PROCÈS DES DENTISTES
Après que la plainte fut portée, le corps des Dentistes s’inquiétait si elle serait prise en considération par M. le Procureur du Roi, et cependant il importait à tous qu’elle eût le résultat que l’on désirait si ardemment, et en vue duquel elle avait été faite.
Craignant avec raison que le Procureur du Roi ne prît pas l’initiative des poursuites contre les individus qui lui étaient signalés comme prenant le titre de Dentiste, qu’ils faisaient précéder de
celui de Médecin en abrégé, M.n; après avoir
consulté et pris l’avis des premiers jurisconsultes de Paris et celui de nos avocats MM. Chamaillard et Paillet, il fut résolu qu’on emploierait la citation directe. Mais comme il suffisait de faire décider par les tribunaux le principe méconnu, on se borna à mettre en cause quatre des prétendus Dentistes qui faisaient le plus de charlatanisme et com-
promettaient le plus gravement la profession dont ils avaient usurpé l’exercice. En conséquence, on fit choix des sieurs Rogers, Rubech, Aimé et Paul- Simon.