L’INSTRUCTION PUBLIQUE
taris, ce 28 décembre 1846.
A R ABDIBRAN.
MONSIEUR
J’ai reçu la lëltre que vous liravez adressée, de concert avec plusieurs Dentistes de Paris, vos confrères, et qui a pour objet de faire introduire dans la loi projetée sur l’exercice de là médecine des dispositions spéciales à votre profession.
l’apprécie, Monsieur, les considérations dévelop-
pées dans celte lettre, et vous pouvez être persuadé qu’il en sera tenu compte en temps utile.
Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.
- Le Ministre de l’Instruction publique, Grand-Maître de l’Université,
Comte de SALYANDY.
La réponse que l’on vient de lire, et qu’a daigné faire M. le Ministre à la supplique qui lui a é'.é présentée par le corps des Dentistes, est une nouvelle preuve de l’intérêt qu’il porte h tous les arts et à toutes les sciences.
Les Dentistes diplômés doivent donc maintenant espérer de voir sortir bientôt leur profession de l’état déplorable où elle est tombée par le fait de l’ignorance et du charlatanisme de ceux qui s’en sont emparés. Grâces en soient donc rendues à M. le comte de Salvandy, et consignons ici pour ce digne Ministre l’expression de notre vivq reconnaissance !