‹ Fond de cantineChapitre 5 sur 19 · LOUANGE · texte numérisé non relu

LOUANGE

Les soldats d'outre-mer sombraient dans la

bagarre Où la femme assommait leurs incultes désirs A la côte de France ils abordaient barbares Mais ils mouraient le soir touchés par nos

plaisirs.

O France inaltérable en tes excès sévères

Une étreinte interrogante extrême et sans peur

Aiguisait tes soldats pour les défis austères.

Guerre ils ont su goûter ta moins suave douleur.

Françaises acharnées, vous profondes complices

Des transes de nos cœurs et des blêmes délices

De nos corps déployés par l'amour et la mort

Laissez-les s'arracher en un dernier transport.

Ah, rappelons toujours les adieux à Verdun De cette armée d'amants qui mourut assouvie Non flétrie de regrets mais léguant à la vie Le désir des Français, ô subtil goût humain.

BLOCKNOTES

Et je suis à la guerre méditant la grandeur J'ai bouclé le harnais en travers de mon

cœur Entre moi et Paris les barrages s'écroulent Hors de moi gravement mes jours s'en vont

en foule

Je t'ai donné patrie la dîme de ma vie

Sa lettre

au suppliant parfum Soudain saisi aux reins par des mains

Je sécherai ma chair au soleil

J'ai refermé mes livres et découvert mon âme

mon âme se délivre qui retiendra mon âme

Parfum doucereux des jours heureux

Bah quelle femme sut mourir

en souvenir

de l'idée

dont est décédé

un homme

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