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L’Appui maternel prénatal secourt les femmes enceintes à domicile si elles doivent rester dans leur foyer et facilite le placement des femmes abandonnées dans les asiles, tels que l’Allaitement maternel ou l’Asile de Ste-Madeleine. De plus, les enfants dont l’entourage ne peut assurer la garde pendant ce temps, sont placés par ses soins.
À cet effet, une école d'infirmières, située boulevard Raspail,
fournit à l'OŒuvre une monitrice qui est chargée des enquê-
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tes à domicile et des infirmières stagiaires qui vont aux nouvelles lorsqu'un nourisson est resté plus de quinze jours sans avoir été amené à la consultation.
Tous les lundis, les dames de l'OEuvre se mettent en rapport avec les femmes nouvellement arrivées et prennent immédiatement les dispositions nécessaires pour mettre en œuvre les “ différents moyens d’action de l’Appui maternel, dont relèvent
les besoins divers de ces femmes.
L'Appui maternel post-natal s'occupe des femmés accouchées ou opérées à la Clinique. Lorsqu'une fille-mère veut abandonner son enfant, l’Appui maternel obtient des convalescences très longues, soit à la Maison maternelle de Saiïnt-
- Maurice, soit à l’Allaitement maternel, soit à la Charité ma-
iernelle de Glisolles, soit à la Pouponnière de Bourdigal, soit
dans d’autres asiles, Ces longues convalescences présentent
Le. l'avantage très appréciable d’attacher les mères à leur enfant
4 44 et c’est ainsi qu’elles conservent leur petit ; on évite de cette
js façon l'abandon à l’Assistance publique et ses résultats désastreux ; la mortalité au Dépôt est très élevée partirulièrement
Re dans les mois d'été (95 % environ).
Pour arriver à ce but qu'il faut atteindre à tout prit ouest
naturellement nécessaire d’accompagner les bonnes paroles
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, . . | . ., d'arguments sinon plus persuasifs, du moins plus positifs, tels que secours en espèces et dons de toute nature ; c’est là que portent leurs fruits la solidarité qui règne au sein de l’œuvre
et les relations puissantes de ses membres.
L'Appui maternel s'occupe aussi du mari, des autres enfants, en un mot cherche à tirer la famille d'embarras ; lorsque la femme rentre au foyer, on rétablit le bien-être chez elle.
L’Appui maternel s'occupe des femmes abandonnées, des femmes seules, veuves ou divorcées, et, lorsque le cas se présente, vient en aide aux maris délaissés ; c’est l’objet du rayon
d’Appui paternel que l’OŒuvre s’est annexé plus récemment.
Les consultations de nourrissons, qui ont lieu à la Clinique
Tarnier trois fois par semaine, sont suivies par les dames de l'OŒuvre et leurs infirmières qui se prodiguent auprès des ‘jeunes mères inexpérimentées et leur expliquent, avec force détails, la façon de suivre les instructions du médecin consultant. Des distributions de layettes et de vêtements chauds
complètent l’action bienfaisante de ces consultations.
- Pour les nouveau-nés que les jeunes mères ne peuvent nour- -rir elles-mêmes, l’Appui maternel dispose de deux centres de nourrissons, lun à Longué (M.-et-L.), l’autre à Palaiseau (S.-et-O.), qui rendent des services considérables, sans grever le budget de l’OŒEuvre, puisque leur création et leur organisation résultent, comme pour l’œuvre elle-même, d’une génereuse initiative privée dont le mérite revient au Docteur et à Mme Boussin, pour Longué, ct au Docteur Fontaine, pour
Palaiseau.