LE DOYEN DE LÀ FACULTÉ DE MÉDECINE
A M. AÜDIBRAN.
MONSIEUR
Vous m’avez fait l’honneur de m’écrire pour me donner connaissance de la réclamation, très-fondée à mon avis, que vous avez adressée à M. le Procureur du Roi, pour le prier de poursuivre, conformément aux dispositions de la loi du 19 ventôse an XI, tous les Dentistes qui exercent à Paris sans titre légal. Cette réclamation, signée par les principaux Dentistes, m’a paru trop juste dans son objet pour que je ne me sois pas fait un devoir de m’y associer, en l’appuyant auprès de M. le Procureur du Roi.
J’ai écrit à ce magistrat pour le prier de vouloir
bien donner à cette affaire, qui intéresse l’art de guérir en général et la dignité de votre corps eu particulier, toute son attention et une prompte solution.
Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération la plus distinguée.
Le Doyen de la Faculté,