leurs loisirs à la bonne marche de l’Appui mater-

nel, n ‘obéissent à rien d'autre qu’au sentiment noble et spon-

tané de la générosité de cœur pour soulager ka misères sur

lesquelles elles se penchent. ?

C'est dire que l’Œuvre, d'un caractère absolument désin-

téressé et disposant en outre de moyens singulièrement éten-

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dus, rend de précieux services auxquels ne saurait prétendre un organisme officiel.

Voici, en quelques lignes, quel est le but de l’Appui maternel

2°) Indiquer aux mères nécessiteuses, aux mères de fala mère nécessiteuse quitte son foyer et cesse de travailler pour venir accoucher à l'hôpital (placement des autres enfants bien portants.ou malades, paiement des mois de nourrice, du loyer, secours à des parents âgés, au mari infirme ou malade, etc.).

2°) D'indiquer aux mères nécessileuses, aux mères de familles nombreuses, aux mères abandonnées, les secours qu'elles peuvent obtenir de l'Etat, du département, des bureaux de bienfaisance et des œuvres privées ; les visiteuses

effectuant pour les mères les demandes et les démarches que

celles-ci sont incapables de faire.

3°) Démontrer aux femmes la nécessité de l'allaitement maternel, leur expliquer l'utilité des consultations de nourrissons et les encourager à y assister par la distribution de primes ; empêcher par tous les moyens possibles l'abandon des enfants (placement des mères avec leur enfant, séjours dans les asiles maternels, aide pécuniaire, adoption).

4°) Eviter la mise en nourrice ou tout au moins Ja retarder jusqu’à ce que le poids et l’état de santé de l'enfant rendent le placement moins dangereux.

5°) Surveiller les nourrissons placés par ses soins à la campagne. |

6°) Expliquer aux familles la nécessité de séparer les nouveau-nés de leurs parents atteints d’affections contagieuses

(tuberculose) et leur faciliter cette séparation.

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